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20 décembre 2010 1 20 /12 /décembre /2010 16:58

L’Ingénieux Hidalgo Don Quichotte de la Manche :

Ce personnage est à l'origine de l'archétype du Don Quichotte, rêveur idéaliste et irraisonné, justicier autoproclamé.

Voir : http://fr.wikipedia.org/wiki/Don_Quichotte

 

Aurions nous, concrètement,  à nouveau ce personnage en France ?

 

Fort possible !

 

Interrogé par Radio Vatican le 15 octobre 2010 qui lui demandait « Comment définit-on les dérives sectaires ? »,

 M. Fenech, pourfendeur de sectes, répondait :

« Nous n'avons pas de définition, ni d'une secte, ni d'une dérive sectaire ».

 Source :http://www.radiovaticana.org/FR1/articolo.asp?c=430776

 

 

Mais pourquoi M. Fenech, homme rusé,( comme la prononciation de son nom l'indique)  tient-il un discours contraire à toute logique ?

: « Tout ce qui est naturel peut cacher des dérives sectaires ».

 

Cette analyse a été largement confirmée par Mme Catherine Picard, présidente de l’Unadfi, suite à l’incursion musclée des forces de l’ordre dans les locaux de Terre du Ciel, un lieu pour stages de développement personnel largement connu et estimé de par le monde.

 

Philippe Even est ancien doyen de la Faculté de Médecine Necker et il a réalisé une enquête approfondie sur la recherche scientifique en France, ainsi que sur les causes structurelles de sa faiblesse.

Interrogé par Anne Crignon et Sophie des Déserts du nouvel Observateur, il a répondu :

« notre industrie du médicament est encore un grand fabricant, mais depuis 25 ans, elle n'a rigoureusement rien inventé.  Et quant à la raison de cette nullité créative :

« surtout, à cause de l'incompétence des responsables, de structures administratives aberrantes et d'une gouvernance paralysante. »

 

La Miviludes est une boite à rumeurs qui ne sait rien mais ne cesse de discourir.

Sa disparition sera une bouffée d’oxygène pour les libertés individuelles et une fantastique libération de créativité au bénéfice de la véritable recherche médicale.

Extraits de l'édito de décembre 2010 du : "Coordination des Associations & Particuliers pour la Liberté de Conscience"

 Source : http://www.coordiap.com/edito1210-miviludes-fenech-sectes.htm

 

 

 

Combattre des méfaits que la justice du pays a sanctionnés ou qui sont en cours d'instruction, n'a que bien peu d'utilité ... publique.

Combattre des faits supposés dans le passé, présent ou futur, est ce bien utile ?

Sans doute utile à quelque chose de défini, mais pas proclamé; car ceci aurait, très certainement, du mal à passer au travers des trois tamis :

Examinons si ce que tu as à me dire peut passer par les trois tamis.

Le premier est celui de la vérité. As-tu contrôlé si tout ce que tu veux me raconter est vrai ?

– Non, je l’ai entendu raconter et...

– Bien bien. Mais assurément, tu l’as fait passer à travers le deuxième tamis. C’est celui de la bonté. Est-ce que ce que tu veux me raconter, si ce n’est pas tout à fait vrai, est au moins quelque chose de bon ?

Hésitant, l’autre répondit:

– Non, ce n’est pas quelque chose de bon, au contraire...

– Hum, dit le philosophe, essayons de nous servir du troisième tamis, et voyons s’il est utile de me raconter ce que tu as envie de me dire...

– Utile ? Pas précisément...

– Eh bien ! dit Socrate en souriant, si ce que tu as à me dire n’est ni vrai, ni bon, ni utile, je préfère ne pas le savoir, et quant à toi, je te conseille de l’oublier...

 

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Socrate#Les_trois_tamis_.28attribu.C3.A9_.C3.A0_Socrate.29

 

Alors, pour reprendre la citation de Louis Pauwels:

Ceux qui craignent, avec tant de bonté, qu'on lave le cerveau d'un quidam savent laver le cerveau d'une nation.

 

Serions nous entrainés dans un suicide collectif du pays en son entier, un suicide de la pensée.

Sans pensées, sans rêves une nation peut, très rapidement, devenir une nation fantôme où il ne reste plus que le souffle du vent dans le désert et quelques fennecs, peut être.

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16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 14:33

 

La manipulation mentale, sujet très "tendance" ; dont il faut se méfier, avoir peur!

 

Cependant, de "bonnes âmes" vous préviennent que ce mal diabolique, sournois, arriverait d'endroits bien délimités, que l'on peut nommer avec précision!

 

Qu'en est il exactement, si l'on n'écoute pas que "ceux qui nous veulent que du bien" !

 

Qu'est ce qu'un sujet libre :

un sujet “ libre ” est celui qui a les bonnes soumissions, soumissions reconnues par l’Etat, du point de vue de celui pour lequel l’Etat est légitime.

Extrait de l'article qui suit.

 

 

Un article intéressant d'Arnaud Esquerre :

La manipulation mentale, cette mauvaise soumission

Article publié dans : L’Unebévue. Revue de psychanalyse, Paris, 2002, n°20, pp. 47-64.

 

Quelques extraits :

1. La manipulation mentale : du titre sans texte au texte sans titre.

... Lors de cette deuxième lecture cependant, une opposition se manifeste en la personne du sénateur RPR Michel Caldaguès – c’est-à-dire que le parti politique à l’origine du texte est celui d’où surgit en même temps la plus grande opposition : “ Si on lit bien l’article 9 et que l’on tient compte des alternatives - des “ ou ” - on constate qu’est puni l’abus frauduleux de l’état d’ignorance d’une personne en état de sujétion psychologique résultant de l’exercice de pressions réitérées pour la conduire à un acte ou à une abstention qui lui sont gravement préjudiciables. Je me ferais fort, si j’étais maître de l’action publique, d’envoyer, sinon n’importe qui en prison avec une telle phrase, en tout cas beaucoup de gens ! (...) L’article 9 peut parfaitement permettre, par exemple, de condamner ceux qui ont recours à des procédés publicitaires douteux. C’est ainsi que la télévision publique aurait l’intention de supprimer la publicité dans les émissions enfantines, laquelle peut en effet être à l’origine des conditionnements qu’il est aisé d’imaginer. ”

 

... Le député UDF Rudy Salles regrette de son côté que “ il ne peut malheureusement pas y avoir de “ grand soir ” des sectes qui nous permettrait de tout régler en une seule fois. ”

Phrase que le député apparenté communiste Jean-Pierre Brard commente par ces mots : “ C’est dommage ! ”

 

2. Les horizons incertains de la manipulation mentale et de la sujétion psychologique.

... Le rappel de la définition première de la manipulation permet de tracer la frontière d’un possible : il est impossible qu’un objet se mette à parler et déclare avoir été manipulé.

L’être manipulé mentalement rend cet impossible possible : c’est l’être confondu avec un objet qui se rebelle. Je suis manipulé est prononcé par un être qui a atteint le dernier degré d’humanité, qui serait à la frontière de celle-ci - et cette frontière serait le langage. L’homme qui aurait perdu la maîtrise du langage, qui serait incapable de prononcer des phrases, ou de les écrire, serait de l’autre côté de la frontière, il aurait rejoint le monde des objets.

Ensuite dire être manipulé n’est pas seulement la reconnaissance d’avoir été tenu, soumis, c’est l’acte qui libère de cette soumission. J’ai été manipulé signifie aussi que je ne le suis plus, que je retrouve mon autonomie par cette seule phrase.

 

3. A défaut de commandement.

... Pour que cette sujétion psychologique, de même que la manipulation mentale, fonctionnent, il faut faire l’impasse sur la définition de la liberté humaine. L’emploi des termes “ mentales ” et “ psychologique ” entraîne de fait une élision de la liberté :

leur caractère est tel qu’il peut permettre à un pouvoir arbitraire de s’exercer. Car la preuve de l’existence de l’élément psychologique n’existe pas ; l’existence de cet élément dépend de l’arbitraire des juges qui appliqueront l’article 223-15-2 du Code Pénal.

 

... Une personne en état de sujétion psychologique est une personne dont la causalité des actes est considérée comme provenant d’une autre personne. Ce qui est au coeur de l’article 223-15-2 du Code Pénal est la reconnaissance ou non d’un certain type de causalité reconnue par l’Etat.

