L'amour
et la non violence
seules solutions
pour l'avenir
de l'humanité.
La religion
des religions
doit être celle
des Droits
de l'Homme
Autrefois le Congrès de Vienne s'amusait (Talleyrand)
Aujourd'hui, Le G8 se divertit !
2 heures de football; les S.D.F. et mourants de faim, attendront !
source de la photo: http://www.zerohedge.com/news/g-8-caption-contest
Rien de plus utile et de plus urgent à faire durant un G8 !?
Gouverner, c'est prévoir !!!
Des solutions existent, mais elles ne sont, sans doute, pas d'actualité, pour nos représentants. Et peut être que les citoyens ne sont pas encore suffisamment accablés pour refuser d'élire nos "mauvais bergers".
Par exemple, des solutions humanitaristes : le Paradism : http://www.earthpeopleorg.org/
Lettre ouverte de Michel Antona à Monsieur le Député Rudy Salles
Ma lettre à Monsieur le Député Rudy Salles
Le 23 avril 2012
Monsieur le Député Rudy Salles
Suite à vos propos concernant les Témoins de Jéhovah, sur la chaîne publique FR3 (info Alpes, rubrique Société) diffusée le 16 avril 2012, je me permets, à titre personnel, de vous interpeller
publiquement par cette lettre ouverte.
En effet lors de cette interview vous avez déclaré :
« Les Témoins de Jéhovah sont reconnus comme secte dans le rapport de l'Assemblée Nationale de 1995... »
A ce sujet, permettez moi de vous rappeler M le Député que :
1: Ce rapport n'a aucune valeur normative, et donc aucune valeur juridique !!!
2: Entre temps, les Témoins de Jéhovah ont obtenu le statut cultuel !!!
La décision jurisprudentielle du Conseil d’État du 23 juin 2000 fait que depuis près de 10 ans, les différentes cours administratives de notre Pays, ont octroyé le statut cultuel, à la quasi
totalité des associations locales, ou nationales, des Témoins de Jéhovah.
Vous n’êtes certainement pas sans savoir, Monsieur le Député, que l'obtention du statut cultuel, indique, que pour la plus haute juridiction administrative de notre pays, les Témoins de Jéhovah
de France ne créent pas de troubles à l'ordre public, car si tel était le cas, le statut cultuel ne leur aurait pas été accordé.
3:Le 30 Juin dernier, notre pays a subi un sérieux rappel à l'ordre de la part de la Cour Européenne des Droit de l’Homme dans l'affaire :
« Témoins de Jéhovah contre France »
Dans cette affaire non seulement la CEDH à lourdement sanctionné notre pays mais qui plus est,
la Cour a également rappelé que :
« sauf dans des cas très exceptionnels, le droit à la liberté de religion tel que l'entend la Convention exclut toute appréciation de la part de l'État sur la légitimité des croyances religieuses
ou sur les modalités d'expression de celles-ci (…) » (§ 48). Elle souligne « que le libre exercice du droit à la liberté de religion des Témoins de Jéhovah est protégé par l'article 9 de la
Convention (…). » (§ 50). La Cour relève en particulier : « Un refus de reconnaissance d'une association religieuse, la dissolution de celle-ci, l'emploi de termes péjoratifs à l'égard d'un
mouvement religieux constituent des exemples d'ingérence dans le droit garanti par l'article 9 de la Convention (...) à l'égard de la communauté elle-même mais également de ses membres. »
Vous avez également déclaré Monsieur le Député :
« Ils sont poursuivis par les tribunaux à chaque fois qu'ils enfreignent la loi .
Par exemple, le fait d’empêcher les transfusions sanguines, c'est non-assistance à personne en danger : on peut poursuivre devant les tribunaux ».
Il me semble Monsieur le Député que vos déclarations sur ce sujet n'émanent pas des lois de notre République, car le 16 août 2002 le Conseil d'état à déclaré que :
Le refus de la transfusion sanguine était, je cite, « un droit fondamental ».
A titre de curiosité, pourriez-vous nous citer un seul cas, depuis cette date, où vous auriez attaqué et fait condamner un citoyen français pour avoir refusé une transfusion sanguine ?
