Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
23 janvier 2007 2 23 /01 /janvier /2007 09:03

Si les élections changeaient les choses, elles seraient interdites !!!

Repost 0
23 janvier 2007 2 23 /01 /janvier /2007 08:55
"Les blasphèmes qui montent en multitude de la terre ne sont pas lancés contre Dieu vrai, contre Dieu Amour. Ils sont lancés à la face des faux dieux, façonnés par les égoïsmes, les hypocrisies, les intérêts politiques. Le seul blasphème, c'est le blasphème contre l'amour"
Repost 0
Published by lovyves - dans Maximes
commenter cet article
22 janvier 2007 1 22 /01 /janvier /2007 21:09

Rien n’est sacré, seul le fait de pouvoir le dire est sacré !

 

 

Repost 0
22 janvier 2007 1 22 /01 /janvier /2007 21:05

Arrêt sur images de arrêt sur images  de Pierre Carles

http://lesogres.org/imprimer.php3?id_article=2592

 

 

Repost 0
22 janvier 2007 1 22 /01 /janvier /2007 21:02

Comment fonctionne le Monde !


la société du spectacle
  
 Guy Debord

Le vrai est un moment du faux ! (extrait)


à voir, pour changer nos paradigmes !


à lire : http://www.amazon.fr/soci%C3%A9t%C3%A9-du-spectacle-Guy-Debord/dp/2070394433

et à écouter : http://www.youtube.com/watch?v=oyhPAiWl_KU

 

 

 Voir aussi : http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Soci%C3%A9t%C3%A9_du_spectacle_(livre)

 

 

 

 

 

 

 

Repost 0
22 janvier 2007 1 22 /01 /janvier /2007 16:59

LE REVENU MINIMUM D'EXISTENCE

 

ARGUMENTS ET OBJECTIONS

 

L'allocation d'un revenu minimum d'existence, sans contre partie en travail, choque les mentalités. En effet“ la plupart des gens admettent difficilement qu'une rémunération soit attribuée à qui ne travaille pas, estimant que c'est là le plus sûr moyen de favoriser la paresse et de déresponsabiliser l'individu.

 

Cela choque notre base culturelle et nos mentalités.

 

Ne dit-on pas couramment : "tu gagneras ton pain à la sueur de ton front, tout travail mérite salaire la dignité vient du travail, qui ne travaille pas ne mange pas".

 

De fait, le revenu du travail est le moyen de contraindre au travail, et c'est ainsi que notre société a appuyé toute reconnaissance sociale sur un lien strict entre revenu et emploi. Mais si notre société s'est organisée en faisant du travail un emploi, progressivement l'emploi est devenu une marchandise et le "sans emploi" un chômeur sur la voie de l'exclusion.

 

Or ce type d'organisation s'éteint. Et notre société est emportée dans une mutation qui la métamorphose.

 

Notre façon antérieure d'envisager la vie devient caduque.

 

Expliquons en les raisons en partant du constat.

 

I/ LE CONSTAT

 

- Le travail rémunéré ne concerne qu'une tranche de la population

 

- La durée du travail ne cesse de diminuer Le travail devient de plus en plus précaire et intermittent

 

- Les revenus du travail n'assurent plus le financement de la protection sociale

 

- La dignité de l'homme n'est plus seulement liée au travail

 

1/ Le travail rémunéré ne concerne qu'une tranche de la population

 

Si l'on regarde la situation de la population française, sur 60 millions d'habitants il y a moins de 25 millions d'actifs, c'est à dire de personnes exerçant un travail rémunéré déclaré, les seules reconnues comme actives.

 

Si l'on regarde les classes d'âge, cela représente moins de 60% de la population en âge de travailler.

 

Compte tenu de l'abaissement de l'âge de la retraite, de l'allongement de la durée de la vie et de la scolarité, ce pourcentage ira en augmentant.

 

Par ailleurs, on estime que les 3/5 du travail productif échappent au salariat : travail au noir, travail domestique, éducation, autoproduction, bénévolat.

 

2/ La durée du travail ne cesse de diminuer

 

En 1830, la durée annuelle du travail était de 3.200 heures. Elle est tombée à 2800 heures au début du siècle et n'atteint plus aujourd'hui que 1700 H. Avec l'évolution du progrès technique qui croît en progression géométrique et l'amélioration de l'organisation et du management des entreprises, les réserves de productivité sont considérables. Dès lors, deux modèles de développement sont envisageables ; l'un privilégiant une croissance très forte pour avantager la consommation et la recherche de biens matériels ; l'autre, au contraire, mettant l'accent sur la qualité de la vie et le développement de l'être, option impliquant une augmentation du temps libre et la recherche d'une activité pleinement choisie.

 

Dans cette deuxième hypothèse, nettement préférable, la durée du travail diminuera encore de moitié dans un avenir relativement proche, le temps consacré au travail perdant progressivement la place prédominante qu'il occupe encore aujourd'hui.

 

3/ Le travail devient de plus en plus précaire et intermittent

 

Nous avons vécu jusqu'alors en faisant se succéder pour tous: études, emploi quasi garanti à durée indéterminée, puis retraite, le tout dans une sorte d'harmonie collective.

 

Or ce cycle de vie bien rythmé tend à disparaître.