L’introduction de la sujétion psychologique pose la question de savoir ce qu’est la liberté d’un sujet :

un sujet “ libre ” est celui qui a les bonnes soumissions, soumissions reconnues par l’Etat, du point de vue de celui pour lequel l’Etat est légitime.

Pour un autre point de vue, qui considère que l’Etat prive de liberté, l’être libre est celui sans Etat – sans dispositif disciplinaire posé par l’Etat – mais c’est réduire abusivement le faire faire au commandement, et oublier qu’il existe d’autres faire faire.

 

Source et pour lire l'article complètement :

 http://khup.com/download/0_keyword-la-manipulation-mentale/la-manipulation-mentale-cette-mauvaise-soumission.pdf

 

 

Considérer les déclarations de Mr le député Jean Pierre BRARD (PC) secrétaire de la commission d'enquête parlementaire, qui  avait déclaré le 10 octobre 2006.

« Est ce qu’on peut considérer que les Témoins de Jéhovah ne font pas des enfants infirmes, intellectuellement parlant ».

voir : http://www.coordiap.com/Document/cep2006/dupuisessentiel.htm

 

 Et, aussi pour voir qui manipule qui ? : http://www.coordiap.com/video03.htm

 

Voir aussi : La manipulation mentale  

 de Marcela IACUB,

 http://www.concertation.net/textes/articles/assets/Manipulation_mentale.pdf

 

 

 

Et, pour conclusion, citation de Louis Pauwels, toujours d'actualité :

Ceux qui craignent, avec tant de bonté, qu'on lave le cerveau d'un quidam savent laver le cerveau d'une nation.

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1 décembre 2010 3 01 /12 /décembre /2010 17:29

 

Totalement pour !?

 

Totalement comme l'affirme Michel Houellebecq !?

 

Attention, être pour la liberté d'expression, exclu toutes les expressions ...castratrices, que sont :

"Oui, mais..." !

"Il y a des limites à ..." !

"Ca dépend de ..." !

"Il y a des valeurs intengibles" !

 

Bref, être pour la liberté, en général, et d'expression en particulier, peut être sujet à des pressions, des oppressions, de l'ostracisme.

De la part des BCBG BOBO de tous bords !

 

 

Article très intéressant à lire :

 

Culture Mardi, 30 novembre, 2010

Le prix Goncourt Michel Houellebecq « cautionne » Dieudonné…

…mais Laurent Gerra, non…

Houellebecq et Gerra sont interviewés conjointement par Paris Match et s’expriment notamment sur la liberté d’expression. Si le premier déclare « cautionner Dieudonné », le second s’en défend un peu effrayé, tout en prétendant qu’en France on a « droit à la satire ».

Dommage, le Gerra outre un phénoménal talent d’imitateur, a un petit coté beauf franchouillard, un tantinet populiste, qu’on aime bien. Mais notre petit provincial a un instinct sûr qui lui conseille de stagner dans le pipi culcul caca, afin de rester « en haut de l’affiche », comme dirait l’autre.

Bravo à Houellebecq en revanche, qui nous montre que ses sorties sur l’Islam ne relevaient pas d’un calcul redeckerien, mais d’un attachement réel à la liberté d’expression.

Extrait de l’interview de PARIS MATCH :

Vous avez parfois allumé la mèche en parlant de l’islam “comme la religion la plus con du monde”…

M.H. Les gens ne me croient pas, mais je ne savais pas que le sujet était devenu si brûlant. Honnêtement. Quand j’étais jeune, les Arabes n’étaient pas spécialement musulmans pratiquants. Je n’avais pas perçu, vivant à l’étranger, que cette phrase provoquerait un tel foin.

L.G. C’était en 2001, avant les attentats. Moi, j’apprécie toujours la provocation. Dans mon spectacle, je me pose des questions avant d’oser certaines formules comme “mon curé chez les burqas”, “djellaba les pattes”, “minarets d’autobus”… Ça me fait tellement marrer, d’autant plus que je suis athée, je me moque de toutes les religions. Desproges et Coluche ont dit bien pire à leur époque. A côté, on est des enfants de chœur. Dieudonné est allé très loin, lui aussi…

L.G. Je ne cautionne pas. Certains ont défendu son talent, mais on ne sait plus s’il exprime sa pensée ou s’il s’agit de provocation. Alors, quel est son but ?

M.H. Moi, j’ai vécu un procès. Et après cela on change, on se sent prêt à cautionner tout le monde, au nom d’une liberté d’expression absolue. Avant mon procès, je me posais des problèmes moraux. Aujourd’hui, je dis oui à tout.

Donc Dieudonné, vous cautionnez ?

M.H. Oui, absolument.

L.G. J’ai un procès en cours avec la famille Le Pen. On avait refait “L’école des fans”. J’imitais Philippe Risoli recevant la petite-fille de Le Pen. On citait son prénom et son nom de famille, Maréchal. Je lui demandais : “Qu’est-ce qu’il te chante, ton papy, pour dormir ?” Elle répondait : “Il court, il court, le Führer” et “Barbie, tu dors, Jean Moulin va trop vite.” C’est la première fois que je me retrouve au tribunal. Heureusement qu’il y a un droit à la satire en France, je ne suis pas inquiet.

Source : http://www.medialibre.eu/4438/la-prix-goncourt-michel-houellebecq-cautionne-dieudonne

 

 

intéressant  ces propos :

M. H. : Avant mon procès, je me posais des problèmes moraux. Aujourd’hui, je dis oui à tout.

et

L. G. : C’est la première fois que je me retrouve au tribunal. Heureusement qu’il y a un droit à la satire en France, je ne suis pas inquiet.

 

Apparemment la satire est permise, est elle totalement permise ?

Les situations de Dieudonné, Houellebecq, Gerra, nous donnent, possiblement, la réponse !

 

Rappel de (Raoul Vaneigem), toujours intéressant : Il n'y a ni bon ni mauvais usage de la liberté d'expression, il n'en existe qu'un usage insuffisant.

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14 novembre 2010 7 14 /11 /novembre /2010 08:36

 

En France,

les média parlent de Raël et du Mouvement Raëlien selon leur opinion, c'est à dire qu'ils font une chronique.

Reportage avec des images, quelques interviews sélectionnés et de courtes durées et beaucoup de commentaires du journaliste.

Et, cette chronique est présentée comme de l'information , très objective, du moins , les journalistes en sont persuadés.

Et, ils y croient à leur objectivité.

Mais n'est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir.

Pour mémoire, voir l'article précédent  : http://philo-du-futur.over-blog.com/article-faits-divers-faits-diversion-le-role-des-medias-60882777.html.

 

Au Congo,

les journalistes font un reportage sur le Mouvement Raëlien.

Reportage avec des images, des interviews où les intervenants raëliens ont le temps d'exposer leurs points de vue et, pour finir un commentaire court du journaliste en rapport avec ce qui a été dit.

Voir : http://www.dailymotion.com/video/xflf0m_le-mouvement-rael-organise-une-journee-porte-ouverte_news

 

Faut il en conclure que les journalistes Français et Congolais n'ont pas été à la même école !?

Que l'auto manipulation n'a pas atteint les journalistes de l'Afrique !?

 

Peut être qu'en France, pour les média, l'objectivité, le respect sont fonction de valeurs liées au marché économique, au politiquement et socialement corrects.

Quels que soient les endroits ou vont les journalistes, ils trouvent, ils rapportent ce qu'ils avaient décidé, préalablement, de trouver.

Au Congo, les média rapportent ce qu'ils ont trouvé.

Ecouter, voir la différence ... c'était un slogan de France Inter; au Congo, c'est une réalité.

 

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13 novembre 2010 6 13 /11 /novembre /2010 10:55

Noam Chomsky :

 

dix stratégies de manipulation à travers les médias

 

 

05 /10 /2010 01:05

  

Le linguiste nord-américain Noam Chomsky a élaboré une liste des « Dix Stratégies de Manipulation » à travers les média. Nous la reproduisons ici. Elle détaille l'éventail, depuis la stratégie de la distraction, en passant par la stratégie de la dégradation jusqu'à maintenir le public dans l'ignorance et la médiocrité.