Vous avez également déclaré, Monsieur le Député :
« S'il y a captation d'héritage, c'est aussi contraire à la loi :on peut poursuivre devant les tribunaux ».
Pourriez-vous là encore, Mr le Député, nous citer un seul cas, depuis plus de 100 ans de présence des Témoins de Jéhovah dans notre pays, où les Témoins de Jéhovah auraient été poursuivis et
condamnés devant les tribunaux pour captation d’héritage.
Enfin, vous avez également déclaré, Monsieur le Député :
« Les sectes sont toujours constituées en associations, généralement d’ailleurs ce qui se passe,vous avez une association mère qui en principe a assez peu d'activité et avec un certain nombre de
satellites tout autour, qui eux mènent des activités souvent qui sont réprouvées par la loi... »
Là encore, Monsieur le Député, il semble que vos propos ne soient, au mieux,qu' un amalgame et une propagande indigne d'un élu de la République, ou au pire, des propos totalement discriminatoires
à l'encontre de plusieurs dizaines de milliers de citoyens français Témoins de Jéhovah.
Vos propos à l'encontre des Témoins de Jéhovah de France étant d'une extrême gravité, je vous demande, soit de prouver vos assertions, et auquel cas je me retirerai des Témoins de Jéhovah, soit ,
si vous ne pouvez pas le faire, de démissionner de votre poste de Député pour vos propos absolument insupportables, inacceptables et indignes, de la part d'une personne qui prétendrait servir le
peuple français, tout en jetant l'ostracisme sur une minorité religieuse de notre Pays.
Dans l'attente de votre réponse,
Cordialement,
Michel Antona
Je commenterais uniquement par le rappel que la France, et ces représentants, prétendent être le pays des droits de l'Homme !
Voyons de près :
Article premier
Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.
Article 7
Tous sont égaux devant la loi et ont droit sans distinction à une égale protection de la loi. Tous ont droit à une protection égale contre toute discrimination qui violerait la présente Déclaration et contre toute provocation à une telle discrimination.
Article 18
Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu'en privé, par l'enseignement, les pratiques, le culte et l'accomplissement des rites.
Article 19
Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.
la vérité dépasse les frontières, et dépasse les politiciens et les menteurs BCBG.
Une journaliste juive "trop complaisante avec l’islam" a été licenciée
http://www.jforum.fr/forum/france/article/une-journaliste-juive-trop?utm_source=activetrail&utm_medium=email&utm_campaign=newsletter%20du%2003-04-2012
Günter Grass cloué au pilori en Allemagne
Un poème de Günter Grass fait l’effet d’une bombe
http://passouline.blog.lemonde.fr/2012/04/05/un-poeme-de-gunter-grass-fait-leffet-dune-bombe/
Raël nomme deux nouveaux Guides honoraires à l'origine de la campagne "We Love You"sur Facebook.
Raël, fondateur et leader spirituel du Mouvement Raëlien International a décerné le titre, rarement attribué, de "Guide honoraire de l'humanité" à Roni Edry et Michal Tamir suite à la création de
la campagne : "We Love You" sur facebook dont le couple est l'initiateur et qui connaît une diffusion très rapide.
http://www.unbunker. com/video/2012/4/1/w e-love-you-iran-isra el.html
et : http://fr.raelianews.org/news.php
Dire la réalité, c'est scandaleux, ceci fait l'effet d'une bombe.
Dire que l'on s'aime, qu'on veux la paix, pas la guerre serait horrible.
Respecter la religion de l'autre, est une complaisance malsaine.
Apparemment oui, en notre monde du "bien pensant", de la pensée (à sens) unique; du politiquement correct, du religieusement correct.
Par contre que l'humanité soit sous la menace permanente, depuis 65 ans, des bombes atomiques !
Ceci, ne fait pas l'effet d'une bombe.
Ce serait penser normalement !
Ne serait ce pas plutôt une pensée normalisée !?
Eh bien, je dis oui à la bombe "paix scandaleuse"; et non aux bombes " guerres préventives" !
Extrait du programme de Monsieur Mélenchon :
La laïcité, pilier de la république et condition du vivre ensemble
La laïcité est un pilier de la République une et indivisible, garant de la liberté de conscience, de la séparation du politique et du religieux, de la sphère privée et publique. Nous réaffirmons
le bien-fondé et l’actualité de la loi de 1905 sur la laïcité. Toutes les modifications ultérieures de la loi de 1905 affectant ces principes seront abrogées. Pour nous, cette loi fondamentale de
notre République doit s’appliquer à tout le territoire national. Aucun financement public ne sera octroyé à la construction de nouveaux établissements scolaires privés ou à la rénovation de ceux
qui existent déjà. Nous défendrons la laïcité dans les institutions européennes et refuserons le financement public des religions et organisations confessionnelles. Nous interdirons les
sectes.
http://www.placeaupeuple2012.fr/reponse-a-la-ligue-des-droits-de-lhomme/
Monsieur Mélenchon aurait il une définition incontestable du mot "secte" !?
Une définition autre que celle de la langue française (suivre ou séparer).
Faute de définition juridique actuelle de ce mot; entent il faire une loi qui stipulerait que toutes nouvelles minorités religieuses, philosophiques seraient hors la loi et criminelles d'emblée et par nature !?
Pourquoi pas !
Chaque candidat à son programme, ses objectifs de gouvernement.
Ceci pose, cependant, quelques problèmes, il me semble.
Interdire les "sectes", c'est, de fait, interdire de penser différemment à un catalogue de pensées; il faut bien une référence.
Donc, ce serait introduire le crime de pensée, même sans avoir offensé ni nuit à personne.
Alors, logiquement, il faudra enlever du préambule de la constitution française la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme !
Car les articles 1,18 et 19 ne sont pas compatibles avait cette interdiction et criminalisation.
Article premier
Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.
Article 18
Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu'en privé, par l'enseignement, les pratiques, le culte et l'accomplissement des rites.
Article 19
Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.
Il se peut, que le détail d'un programme soit le révélateur de tout un programme.
Il y a 50 ans mourait UN journaliste !
Etait ce le dernier !?
... À l’étape où je suis de mon expérience, je n’ai rien à épargner, ni parti, ni église, ni aucun des conformismes dont notre société meurt, rien que la vérité dans la mesure où je la connais.
J’essaie en tout cas, solitaire ou non, de faire mon métier et si je le trouve parfois dur, c’est qu’il s’exerce principalement dans la si affreuse société intellectuelle où nous vivons, où l’on se fait un point d’honneur de la déloyauté, où le réflexe a remplacé la réflexion, où l’on pense à coups de slogans, comme le chien de Pavlov salivait à coups de cloche et où la méchanceté essaie trop souvent de se faire passer pour l’intelligence.
Si l’écrivain tient à lire et à écouter ce qui se dit ou ce qui s’écrit, il ne sait plus alors à quel saint se vouer.
Restez un artiste ou ayez honte de l’être, parlez ou taisez-vous et de toutes manières, vous serez condamnés.
Que faire d’autre alors, sinon se fier à son étoile et continuer avec entêtement la marche aveugle, hésitante, qui est celle de tout artiste et qui le justifie quand-même, à la seule condition qu’il se fasse une idée juste, à la fois de la grandeur de son métier et de son infirmité personnelle.
Cela revient souvent à mécontenter tout le monde.
Je ne sais pas si j’ai donné trop ou pas assez de signatures, si je suis prince ou balayeur, mais je sais que j’ai essayé de respecter mon métier et je sais aussi que j’ai essayé plus particulièrement de respecter les mots que j’écrivais, puisqu’à travers eux, je voulais respecter ceux qui pouvaient les lire et que je ne voulais pas tromper. ».
Mécontenter tout le monde ! Est ce encore possible pour un journaliste !?
Un journaliste peut il, aujourd'hui, avoir l'idée, saugrenue, de mécontenter tout le monde !?
Albert Camus Discours de Suède 10 décembre 1957
En recevant la distinction dont votre libre Académie a bien voulu m’honorer, ma gratitude était d’autant plus profonde que je mesurais à quel point cette récompense dépassait mes mérites personnels. Tout homme et, à plus forte raison, tout artiste, désire être reconnu. Je le désire aussi. Mais il ne m’a pas été possible d’apprendre votre décision sans comparer son retentissement à ce que je suis réellement. Comment un homme presque jeune, riche de ses seuls doutes et d’une œuvre encore en chantier, habitué à vivre dans la solitude du travail ou dans les retraites de l’amitié, n’aurait-il pas appris avec une sorte de panique un arrêt qui le portait d’un coup, seul et réduit à lui-même, au centre d’une lumière crue ? De quel cœur aussi pouvait-il recevoir cet honneur à l’heure où, en Europe, d’autres écrivains, parmi les plus grands, sont réduits au silence, et dans le temps même où sa terre natale connaît un malheur incessant ?