 

Pressenza Boston, 21/09/10PRESSENZA



1/ La stratégie de la distraction

Élément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes. La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s’intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l’économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique. « Garder l’attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser; de retour à la ferme avec les autres animaux. » Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

2/ Créer des problèmes, puis offrir des solutions
Cette méthode est aussi appelée « problème-réaction-solution ». On crée d’abord un problème, une « situation » prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui faire accepter. Par exemple: laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.

3/ La stratégie de la dégradation
Pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l’appliquer progressivement, en « dégradé », sur une durée de 10 ans. C’est de cette façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles (néolibéralisme) ont été imposées durant les années 1980 à 1990. Chômage massif, précarité, flexibilité, délocalisations, salaires n’assurant plus un revenu décent, autant de changements qui auraient provoqué une révolution s’ils avaient été appliqués brutalement.

4/ La stratégie du différé
Une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme « douloureuse mais nécessaire », en obtenant l’accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d’accepter un sacrifice futur qu’un sacrifice immédiat. D’abord parce que l’effort n’est pas à fournir tout de suite. Ensuite parce que le public a toujours tendance à espérer naïvement que « tout ira mieux demain » et que le sacrifice demandé pourra être évité. Enfin, cela laisse du temps au public pour s’habituer à l’idée du changement et l’accepter avec résignation lorsque le moment sera venu.

5/ S’adresser au public comme à des enfants en bas-âge
La plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisants, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-age ou un handicapé mental. Plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant. Pourquoi ? « Si on s’adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celles d’une personne de 12 ans ». Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

6/ Faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion
Faire appel à l’émotionnel est une technique classique pour court-circuiter l’analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus. De plus, l’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès à l’inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements…

7/ Maintenir le public dans l’ignorance et la bêtise
Faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage. « La qualité de l’éducation donnée aux classes inférieures doit être la plus pauvre, de telle sorte que le fossé de l’ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures. Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

8/ Encourager le public à se complaire dans la médiocrité
Encourager le public à trouver « cool » le fait d’être bête, vulgaire, et inculte…

9/ Remplacer la révolte par la culpabilité
Faire croire à l’individu qu’il est seul responsable de son malheur, à cause de l’insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l’individu s’auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l’un des effets est l’inhibition de l’action. Et sans action, pas de révolution!…

10/ Connaître les individus mieux qu’ils ne se connaissent eux-mêmes
Au cours des 50 dernières années, les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie, et la psychologie appliquée, le « système » est parvenu à une connaissance avancée de l’être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l’individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes.


Source : Pressenza, agence de presse internationale, spécialisée dans la diffusion d’informations concernant la Paix et la Non-violence, dont les bureaux sont à Milan, Rome, Londres, Paris, New York, Madrid, Buenos Aires, Sao Paulo, Santiago et Hong Kong. 

Source : http://danactu-resistance.over-blog.com/article-noam-chomsky-dix-strategies-de-manipulation-a-travers-les-medias-58097619.html

 

 

  

 

Faire diversion ...

Cela a déjà été dit, par Pierre Bourdieu :

Voir : http://video.google.com/videoplay?docid=-5238133730429562519#

 

 

La télévision  telle qu'elle est:

Deux émissions, sujet la liberté d'expression.

Selon les invités, l'attitude de l'animateur sera bien différente (euphémisme) !

Voir : http://www.youtube.com/watch?v=J09Hky7HwEo

La liberté a des limites, le respect est plus important ou le contraire !

Selon que vous soyez ...Les jugements des laquais des média vous rendront ... blanc ou noir.

 

  

 

 

Cependant, des moments de télé ... réalité !

exceptionnellement, ça existe!

Nicolas Bedos : histoire d’un suicide médiatique en direct

Voir : http://www.agoravox.fr/actualites/medias/article/nicolas-bedos-histoire-d-un-84111

ou voir : http://www.dailymotion.com/video/xfjlw4_nicolas-bedos-israel-suicide-mediatique-en-direct_news#from=embed

 

Un nom à retenir, surtout si... il n'apparait plus à la télé !

 

Pour en savoir plus :

Communiqué de presse du mouvement Raëlien : http://fr.raelnews.org/news.php?item.232.4

 

 

Autrefois le refrain était :

Radio Paris ment, radio Paris ment, radio paris est allemand.

Aujourd'hui, ce serait plutôt :

 Télé Paris ment, télé Paris ment, Télé Paris est tellement.

 

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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 10:13

OUI !

Mais ...

Cependant ...

Objection ...

 

C'est insupportable !!!

 

... Pour les BCBG, les BOBO,

      et autres  "penseurs" comme tout le monde!

 

Insupportable-1-.jpg 

 

 

 

Le livre de Didier Porte sur son éviction de France Inter est paru le 3 septembre 2010 aux Éditions First.

Titre : Insupportable ! Chronique d’un licenciement bien mérité.

On ne saurait mieux dire... Voyez la vidéo enregistrée aux Éditions First.

Quant à son prix, il vous fera sourire : 14,90 euros. Même pas ce que vous coûterait un CD de Carla !

 

Source : http://www.didierporte.eu/livres.php

 

Vidéo promo :http://dp.blogourt.fr/700220/Didier-Porte-fait-sa-pub/

 

A lire pour connaitre les "méandres" des médias, audiovisuels en particulier.

 

Et, l'excellente post face de Raoul Vaneigem.

 

Quelques extraits :

Il n'y a ni bon ni mauvais usage de la liberté d'expression, il n'en existe qu'un usage insuffisant.

 

Tolérance pour toutes les idées, intolérances pour tout acte barbare.

 

Privilégier les frappes militaires, aux dépens des populations civiles, dispense de recourir à des "frappes bancaires" qui ruineraient les fonds accumulés partout dans le monde par les mafias religieuses, idéologiques et affairistes que l'on prétend combattre.

 

Je mise sur la créativité, sur l'imagination, sur la poésie des individus car, si insolite et isolée qu'apparaisse leur démarche, elle est habitée par d'innombrables résonnances.

 

C'est suborner l'enfant que de l'assujettir à un dogme sans l'éclairer au préalable par l'étude comparative des mythologies.

 

Pour en savoir sur Raoul Vaneigem: voir l'un de ses livres  :

"Rien n'est sacré, tout peut se dire"

 

 

 Vaneigem-001.jpg

 

Indispensable ces livres pour se "désintoxiquer" des médias; de la pensée dite "correcte" !!!

 

Penser !

Oser penser !

Oser penser par soi même !

 

Dire!

Oser dire ce que l'on pense !

Oser tout dire ce que l'on pense !

 

Voilà ce qui est sacré !

Car lorsque je peux tout dire ce que je pense, je n'ai plus d'agressivité envers autrui !

La violence est le fruit de la frustration.

Mais notre société tolère la violence, elle la réglemente, pour se donner bonne conscience.

Et elle sanctionne lourdement les paroles qui lui paraissent inconvenantes.

C'est logique !

Il faut mettre les individus en état de frustration afin qu'ils expriment de la violence, laquelle sera contrôlée, réprimée ou mise en à l'honneur selon les besoins des pouvoirs mis en place.

 

Il est urgent, à chacun de nous, de dire non à cette société ... Insupportable!

Disons oui à la non violence et à l'amour universel.

Et disons le en riant de tout.

 

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20 octobre 2010 3 20 /10 /octobre /2010 07:39

Émirats: un homme peut battre sa femme

 

 

THE ASSOCIATED PRESS

Publié: 18 octobre 2010 13:10

Mis à jour: 18 octobre 2010 13:14

 

ABU DHABI, Émirats arabes unis - Le plus haut tribunal des Émirats arabes unis a statué qu'un homme peut battre sa femme et ses jeunes enfants, en autant que cela ne laisse pas de marques sur leurs corps.

Cette décision de la Cour suprême fédérale témoigne de l'influence profonde de la loi islamique dans ce pays, même si les résidants étrangers sont nettement plus nombreux que la population locale.

Le tribunal a rendu cette décision plus tôt ce mois-ci dans la cause d'un homme qui avait battu sa femme et sa fille adulte, leur infligeant des coupures et des ecchymoses.

La cour a reconnu que l'homme était coupable de les avoir blessées, mais a souligné que la loi islamique permet une «discipline» si aucune marque n'est laissée. Elle a ajouté que les enfants qui ont atteint l'âge adulte ne peuvent plus être battus.

La décision a été rendue publique lundi par The National, un quotidien d'Abu Dhabi.

Source : http://www.journalmetro.com/monde/article/665688--emirats-un-homme-peut-battre-sa-femme

 

 

Donc la loi islamique prévaut sur la loi civile !

La déclaration universelle des droits de l'Homme, étant un "torchon de papier" instituée en occident par des pervers, sans aucun doute !

 

Cependant, il y a de l'espoir pour les femmes, demain, grâce à quelque traitement hormonal ou de cellules souches, les femmes seront plus fortes physiquement que les hommes; et, là, la loi islamique sera difficile à appliquer.

Dans ces conditions futuristes, est ce Dieu et Mahomet auraient dicté que les hommes ont le droit de battre leurs femmes et enfants, au nom d'une certaine "discipline" !?

J'en doute !!!

Dieu et Mahomet auraient dictés que les femmes avaient le droit de battre les hommes au nom d'une certaine discipline !

Aussi stupide que l'inverse existant, à mon avis.

 

Donc islamique ou autre loi du plus fort sont de mise; la règle du dominant!

La règle du monde animal, oui; mais doivent elles aussi être la règle d'une humanité, où chaque individu est conscient de lui même et de ce qu'il fait.

Dans une humanité civilisée, il n'y a plus de militaires et la loi du plus fort est obsolète, jetée aux oubliettes des temps préhistoriques et inhumains.

 

Comment peut il se faire les femmes acceptent de telles lois avilissantes !???

Comment se fait il que les hommes se prévalent de telles lois indignes !???

Encore une fois, La Boétie nous a donné, sans aucun doute, la réponse dans le "Discours de la servitude volontaire" !

Servitude volontaire aux hommes pour les femmes!

Servitude volontaire à un dieu pour les hommes ... et femmes!

ô Femmes réveillez vous !

ô hommes devenez des humains !

Et laissez les lois et coutumes dégradantes à nos ancêtres qui étaient, selon la Bible, Jérémie X: "des abrutis faute de science", et d'esprit indépendant.

 

Seul l'amour et la non violence peuvent sauver l'humanité de sa perdition.

Et, la religion des religions doit être celle des droits de l'Homme.

 

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4 septembre 2010 6 04 /09 /septembre /2010 16:44

Article de Léon Tolstoï.

Vanité et perversité de la violence !

 

Tu ne tueras point - Léon Tolstoï          8 août 1900

Quand, suivant les formes de la justice, on exécute des rois : Charles 1er, Louis XVI, l’empereur Maximilien, ou quand on les tue lors d’une révolution de cour : Pierre III, Paul 1er, divers sultans, shahs et empereurs de la Chine, ce sont là des faits dont on se préoccupe généralement peu. Par contre, lorsqu’on les tue sans l’appareil de la justice et en dehors des révolutions de cours : Henri IV, Alexandre II, l’Impératrice d’Autriche, le shah de Perse, et récemment le roi Humbert, ces meurtres provoquent, parmi les empereurs, les rois et leur entourage, une violente indignation et un grand étonnement, comme si ces princes ne participaient pas eux-mêmes à des assassinats, n’en profitaient et ne les ordonnaient point. Parmi les rois assassinés, les meilleurs, comme Alexandre II et Humbert, étaient auteurs ou complices du meurtre de milliers et de milliers d’hommes qui périrent sur les champs de bataille ; quant aux empereurs et rois mauvais, c’est par centaines de mille et par millions d’hommes qu’ils ont fait périr.

La doctrine du Christ abolit la loi : « Œil pour œil, dent pour dent ». Or, non seulement les hommes qui jadis admettaient cette loi, mais encore ceux qui s’y conforment aujourd’hui, qui l’appliquent le plus effroyablement sous forme de châtiments isolés ou de guerre, qui ne rendent pas seulement œil pour œil, mais, sans aucune provocation et en déclarant la guerre, ordonnent l’assassinat de milliers d’êtres, ces hommes n’ont pas le droit de s’indigner qu’on leur applique cette loi à leur tour, et dans une proportion si infime qu’on compterait à peine un empereur ou un roi sur cent mille, peut-être sur un million d’individus assassinés par leur ordre et avec leur consentement. Loin de s’indigner du meurtre d’un Alexandre II ou d’un Humbert, les princes doivent plutôt s’étonner de ce que ces assassinats soient si rares, en raison de l’exemple constant et général qu’ils en donnent eux-mêmes.

La masse est comme hypnotisée : elle regarde, sans comprendre la signification de ce qui se passe devant elle. Elle voit, chez les monarques ou les présidents, le souci constant de la discipline militaire, les revues, parades et manœuvres auxquelles ils assistent et dont ils tirent vanité ; les civils accourent en foule pour voir leur frères, affublés de vêtements ridicules, bigarrés, clinquants, transformés en machines, qui, au son des tambours et des trompettes et au commandement d’un homme, exécutent simultanément un même mouvement, sans en comprendre la signification. Celle-ci, pourtant, est simple et claire : c’est tout bonnement la préparation à l’assassinat ; c’est l’abrutissement des hommes en vue d’en faire des instruments de meurtre.

Telle est l’occupation favorite et vaniteuse des empereurs, rois et présidents. Et ce sont eux qui, devenus les professionnels de l’assassinat, eux qui portent constamment des uniformes militaires et des armes meurtrières, ce sont eux qui s’indignent lorsqu’on tue l’un d’entre-eux !

L’assassinat des princes, comme celui tout récent de Humbert, n’est pas effrayant par la brutalité du fait lui-même. Les actes commis dans le passé par les souverains : la Saint-Barthélémy, les guerres de religion, la répression impitoyable des révoltes de paysans, de même que les exécutions gouvernementales actuelles, le martyre subi dans les prisons cellulaires et les bataillons de discipline, la pendaison, la guillotine, la fusillade et le carnage des combats, sont autant de cruautés auxquelles ne sauraient être comparés les meurtres commis par les anarchistes.

Les crimes anarchistes ne sont pas précisément effrayants, parce que ceux qui en sont victimes n’ont pas mérité leur sort. Si Alexandre II ou Humbert n’ont pas mérité d’être assassinés, les milliers de Russes qui ont péri sous Plevna, et d’Italiens en Abyssinie, l’avaient encore moins mérité. Ces assassinats sont effrayants, non par le fait qu’ils sont cruels et immérités, mais par l’insanité de ceux qui les commettent. Si les meurtriers des souverains agissent sous l’influence d’une indignation personnelle, provoquée par les souffrances d’un peuple opprimé, ce dont ils jugent coupables un Alexandre, un Carnot, ou un  Humbert, ou s’ils agissent par un sentiment de vengeance, leurs actes, pour si immoraux qu’ils soient, sont compréhensibles.

Mais une question se pose : comment les anarchistes, - c’est-à-dire ce groupe d’hommes organisé qui, dit-on, a délégué Bresci et qui menace aujourd’hui un autre souverain, - ne peuvent-ils inventer, pour améliorer le sort des peuples, rien de mieux que la destruction d’hommes dont la disparition est aussi vaine que si l’on coupait la tête à ce monstre fabuleux chez qui une nouvelle tête repoussait à la place de l’ancienne ? Les souverains ont depuis longtemps établi chez eux un mécanisme identique à celui des fusils à répétition : aussitôt qu’une balle est sortie, une autre la remplace instantanément. « Le roi est mort, vive le roi ! »

Alors, à quoi bon les tuer ?

Les gens  à la courte vue peuvent seuls s’imaginer que ces régicides sont un moyen de salut contre l’oppression des peuples et contre les guerres qui détruisent tant de vies humaines.

Qu’on se souvienne que la même oppression, les mêmes guerres, ont eu lieu de tous temps, sous n’importe chef de gouvernement : Nicolas ou Alexandre, Frederic ou Guillaume, Napoleon ou Louis, Parlmeston, Gladstone, Mac-Kinley ou autres, et l’on comprendra que ce n’est nullement tel ou tel gouvernant qui est spécialement cause des fléaux dont souffrent les peuples, mais que ces fléaux sont la conséquence d’une organisation sociale pesant tellement sur tous les membres de la société que tous subissent le joug de quelques hommes, le plus souvent d’une seul, lesquels, - ou lequel,- sont à tel point corrompus par leur pouvoir monstrueux de disposer de la vie de millions d’individus, qu’ils se trouvent constamment dans une sorte d’état morbide, et sont possédés de la manie des grandeurs, ce dont on ne s’aperçoit pas en raison de leur situation privilégiée.