J’ai connu ce désarroi et ce trouble intérieur. Pour retrouver la paix, il m’a fallu, en somme, me mettre en règle avec un sort trop généreux. Et, puisque je ne pouvais m’égaler à lui en m’appuyant sur mes seuls mérites, je n’ai rien trouvé d’autre pour m’aider que ce qui m’a soutenu, dans les circonstances les plus contraires, tout au long de ma vie : l’idée que je me fais de mon art et du rôle de l’écrivain. Permettez seulement que, dans un sentiment de reconnaissance et d’amitié, je vous dise, aussi simplement que je le pourrai, quelle est cette idée.
Je ne puis vivre personnellement sans mon art. Mais je n’ai jamais placé cet art au-dessus de tout. S’il m’est nécessaire au contraire, c’est qu’il ne se sépare de personne et me permet de vivre, tel que je suis, au niveau de tous. L’art n’est pas à mes yeux une réjouissance solitaire. Il est un moyen d’émouvoir le plus grand nombre d’hommes en leur offrant une image privilégiée des souffrances et des joies communes. Il oblige donc l’artiste à ne pas s’isoler ; il le soumet à la vérité la plus humble et la plus universelle. Et celui qui, souvent, a choisi son destin d’artiste parce qu’il se sentait différent, apprend bien vite qu’il ne nourrira son art, et sa différence, qu’en avouant sa ressemblance avec tous. L’artiste se forge dans cet aller-retour perpétuel de lui aux autres, à mi-chemin de la beauté dont il ne peut se passer et de la communauté à laquelle il ne peut s’arracher. C’est pourquoi les vrais artistes ne méprisent rien ; ils s’obligent à comprendre au lieu de juger. Et, s’ils ont un parti à prendre en ce monde, ce ne peut être que celui d’une société où, selon le grand mot de Nietzsche, ne régnera plus le juge, mais le créateur, qu’il soit travailleur ou intellectuel.
Le rôle de l’écrivain, du même coup, ne se sépare pas de devoirs difficiles. Par définition, il ne peut se mettre aujourd’hui au service de ceux qui font l’histoire : il est au service de ceux qui la subissent. Ou, sinon, le voici seul et privé de son art. Toutes les armées de la tyrannie avec leurs millions d’hommes ne l’enlèveront pas à la solitude, même et surtout s’il consent à prendre leur pas. Mais le silence d’un prisonnier inconnu, abandonné aux humiliations à l’autre bout du monde, suffit à retirer l’écrivain de l’exil, chaque fois, du moins, qu’il parvient, au milieu des privilèges de la liberté, à ne pas oublier ce silence et à le faire retentir par les moyens de l’art.
Aucun de nous n’est assez grand pour une pareille vocation. Mais, dans toutes les circonstances de sa vie, obscur ou provisoirement célèbre, jeté dans les fers de la tyrannie ou libre pour un temps de s’exprimer, l’écrivain peut retrouver le sentiment d’une communauté vivante qui le justifiera, à la seule condition qu’il accepte, autant qu’il peut, les deux charges qui font la grandeur de son métier : le service de la vérité et celui de la liberté. Puisque sa vocation est de réunir le plus grand nombre d’hommes possible, elle ne peut s’accommoder du mensonge et de la servitude qui, là où ils règnent, font proliférer les solitudes. Quelles que soient nos infirmités personnelles, la noblesse de notre métier s’enracinera toujours dans deux engagements difficiles à maintenir — le refus de mentir sur ce que l’on sait et la résistance à l’oppression.