En effet, depuis l’enfance jusqu’à la tombe, ces hommes sont environnés d’un luxe incroyable, de mensonge et d’hypocrisie qui en découlent. Toute leur éducation, leur activité, n’ont qu’un but : l’étude des assassinats du passé, des meilleurs procédés de meurtre de notre époque et de la préparation à ces meurtres.  Ils ne cessent de porter sur eux les instruments de l’assassinat : sabres ou épées ; ils s’affublent de toutes sortes d’uniformes, font passer des revues et des parades, se font des visites et des présents sous forme de décorations ou de régiments ; et non seulement personne n’appelle de son véritable nom ce qu’ils font, ne leur dit qu’il est odieux et criminel de se préparer à l’assassinat, mais il reçoivent encore des encouragements et des louanges pour ces occupations.

Les seuls journaux qu’ils lisent et qui leur semblent l’expression des sentiments de toute la nation ou de ses meilleures représentants, exaltent de la façon la plus servile leurs paroles et leurs actes, si stupides et si mauvais qu’ils soient.

Leur entourage, hommes, femmes, prêtres, laïques, tous ceux qui font bon marché de la dignité humaine, cherchent à qui mieux mieux à les encourager par la flatterie et, de la sorte, les trompent en en leur laissant pas la possibilité de s’apercevoir de la duperie de leur existence. Ils peuvent vivre cent ans et ne jamais voir un seul homme réellement libre, n’entendre jamais la vérité. Parfois on frémit d’horreur en écoutant leurs paroles et en voyant leur actes ; mais, si l’on réfléchit un instant à leur situation, on comprend qu’à leur place, quiconque agirait de même. Un homme sensé, qui se trouverait dans cette position, ne pourrait, en tant qu’acte raisonnable, s’arrêter qu’à un seul : s’en aller. S’il restait, il ferait comme eux.

Au fait, que doit-il se passer dans la tête d’un Guillaume, - homme borné, d’instruction médiocre, vaniteux et n’ayant d’idéal que celui d’un junker allemand, - lorsque chacune de ses bêtises ou de ses vilenies est saluée par un hoch enthousiaste et commenté, par la presse universelle, comme un événement de haute importance ? S’il dit que, sur un signe de lui, ses soldats doivent tuer jusqu’à leurs pères, on crie « hurrah ! » S’il dit que l’Evangile doit être répandu à coups de poing, la main gantée de fer : « hurrah ! ». « Hurrah ! » encore s’il ordonne aux troupes qu’il envoie en Chine de ne pas faire quartier. Et, au lieu de l’enfermer dans une maison de correction, on vogue vers la Chine pour exécuter ses ordres.

Ou bien, c’est Nicolas II, de nature modeste, qui commence son règne en déclarant à des anciens, hommes vénérables, que gérer leurs affaires selon leur désir, d’après le régime constitutionnel, n’est qu’un rêve insensé. Et les journaux qu’il lit, les hommes qu’il voit, l’approuvent et célèbrent ses louanges. Il propose un projet de désarmement universel, enfantin et illusoire, en même temps qu’il augmente le nombre de ses soldats, et on ne tarit pas d’éloges sur sa sagesse et sur ses vertus. Il offense et martyrise, sans nulle raison et sans la moindre nécessité, tout un peuple, les Finlandais, et il n’en est pas moins loué. Il organise enfin, en Chine, un carnage insensé, en contradiction avec son propre projet de paix universelle, et de tous côtés on vante à la fois ses triomphes sanguinaires et sa fidélité à la politique pacifique de son père.

Aussi, doit-on se demander ce qui se passe dans la tête et dans le cœur de ces hommes ? Aussi, peut-on dire que l’oppression des peuples et l’iniquité des guerres sont la faute ne d’Alexandre, ni de Guillaume, ni d’Humbert, ni de Nicolas, ni de Chamberlain, qui organisent ces meurtres, mais la faute de ceux qui soutiennent ces dispensateurs de la vie humaine. Aussi, ne sert-il de rien de tuer des Alexandre, des Nicolas, des Guillaume et des Humbert. Il faut simplement cesser de soutenir l’organisation sociale qui les produit. Or, le régime actuel n’est maintenu que grâce à l’égoïsme et à l’abrutissement des hommes, qui vendent leur liberté et leur dignité en échange de mesquins avantages matériels.

Telle est la conduite des hommes qui sont placés sur les degrés inférieurs de la hiérarchie sociale, en partie parce qu’ils sont abrutis par une éducation patriotique et cléricale, en partie en raison de leur intérêt personnel. De même agissent ceux qui se trouvent à un degré plus élevé dans la société, pour les mêmes causes, en vue des mêmes avantages, et au bénéfice de ceux qui sont placés encore plus haut. Ainsi, atteint-on les plus hauts degrés de l’échelle sociale, jusqu’aux personnes, - ou à la personne, - qui se trouvent au sommet du cône et qui n’ont, - ou qui n’a -  plus rien à acquérir ; pour ceux-ci, l’unique motif d’agir est l’ambition et la vanité, et ils sont à ce point abrutis et corrompus par leur pouvoir de disposer de la vie et de la mort de leurs semblables, par la courtisanerie et l’hypocrisie de leur entourage, que, tout en faisant le mal, ils sont absolument convaincus de leur rôle de bienfaiteurs de l’humanité.

Les nations, en sacrifiant leur dignité au profit de leurs intérêts matériels, produisent elles-mêmes des dirigeants qui ne peuvent se conduire, différemment. Pourtant, ces nations s’irritent contre leurs actes stupides ou méchants. Or, les châtier, c’est fustiger des enfants qu’on a d’abord pervertis.

La solution est donc bien simple. Pour faire disparaître l’oppression des peuples et les guerres inutiles, pour faire taire l’indignation contre ceux qui semblent en être les fauteurs, et pour qu’on ne les tue plus, il suffirait de peu : voir les choses telles qu’elles sont réellement, et les appeler par leur nom, savoir qu’une troupe en armes est un instrument d’assassinat, que l’organisation de l’armée, œuvre à laquelle président avec tant d’assurance les chefs d’Etats, est la préparation au meurtre ; que tout empereur, roi, ou président se rendre compte que sa fonction de chef de l’armée n’est nullement honorable, ni importante, comme le lui font croire ses courtisans, mais au contraire, nuisible et honteuse ; que tout honnête homme comprenne que le paiement de l’impôt affecté à l’entretien et à l’armement des soldats et, plus encore, que servir personnellement dans l’armée ne constitue pas un acte indifférent, mais bien immoral et honteux. Alors, le pouvoir des empereurs, rois et présidents, qui nous indigne tant et qui provoque leur assassinat, disparaîtra de lui-même. Il ne sert donc de rien de tuer les Alexandre, les Carnot, les Humbert et autres ; ce qu’il faut, c’est les convaincre qu’ils sont eux-mêmes des assassins, surtout ne pas leur permettre de tuer, ou refuser de tuer sur leur ordre.

Si les hommes ne le font pas, c’est simplement par ce que les gouvernements, mus par l’instinct de la conservation, les maintiennent dans un état d’hypnose. C’est pourquoi il faut chercher à faire cesser les assassinat commis par les chefs d’Etat et à mettre un terme aux tueries entre les peuples, non par d’autres assassinats, - car au contraire, ils ne font qu’accroître l’hypnose, - mais en provoquant le réveil qui détruira cette hypnose.

C’est là ce que j’ai tenté dans ce court article.

 

Mais, que l'hypnose est confortable !

Etre responsable de ses actes, c'est l'horreur à son paroxysme pour tout individu "bien éduqué", car il a myriades de raisons rationnelles et irrationnelles pour justifier ce cauchemar.

 

Il a existé et existe une multitude de faux guides, des guides de l'enfermement dans la spirale de la violence.

Les vrais guides, ceux qui démontrent que seuls l'amour et la non violence sont des solutions aux maux de l'humanité : Bouddha, jésus, Gandhi, Mandela.

Et ceux qui dénoncent la tyrannie des puissants et les vilenies du peuple se qualifiant d'irresponsable: La Béotie, Voltaire, Tolstoï.  

Voir, aussi, sur ce blog :

http://philo-du-futur.over-blog.com/article--esclavage-moderne-et-servitude-volontaire-43569585.html

 

La liberté implique la responsabilité.

Aujourd'hui, Raël exprime, clairement, ce "commandement" des religions : "Tu ne tueras pas", par une prise de conscience de ce qu'est le comportement d'un humain, réellement, civilisé :

"Je suis responsable de tout ce que je fais aux autres même si on me l'ordonne".

 

"Aucune cause ne justifie la souffrance ou la mort d'un être non violent, et même si la survie de l'humanité en dépendait, ceci ne justifierait pas d'exception".

 

"Vous les raëliens, si moi même demain je vous demandais de tuer quelqu'un pour faire avancer notre mouvement vous ne devez pas le faire. Mieux, si un Eloha lui même vous demandait de tuer un homme vous ne devriez pas le faire".

Voir : le livre de Raël : "Accueillir les Extraterrestres", http://fr.rael.org/home .

 

Je suis responsable de mes actes, même devant Elohim ou Dieu ( pour les croyants en Dieu), ce qui démontre la déficience de conscience d'Abraham : prêt à tuer son Fils, plutôt que de désobéir à son dieu.

Mais Abraham vivait à une autre époque, à l'époque des hommes abrutis faute de sciences (Jérémie X) !

Aujourd'hui nous avons le choix : de rester un abruti irresponsable de ses actes ou un homme avisé et conscient de lui même, responsable de tous ses actes !

Demain, s'il y a un tribunal, d'ici-bas ( nouveau tribunal de Nuremberg) ou de là-haut (jugement dernier), je ne pourrais pas dire : "je ne savais pas" !!!

 

 

Et ce que L. Tolstoï pensait de la religion :

vendredi 26 novembre 2010

Léon Tolstoï

Rediffusion du 22/06/2010.

Source : http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/2000ansdhistoire/

 

 

Paroles  de Tolstoï : L'église, depuis le 3° siècle n'est que mensonges, cruautés et impostures.

 

 

Archive sur phonographe enregistré en 1908, donné par Edison, la voix de Tolstoï, en Français, parlant de l'idée qu'il se faisait de la religion.

 

La religion n'est pas une croyance établie une fois pour toutes, une croyance aux phénomènes surnaturelles qui, soi disant, se produisirent autrefois, ni la croyance à la nécessité d'une certaine prière et de certains rites.

La religion est le rapport de l'Homme envers la vie éternelle, envers Dieu; rapport établi en accord avec la religion et la science contemporaine et qui seule pousse l'humanité en avant vers le but qui lui est assigné

L'Homme est un animal faible, misérable, tant que dans son âme ne brule  pas la lumière de Dieu.

Et quand cette lumière s'enflamme, l'Homme devient l'être le plus puissant au monde. Il n'en peut être autrement, parce qu'alors ce n'est plus sa force qui agit en lui, mais celle de Dieu.

 

"Le but qui lui est assigné" (à l'Homme)  : Faire de la science sa religion !

 

Tolstoï était un grand visionnaire !

 

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20 août 2010 5 20 /08 /août /2010 16:25

 

L’enquête ouverte sur l’Eglise virtuellement enterrée

METDEPENNINGEN,MARC; BELGA; DETAILLE,STEPHANE

Samedi 14 août 2010

La presse, comme les victimes de prêtres pédophiles (lire ci-contre) ont vécu vendredi une journée d’exception. Le parquet général de Bruxelles tout comme le parquet de première instance se sont refusés, dans un pacte de silence inédit, à révéler le contenu de l’arrêt rendu le matin même par la chambre des mises en accusations qui devait statuer sur la régularité de l’instruction et des perquisitions menées à l’encontre de l’archevêché de Malines-Bruxelles, du cardinal Danneels (ex-primat de Belgique) et de la Commission « abus sexuels commis dans le cadre d’une relation pastorale » le 24 juin dernier.

La porte-parole du parquet de Bruxelles, Estelle Arpigny, s’est réfugiée derrière le refus du juge d’instruction Wim De Troy pour éviter de révéler la substance de cet arrêt, susceptible d’anéantir l’instruction menée pour identifier des prêtres pédophiles et identifier d’éventuelles protections organisées par l’archevêché. Le parquet général, par la voix de son porte-parole, M. De Bruyn, s’est aligné sur la même attitude, refusant même de communiquer ce que fut l’attitude de son office lors de ses réquisitions.

Le parquet d’instance tout comme le parquet général ont laissé aux avocats de l’Eglise le soin de communiquer. Hier, à 16 h, l’avocat de la Conférence épiscopale et du cardinal Danneels, Me Fernand Keuleneer, a donc révélé que le parquet général de Bruxelles, dans une procédure intentée pour récupérer les biens saisis le 24 juin au palais épiscopal de Malines et au domicile privé du cardinal Danneels, avait requis devant la chambre des mises en accusations la nullité de ces saisies, frappées d’illégalité. Selon Me Keuleneer, ces perquisitions étaient excessives et excédaient la saisine du juge d’instruction, anéantissant ainsi toute utilisation de ces documents et objets emportés par la police. Selon lui, 140 m3 de documents avaient été saisis. Parmi eux, à l’entendre, « les condoléances adressées au cardinal à l’issue de la mort de son père en 1980, des correspondances consécutives au mariage du prince Philippe, des courriers échangés avec la famille royale, d’autres relatifs à des déplacements à Auschwitz ».

La saisie des dossiers des 475 victimes qui se sont signalées à la Commission présidée par le pédopsychiatre Adriaenssens serait elle aussi frappée de nullité, car le représentant de l’Ordre des médecins, requis pour ce genre de saisie, n’aurait été présent à Louvain que lors des perquisitions menées au matin du 24 juin et non l’après-midi, alors qu’elles se poursuivaient.

L’arrêt vendredi devrait intégrer ces réquisitions préalables du parquet général. Le juge Wim De Troy demeure saisi du dossier mais ne dispose plus, si le contenu de l’arrêt se confirme, que d’un dossier vidé de toute pièce probante, ce qui signifierait l’arrêt effectif de l’enquête.

« Les évêques de Belgique espèrent que les mesures de la chambre des mises en accusation continueront à restaurer la confiance envers tous ceux qui sont impliqués », a indiqué le nouveau porte-parole des évêques Jürgen Mettepenningen, se refusant à exprimer la satisfaction éventuelle du primat de Belgique Mgr Léonard et de ses évêques à l’annonce de ce dénouement judiciaire étonnant.

Le porte-parole des évêques s’est tout autant réfugié dans un prudent silence à propos de Mgr Danneels et de son implication alléguée de « couverture » par ses prélats de faits de pédophilie.

Hier matin, sur les antennes de la RTBF, le pédopsychiatre Adriaenssens et ex-président de la Commission mise sur pied par l’Eglise pour recueillir les plaintes pour abus sexuels « commis dans le cadre d’une relation pastorale » a affirmé que le cardinal Danneels avait bel et bien été mis au courant de faits de pédophilie commis par des prêtres. Le cardinal, a-t-il précisé, avait été mis au courant par des courriers adressés par une trentaine de victimes. Il n’y avait réservé que des suites dilettantes. Il devait rencontre ces familles des victimes à la fin juin pour s’expliquer sur son attentisme ; une rencontre qui a été annulée suite aux perquisitions menées et qui empêchait la Commission Adriaenssens de recontacter les victimes. Le rôle de Mgr Danneels, qui refuse de s’exprimer depuis le 24 juin, demeure le nœud crucial de cette affaire….

Dans un précédent article, nous affublions erronément Peter Rossel, des qualités de porte-parole de l’ex-évêque que de Bruges Roger Vangheluwe. Il n’en est rien.

La Commission veut publier les récits

L’ex-Commisson chargée de traiter les plaintes pour « abus sexuels dans le cadre d’une commission pastorale » s’apprête à publier les témoignages (anonymes) de dizaines de victimes qui se sont adressées à elle.