Pendant plus de vingt ans d’une histoire démentielle, perdu sans secours, comme tous les hommes de mon âge, dans les convulsions du temps, j’ai été soutenu ainsi par le sentiment obscur qu’écrire était aujourd’hui un honneur, parce que cet acte obligeait, et obligeait à ne pas écrire seulement. Il m’obligeait particulièrement à porter, tel que j’étais et selon mes forces, avec tous ceux qui vivaient la même histoire, le malheur et l’espérance que nous partagions. Ces hommes, nés au début de la première guerre rnondiale, qui ont eu vingt ans au moment où s’installaient à la fois le pouvoir hitlérien et les premiers procès révolutionnaires ont été confrontés ensuite, pour parfaire leur éducation, à la guerre d’Espagne, à la deuxième guerre mondiale, à l’univers concentrationnaire, à l’Europe de la torture et des prisons, doivent aujourd’hui élever leurs fils et leurs œuvres dans un monde menacé de destruction nucléaire. Personne, je suppose, ne peut leur demander d’être optimistes. Et je suis même d’avis que nous devons comprendre, sans cesser de lutter contre eux, l’erreur de ceux qui, par une surenchère de désespoir, ont revendiqué le droit au déshonneur, et se sont rués dans les nihilismes de l’époque. Mais il reste que la plupart d’entre nous, dans mon pays et en Europe, ont refusé ce nihilisme et se sont mis à la recherche d’une légitimité. Il leur a fallu se forger un art de vivre par temps de catastrophe, pour naître une seconde fois, et lutter ensuite, à visage découvert, contre l’instinct de mort à l’œuvre dans notre histoire.
Chaque génération, sans doute, se croit vouée à refaire le monde. La mienne sait pourtant qu’elle ne le refera pas. Mais sa tâche est peut-être plus grande. Elle consiste à empêcher que le monde ne se défasse. Héritière d’une histoire corrompue où se mêlent les révolutions déchues, les techniques devenues folles, les dieux morts et les idéologies exténuées, où de médiocres pouvoirs peuvent aujourd’hui tout détruire mais ne savent plus convaincre, où l’intelligence s’est abaissée jusqu’à se faire la servante de la haine et de l’oppression, cette génération a dû, en elle-même et autour d’elle, restaurer à partir de ses seules négations un peu de ce qui fait la dignité de vivre et de mourir. Devant un monde menacé de désintégration, où nos grands inquisiteurs risquent d’établir pour toujours les royaumes de la mort, elle sait qu’elle devrait, dans une sorte de course folle contre la montre, restaurer entre les nations une paix qui ne soit pas celle de la servitude, réconcilier à nouveau travail et culture, et refaire avec tous les hommes une arche d’alliance. Il n’est pas sûr qu’elle puisse jamais accomplir cette tâche immense, mais il est sûr que, partout dans le monde, elle tient déjà son double pari de vérité et de liberté, et, à l’occasion, sait mourir sans haine pour lui. C’est elle qui mérite d’être saluée et encouragée partout où elle se trouve, et surtout là où elle se sacrifie. C’est sur elle, en tout cas, que, certain de votre accord profond, je voudrais reporter l’honneur que vous venez de me faire.
Du même coup, après avoir dit la noblesse du métier d’écrire, j’aurais remis l’écrivain à sa vraie place, n’ayant d’autres titres que ceux qu’il partage avec ses compagnons de lutte, vulnérable mais entêté, injuste et passionné de justice, construisant son œuvre sans honte ni orgueil à la vue de tous, toujours partagé entre la douleur et la beauté, et voué enfin à tirer de son être double les créations qu’il essaie obstinément d’édifier dans le mouvement destructeur de l’histoire. Qui, après cela, pourrait attendre de lui des solutions toutes faites et de belles morales ? La vérité est mystérieuse, fuyante, toujours à conquérir. La liberté est dangereuse, dure à vivre autant qu’exaltante. Nous devons marcher vers ces deux buts, péniblement, mais résolument, certains d’avance de nos défaillances sur un si long chemin. Quel écrivain dès lors oserait, dans la bonne conscience, se faire prêcheur de vertu ? Quant à moi, il me faut dire une fois de plus que je ne suis rien de tout cela. Je n’ai jamais pu renoncer à la lumière, au bonheur d’être, à la vie libre où j’ai grandi. Mais bien que cette nostalgie explique beaucoup de mes erreurs et de mes fautes, elle m’a aidé sans doute à mieux comprendre mon métier, elle m’aide encore à me tenir, aveuglément, auprès de tous ces hommes silencieux qui ne supportent dans le monde la vie qui leur est faite que par le souvenir ou le retour de brefs et libres bonheurs.