Privée de ses archives après les perquisitions massives du 24 juin, la Commission, présidée par le pédopsychiatre Adriaenssens, a retrouvé les coordonnées d’environ 200 victimes (sur 475 cas recensés). Elle leur a adressé le mail suivant : « Madame, Monsieur, Au cours des semaines écoulées, vous avez donné votre confiance à la Commission pour le traitement des plaintes pour abus sexuel dans une relation pastorale. Quatre cent septante-cinq personnes nous ont ainsi fait parvenir le récit souvent poignant de ce qu’ils ont subi dans leur jeunesse par les faits d’un prêtre, d’un Père ou d’un Frère. (…) Nous vous faisons dès lors parvenir en annexe ce que nous avons retrouvé de votre premier contact avec nous et comment nous le rendrions anonyme sans toucher à l’essentiel selon nous. Bien que la Commission ait été dissoute après avoir été rendue inutile, un rapport sur sa courte histoire et ce qui nous a frappés lors des premiers contacts dans ce travail, sera établi avec un groupe de travail restreint et rendu public. Nous souhaitons ouvrir ce rapport avec le plus grand nombre possible de témoignages tels qu’ils nous sont parvenus, nous pensons que la voix des victimes doit être écoutée. Pouvons-nous vous demander de consulter l’annexe et nous signifier votre accord concernant sa reprise comme telle dans le

rapport. Vous pouvez bien sûr adapter le texte comme vous le souhaitez, le développer ou le réduire. »

La publication de ce rapport, rassemblant plusieurs centaines de témoignages, devrait intervenir au cours de l’automne. Un problème semble cependant se poser : le professeur Adriaenssens et toute sa Commission ont démissionné de leur fonction et ne sont théoriquement plus en droit d’agir en son nom. Le porte-parole de la Conférence des évêques, Jürgen Mettepenningen, a indiqué vendredi que les évêques « réfléchissaient » à la création d’une nouvelle commission. Il ne s’est pas exprimé sur la légitimité de la publication de ces témoignages.

Luc, l’une des victimes de prélats alors qu’il était louveteau et écolier au début des années 50, a refusé cette publication qui rend compte, selon lui « d’une manipulation des victimes » par la Commission et l’Eglise.

Le vicaire général de Liège fulmine

Un éditorial publié dans « Le Soir » du 9 août, sous le titre « Les euros brugeois et la stratégie de l’Eglise » suscite une réaction tranchée du vicaire général de Liège, l’abbé Raphaël Collinet qui nous a adressé le courrier suivant dont nous publions des extraits :

« Roger Vangheluwe a versé de l’argent à sa victime. Quelle somme a-t-il versé ? Nul ne le sait. (…) Roger Vangheluwe a-t-il fait l’objet d’un chantage comme le laisse entendre Le Soir. A-t-il voulu réparer le tort qu’il avait fait subir à sa victime ? Nul ne le sait à ce jour. Et la question est esquivée par M. Metdepenningen (NDLR : auteur de l’éditorial disputé). Elle est à ses yeux “sans importance”. Importante elle l’est cependant. Car si Roger Vangheluwe a fait l’objet d’un chantage de la part de sa victime et de sa famille, comme le laisse entendre Le Soir, c’est que ceux-ci disposaient de la liberté de porter plainte, qu’ils en avaient l’intention, qu’ils ont préféré, par intérêt, monnayer leur silence. Comment, dès lors, M. Metdepenningen peut-il écrire que la victime et sa famille n’ont pas “osé” s’adresser à la Justice par peur d’être mis “au ban de la communauté catholique et familiale”. (…). Dans son édito, M. Metdepenningen atteint l’incorrection déontologique.

Voici qu’à partir d’un fait divers qui met en cause un individu, ex-évêque, coupable d’abus sexuel, il se permet de mettre en cause “l’attitude de l’Eglise catholique” qui “depuis des décennies” aurait convaincu les victimes d’abus sexuels de laver ces “vilenies en famille” plutôt que de “s’adresser à la Justice des hommes”. Rien n’est plus étranger à la vérité que ces affirmations. (…) M. Metdepenningen pousse plus loin la désinformation. Voilà qu’il veut que la plainte déposée par les “avocats de l’Eglise” participerait “de la même stratégie”. (…) C’est délirant et c’est de l’intoxication. »

Notre (courte) réponse :

Nous publions bien volontiers le courrier de M. l’abbé Collinet. Nous ne retirons pas une ligne de cet éditorial et le renvoyons aux déclarations du pape et de Mgr Léonard sur les silences de l’Eglise. Nous l’invitons aussi à revoir ce que fut dans son diocèse la gestion de l’affaire du curé de Kikempois. (M.M.)

Le juge De Troy, de la banque à l’instruction Le juge d’instruction Wim De Troy, qui a mené les perquisitions

Le juge De Troy, de la banque à l’instruction

Le juge d’instruction Wim De Troy, qui a mené les perquisitions massives au sein de l’archevêché de Malines-Bruxelles, est un magistrat expérimenté, décrit par ses collègues comme un « obstiné », parfois dédaigneux. Ses affidés lui réservent les qualités d’un juriste rigoureux, d’un jusqu’au-boutiste dans les dossiers dont il a la charge.

A 45 ans, Wim De Troy est juge d’instruction. Après un passage dans le privé (une banque), il est devenu magistrat au parquet de Bruxelles. Stagiaire chez le juge d’instruction Bruno Bulthé, il a repris, à la nomination de celui-ci au rang de procureur du Roi de Bruxelles, le cabinet, du rôle néerlandophone. Diplômé de la KUL, le juge De Troy a rejoint la magistrature debout (le parquet). Il se signala en assurant la communication du ministère public lors de l’affaire Joe Van Holsbeeck. En 2006, il passa du parquet au tribunal de première instance, présidant une chambre correctionnelle. (M.M.)

« Le même silence que l’Eglise »

Entretien

Rik Devillé, curé retraité de Buizingen, créateur de l’association « Droits de l’homme dans l’Eglise », avait recueilli et transmis au parquet quelque 300 plaintes pour abus sexuels commis par des prêtres, entre 1992 et 1998. Aujourd’hui, il ne cache pas l’agacement que suscite en lui la façon dont la Justice mène le dossier.

Comment les victimes vivent- elles toutes les péripéties qui, ces dernières semaines, ont émaillé la procédure ?

Toutes les réactions qui me parviennent disent pareil : « Hallucinant ! », « Incroyable ! », « Pas possible ! ». Ce qui se passe n’est pas normal, en effet. De quelque côté qu’elles se tournent, les victimes sont confrontées au même manque de respect. Après avoir, des années durant, subi le silence que l’Eglise opposait à leurs souffrances, elles sont confrontées, désormais, au mutisme de la Justice. Nous n’avons aucune information du côté des autorités judiciaires, hors celles que notre avocat, Me Van Steenbrugge, s’échine – souvent en vain – à obtenir. Et voilà que j’apprends, stupéfait, que la teneur de l’arrêt rendu par la chambre des mises en accusation n’a pas été divulguée à la demande du juge d’instruction De Troy ! Mais pourquoi ? Pourquoi ne peut-on rien dire ? La porte semblait ouverte : la Justice, se disait-on, s’est saisie de l’affaire, les choses vont avancer. Et puis… rien. Juste ce silence. Cette attitude ne peut que renforcer les victimes dans leur revendication : elles souhaitent la création d’une commission parlementaire. Il apparaît que c’est la seule façon pour elles d’avoir la parole et d’être reconnues.

Continuez-vous à enregistrer des plaintes ?

Oui, nous continuons d’en recevoir de nouvelles. Pas beaucoup, c’est vrai. Mais on peut comprendre les victimes qui, après avoir été éconduites à deux ou trois reprises par les instances auxquelles elles s’étaient adressées, hésitent à entamer de nouvelles démarches.

Et des menaces de mort ?

Cela ne s’est produit qu’à une seule reprise. Il ne faut pas exagérer…

Réaction

« Comme au temps de l’affaire Dutroux »

L’avocat Walter Van Steenbrugge, qui défend certaines victimes, est indigné par le silence des autorités judiciaires. « Mes clients, dit-il, sont parties civiles et ont demandé à plusieurs reprises d’être entendus par la chambre des mises. Le parquet général n’a lui-même pas jugé bon de réagir ou de reconnaître leur existence alors que le Code d’instruction criminelle stipule que les victimes ont le droit à l’information. On se croirait revenu au temps de l’affaire Dutroux, lorsque l’arrogance du pouvoir était à son apogée. »

 

 

Source du document : http://archives.lesoir.be/l-enquete-ouverte-sur-l-eglise_t-20100814-010UHW.html?queryand=p%E9dophilie+%E9glise+li%E8ge&firstHit=0&by=10&when=-1&sort=datedesc&pos=0&all=68&nav=1

 

 

Pendant ce temps là en France, à France Inter

8h00 mercredi 18 août 2010 le journal :

parmi les titres :

 "Belgique: Les effets dévastateurs des affaires de pédophilie dans l'église catholique; des croyants demandent à être débaptisés".

Puis à 8h10 le développement commence par :

" En Belgique le calvaire de l'église catholique après la révélation de plusieurs affaires de pédophilie ..."

 

 

Courrier email que j'ai envoyé à France Inter ... sans réponse !

 

Bonjour

Entendu ce matin mercredi 18 août 2010 à France Inter

08:00 : Le Grand Journal

Antoine SABBAGH

 

- Titre à 8h00 : Belgique: Les effets dévastateurs des affaires de pédophilie dans l'église catholique; des croyants demandent à être débaptisés.

- 8h11 :En Belgique le calvaire de l'église catholique après la révélation de plusieurs affaires de pédophilie ...

 

Les effets dévastateurs dans l'église catholique et le calvaire de celle-ci !!!

je suis pas sûr que radio Vatican aurait osé employer un tel vocabulaire.

les bourreaux des enfants vivraient un "calvaire" ainsi que l'organisation religieuse !

Et les enfants abusés, que vivent ils pour France Inter !?

Faut il croire que pour France Inter ce que vit actuellement l'église catholique est déplorable et que l'église catholique et le clergé sont bien à plaindre !?

Ces affaires n'auraient, sans doute, pas du être dévoilées.

Etant donné que je n'ai pas entendu à France Inter, au journal, que l'on déplorait le calvaire de l'église de scientologie lors de son procès récemment, lequel était pourtant pour une affaire moins grave que de la pédophilie, j'en conclus que comme dans la fable de la Fontaine, les animaux malade de la peste, selon que vous soyez puissants ou pas les jugements de cour (France Inter) vous rendrons blanc ou noir.

France Inter, un service public, oui, mais au service des puissants et de la religion dominante.

Intéressant aussi :l'association Nopedo avait été condamnée en 1ère instance en 2001 au profit de l'Archevêché de Liège, parce qu'elle dénonçait les actes de pédophilie dans l'église catholique de Belgique (méfaits passés et au présent).

Donc Chamfort est toujours d'actualité : En France (ou en Belgique), on laisse en repos ceux qui mettent le feu (pédophiles), et on persécute ceux (dénonciateurs de crimes) qui sonnent le tocsin.

Mais de ceci France Inter fait la grande muette.

Je vous laisse avec votre conscience de journalistes.

Sincères Salutations

Y.T.

 

 

Donc l'Eglise catholique à son calvaire, que la justice belge adoucie, et les enfants victimes de prêtres pédophiles continuent leur "chemin de croix" !!!

J'espère que les hommes(il n'y a que des hommes) du clergé catholique ne croient pas .. trop en Dieu, car s'ils y croient vraiment, je ne voudrais pas être à leurs places, je veux dire de leur conscience, mais là c'est peut être trop leurs demander !

 

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Published by lovyves - dans société
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8 août 2010 7 08 /08 /août /2010 07:35

Un scientifique propose un modèle d'univers sans Big Bang

Créé le 30.07.10 à 01h06 -- Mis à jour le 30.07.10 à 03h50

 

 

 

ESPACE - Il n'est pas le premier, mais ses théories sont examinées de près...

De notre correspondant à Los Angeles

On l'oublie parfois, mais le Big Bang n'est qu'une théorie. La plus complète, la plus acceptée, la plus probable au vu des observations, mais une simple théorie. Il en existe des dizaines d'autres, plus ou moins exotiques, pour expliquer la création de l'univers. Il y en a désormais une de plus, qui agite le petit monde de l'astrophysique.

Pas de début, ni de fin

Le modèle présenté par le cosmologiste taiwanais Wun-Yi Shu est jugé «fascinant» par la TechnologyReview du prestigieux MIT. Ici, pas de Big Bang, de début ou de fin à l'univers. Dans la théorie de Shu, le temps et l'espace «ne sont pas des entités indépendantes mais peuvent être converties de l'une à l'autre, à mesure que l'univers évolue». Le tout via un facteur: la vitesse de la lumière, explique TechnologyReview.

De même, masse et longueur sont interchangeables via un facteur de conversion lié à la constante gravitationnelle G et à la vitesse de la lumière. Shu résume: pendant l'expansion de l'univers, le temps est converti en espace, et la masse en longueur. Lors des phases de contraction, c'est l'inverse.

Les problèmes du Big Bang

Dans le modèle de Shu:

La vitesse de la lumière et la constante gravitationnelle ne sont pas... constantes. Elles varient au cours de l'évolution de l'univers

Il n'y a pas de début ni de fin à l'univers: pas de Big Bang, ou de Big Crunch (contraction) ni de singularité (point duquel tout partirait ou vers lequel tout convergerait)

L'univers connaît des phases d'accélération et de décélération

Wun-Yi Shu a testé sa théorie en observant une supernovæ et constaté qu'elle ne posait pas les problèmes du Big Bang. En effet, pour expliquer l'inflation cosmique, les scientifiques ont introduit le concept «d'énergie sombre» (à ne pas confondre avec la matière sombre ou noire). Cette forme d'énergie mystérieuse constituerait 70% de l'énergie totale de l'univers. Petit problème: personne ne sait exactement de quoi il s'agit, ni même si elle existe véritablement.

Faut-il pour autant jeter le Big Bang? Assurément pas. De nombreuses observations semblent valider le modèle. Le rayonnement cosmique (CMB) observé par le satellite Planck, est considéré par beaucoup de scientifiques comme «l'écho» du Big Bang. Le modèle de Shu n'explique pas cette observation, ni la structure du phénomène observé. Pour l'instant.

Philippe Berry

 

Source : http://www.20minutes.fr/article/586807/Sciences-Un-scientifique-propose-un-modele-d-univers-sans-Big-Bang.php

 

Voici comment se commente une révolution déterminante pour l'humain.

Par un petit article dans un journal d'actualité.

Pas de titre pour les revues scientifiques, pas de cinq colonnes à la une !

La fin du mythe d'un univers fini, étant à l'image, rassurante, de la pensée limitée de l'humain.

Mais le changement de paradigme ne se fait pas dans la joie et l'enthousiasme des scientifiques.

Car mettre au rebut ce que l'on a crû et enseigné pendant des décennies est très dur à l'ego des détenteurs du savoir !

Et, il est intéressant de remarquer la fin de l'article  : " Faut-il pour autant jeter le Big Bang? Assurément pas." !?

Bizarre !

Pourtant l'alternative est simple : ou cette nouvelle théorie remplace l'ancienne ou elle n'a pas fondement scientifique.

A moins que les critères scientifiques soient toujours dépendants de l'état et de l'ouverture d'esprit des scientifiques.

Quant à "l'écho " du big bang il est attribué au big bang, logique, il permettait de renforcer cette théorie, ceci étant une aubaine scientifique. Mais la réalité de cet "écho" quand est il si l'univers est infini?

Peut être de la communication consciente au niveau cosmique, comme les cellules du cerveau humain communiquent entre elles indépendamment de nos pensées.

Le vertige de l'infini !!!

Il était jugulé par nos ancêtres ...et encore beaucoup de nos contemporains par un dieu, le dieu infini avec toutes les qualités de l'infini!!!

Ou, par un univers fini à 15 milliards d'années lumières ... à la "lumière" de nos observations scientifiques.

 

Admettre que le temps ne passe pas, mais que nous passons dans le temps, dans l'infini; que tout est infini dans le temps et l'espace et cyclique (voir le symbole raëlien et des civilisations anciennes : http://fr.proswastika.org/page.php?2 ).

 

Les scientifiques confirment, à leur insu ?, les messages remis à Raël et ces messages nous préparent sereinement à comprendre, accepter et à être enthousiasme face la réalité de demain.

 

 

 

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