Ramené ainsi a ce que je suis réellement, à mes limites, à mes dettes, comme à ma foi difficile, je me sens plus libre de vous montrer, pour finir, l’étendue et la générosité de la distinction que vous venez de m’accorder, plus libre de vous dire aussi que je voudrais la recevoir comme un hommage rendu à tous ceux qui, partageant le même combat, n’en ont reçu aucun privilège, mais ont connu au contraire malheur et persécution. Il me restera alors à vous en remercier, du fond du cœur, et à vous faire publiquement, en témoignage personnel de gratitude, la même et ancienne promesse de fidélité que chaque artiste vrai, chaque jour, se fait à lui-même, dans le silence.
Source : http://pppculture.free.fr/camus.html
Livre de Onfray : L’ordre libertaire : la vie philosophique d’Albert Camus
article " Le Point" : http://culturevisuelle.org/parergon/archives/1535
Campagne Benetton : les photos censurées
United Colors Of Benetton divise avec sa campagne UnHate en faveur du rapprochement buccal des peuples et de leurs leaders. Aimez-vous les uns les autres… mais pas trop.
http://www.menly.fr/buzz/news/107286-benetton-unhate-censure-photo-pape-imam-vatican/
La pub Benetton « interdite » de Télé
François d'Aubert, président de l'ARPP, condamnant la campagne du groupe italien, les télévisions françaises auront donc du mal à passer outre
Christine Boutin en croisade
Elle dénonce la «religiophobie» qui sévirait selon elle en France...
C'est la goutte d'eau, pas du tout bénite, qui a fait déborder le vase. Christine Boutin, candidate à la présidentielle, s'est déclarée «choquée», jeudi, par la campagne de Benetton qui représente le pape embrassant l'imam de la mosquée Al-Azhar du Caire. Et le retrait du visuel annoncé dès mercredi n'y change rien: la présidente du Parti chrétien démocrate appelle au boycott de la marque italienne
http://www.20minutes.fr/societe/825550-christine-boutin-croisade
C'est pas beau, c'est monstrueux, scandaleux !
Une honte, les enfants auraient pu être traumatisés, c'est une offense aux bonnes moeurs !
Ce que les enfants ont pu voir, il y a quelques temps, pas censurés par ... les auteurs !!!
Dieu est amour !
Mais ne le faites pas !
Car pour les représentants .. de Dieu, du moins les autoproclamés, l'amour est une vue d'esprit, que le corps ne saurait voir, jouir.
Vos esprits, Madame, la très chrétienne, Boutin, Monsieur, le Prix Nobel de la Paix, Obama, sont encore militarisés !
Vos esprits ne sont pas encore civilisés !
Donc c'est "normal" que vous ne compreniez rien à l'amour.
Par contre, partir en "croisades", partir en "guerre", là, vos esprits sont à l'oeuvre.
Demain, une humanité fraternelle, c'est possible !
Oui ! Ceci se pourra... sans tout ces représentants de la préhistoire ... humaine !
Et pour que ceci advienne, il nous faut rester debout, ne pas "se coucher" comme Benetton, face aux pouvoirs guerriers et leurs suppôts.
Georges Papandréou propose un référendum aux Grecs de la proposition européenne pour résoudre la dette Grecque !
Est ce de la démocratie ?
Voyons les titres des journaux :
Libération- 1 nov. 2011
La Grèce et donc les grecs ont vécu depuis plus de 10 ans avec un niveau de vie et des prestations sociales sans aucun rapport avec le niveau économique du pays. Tout ça , en payant le moins d'impôt possible. Aujourd'hui, ils ne peuvent plus emprunter ...
TF1 -
Les Bourses européennes ont entamé une chute vertigineuse ce mardi, plombées notamment par la chute des valeurs bancaires, les investisseurs étant à nouveau inquiets pour la zone euro après la décision de la Grèce d'organiser un referendum sur le plan ...
Décidément, les plans européens successifs pour résoudre la crise de la dette déclenchée par la Grèce ressemblent de plus en plus à ces usines Potemkine que l'on faisait jadis visiter aux touristes avides du rêve soviétique. Cette fois, il aura suffi ...
France Soir-
Le référendum en Grèce devrait avoir lieu en janvier et sera le premier depuis celui qui avait aboli la monarchie en 1974. De l'inédit qui se veut capital pour l'avenir de l'économie mondial. Les bourses européennes ont paniqué ce mardi à la suite de l ...
Le Parisien-
Ni ses homologues européens qui venaient pourtant d'accoucher d'un énième plan pour tenter de sortir la Grèce de l'ornière, au terme d'une longue nuit de négociations la semaine dernière à Bruxelles, ni même son ministre de l'Economie, dont l'entourage ...
France Soir-
La grece n'est pas prête à intégrer la CEE... et aurait des effets ravageurs à son Economie.. Et VGE qu'a--il- dit. Monsieur on ne fait pas jouer Platon en deuxième division la « messe était dite, On voit le résultat Les dirigeants ont roulé l'Europe ...
leJDD.fr -
Une promesse écrite d'ailleurs noir sur blanc dans le communiqué final de la dernière réunion ministérielle du G20, le 15 octobre dernier à Paris : le principal forum pour la coordination économique mondial disait attendre des Européens "un plan global ...
La Presse Affaires -
Troisième du nom à diriger la Grèce, Georges Papandréou s'est engagé dès son élection en 2009 à assainir l'économie du pays, minée par la crise de la dette publique dans le sillage de la crise financière mondiale de 2008. Ancien ministre des Affaires ...
France Soir-
Pour l'ancien ministre grec de l'Economie et des Finances, Stefanos Manos (1992-1993), les Européens ne doivent plus avancer un sou à la Grèce tant qu'elle n'aura pas accepté leur plan de sauvetage. France-Soir Comment jugez-vous cette décision ...
Boursier.com-
... le Premier Ministre grec, afin d'approuver ou non les conditions économiques et financières associées au plan d'aide défini la semaine dernière à Bruxelles, accroît considérablement les enjeux pour la Grèce et la zone euro dans son ensemble, ...
L'Express-
En outre, la publication mardi d'un mauvais indicateur économique chinois est venu aggraver la situation. L'expansion de l'activité manufacturière dans le pays s'est en effet ralentie au mois d'octobre, en raison d'un fléchissement brutal des commandes ...
Le Matin Online -
"La Grèce n'est pas seulement le berceau de la démocratie, mais aussi celui du drame" rappelle, non sans rire jaune, l'hebdomadaire anglais The Economist selon lequel à la veille du G20, Berlin et Paris "tenterons de dissuader [le premier ministre ...
Paris Match-
Il faut dire qu'il n'avait prévenu ni les autres membres de la zone euro, ni même son ministre de l'Economie, Evangelos Venizelos, pourtant particulièrement impliqué dans les négociations autour de l'austérité exigée par les bailleurs de la Grèce. ...
Tribune de Genève -
Crise de la dette | L'Allemagne a accueilli l'annonce de l'organisation d'un référendum en Grèce avec consternation et inquiétude, le classe politique s'irritant de la manoeuvre et les banques du pays estimant que c'était tout sauf un cadeau pour la ...
RTBF -
La Chine espère que le plan de sauvetage de la zone euro sera appliqué, a déclaré mercredi un porte-parole du ministère des Affaires étrangères, interrogé au lendemain de l'annonce surprise de l'organisation d'un référendum sur ce plan par la Grèce. ...
Le Parisien-
L'annonce d'un référendum en Grèce est «une bombe lancée sur les marchés», estime le gouverneur de la banque centrale de Taïwan. «Les marchés financiers instables pourraient avoir un effet sur l'économie réelle. Nous espérons que l'Europe retrouvera sa ...
Libération-
L'agence de notation financière Fitch a d'ailleurs été très claire: un «non» des Grecs au référendum prévu en janvier «augmente le risque d'un défaut forcé» de la Grèce et d'une éventuelle sortie de ce pays de la zone euro, avec de «graves conséquences ...
A moins que ... !?
Les médias ne soient pas au service de la démocratie !?
A qui, à quoi seraient ils les serviteurs, alors !?
Je mets ma bourse (vide) en jeu !
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