 

Le travail devient de plus en plus intermittent, voire précaire, et les périodes d'emploi alternent avec des phases d'inactivité ou de formation; d'ailleurs chaque individu aura bientôt à apprendre plusieurs métiers dans sa vie. Il faut donc rompre le lien trop strict emploi revenu qui aliène l'homme au salariat et l'enferme dans ses contradictions : devoir travailler de façon quasi continuer alors qu'il devra en permanence affronter le changement.

 

4/ Les revenus du travail n'assurent plus le financement de la protection sociale

 

On le sait maintenant: le nombre de personnes à secourir allant en augmentant, il devient impossible de financer la protection sociale sur les seuls revenus du travail.

 

Il est dès lors indispensable de l'asseoir sur l'ensemble des richesses produites ou, au minimum, sur la totalité des revenus, ce qui enlève à ceux du travail leur quasi monopole en la matière.

 

5/ La dignité de l'homme n'est plus liée au seul travail

 

Elle est tout autant fonction du rôle social de la personne. C'est ainsi que Dominique Méda, dans son ouvrage "Le travail, une valeur en voie de disparition" distingue 4 formes d'activité: le travail de production,

 

la participation à la vie collective et associative

 

la vie familiale et amoureuse. Si participer à ces 4 activités est profondément humain, il ne l'est pas nécessairement d'être salarié.

 

Dans la Grèce antique et plus récemment chez nous avant la révolution le travail était considéré comme dégradant, voire servile. C'est pourquoi, les nobles ne travaillaient pas. En les obligeant à rentrer dans le rang, la révolution française a fait du travail une valeur unificatrice et libératrice. Mais le travail comme fonction unificatrice, n'est qu'une courte période dans l'histoire de l'humanité.

 

La référence au travail salarié, pour nécessaire qu'elle soit, ne peut donc servir d'unique critère d'intégration sociale dans une société en crise, où une frange croissante de la population se trouve marginalisée. De ce constat, l'instauration d'un revenu minimum d'existence se justifie donc, aussi bien pour la plus élémentaire justice sociale que pour des raisons économiques.

 

II/ L'IMPERATIF DE JUSTICE SOCIALE

 

Face aux mutations de notre société, on peut envisager deux attitudes.

 

La première est celle pratiquée dans les pays anglo-saxons plus particulièrement aux Etats Unis. Elle consiste à laisser le marché arbitrer. Puisque la demande de travail est supérieure à l'offre l'ajustement se fera par une baisse des salaires; ainsi tout le monde finira par trouver un emploi. Mais face à l'implacable loi du marché qui régit la création d'emploi et le niveau des rémunérations s'ajoute l'inévitable intermittence qu'exige les nouveaux modes de production. Sans aucun filet de sécurité“ la précarité place les demandeurs d'emploi dans une situation de concurrence effrénée, les obligeants à accepter des offres souvent très inférieures à leurs compétences“ si tant est qu'ils arrivent à trouver un emploi et ne se voient pas rejetés dans la misère et le désarroi moral par une trop longue période de chômage.

 

La deuxième attitude refuse cette éventualité et cherche à faciliter l'émergence d'une société dans laquelle l'homme aura sa juste placer afin qu'il vive en tant que personne humaine digne et respectée. Les progrès sociaux réalisés depuis deux siècles ne rendent pas cet objectif illusoire.

 

Dans une société ayant atteint le niveau de notre richesse, la plus élémentaire justice exige que tout individu appartenant à la communauté dispose, en toutes circonstances, d'un revenu suffisant lui permettant de se loger, de se vêtir et de se nourrir.

 

On ne vient plus aider celui qui se trouve en difficulté mais on part du principe que le citoyen parce qu'il existe, a droit à un revenu élémentaire qui vient, comme un filet de sécurité, le protéger contre les accidents de la vie.

 

Cette allocation ne demande aucune justification d'autant que, dans la pauvreté toute démarche a quelque chose de blessant et la dignité se réfugie dans le refus de demander. En cela le revenu minimum d'existence est un facteur d'intégration, car il est pour chacun la traduction monétaire de son appartenance à la communauté. Il concrétise le lien social devant exister entre tous les citoyens.

 

Ce revenu élémentaire inconditionnel assure à l'homme une nouvelle liberté. Il ne consacre plus la totalité de son temps à gagner sa vie. Il peut retrouver du temps à donner au sens de son existence. Il permet d'investir en l'homme, dans sa richesse, dans son potentiel de créativité. En lui assurant, quoiqu'il arrive, un minimum de capacité financière, c'est renforcer sa position face à ses employeurs c'est aussi lui permettre de mieux choisir ses activités sans mettre en péril sa vie familiale. Ainsi ses périodes d'études, de travail, de participation à des activités sociales collectives, éducatives, pourront plus aisément alterner et se combiner au cours de son existence.

 

III/ JUSTIFICATIONS ECONOMIQUES

 

Elles sont multiples et résultent des constats précédemment exposés.

 

1/ Tout individu crée un potentiel d'échange

 

Tout individu, de par son existence, crée un potentiel d'échanger indépendamment de son action propre. Ainsi le bébé quand il naît génère une activité économique: la clinique, le médecin les couches, le lait etc.

 

De cette activité qui rémunère les autres, il a un dividende à recevoir en tant que membre à part entière de la société.

 

Si on ne lui donne pas l'équivalent monétaire de son potentiel d'échange on le tue socialement et la société, par l'activité ainsi perdue en supporte également le coût.

 

2/ Le niveau de rémunération du travail n'est pas le fruit exclusif de l'effort de chacun

 

Considérons deux jumelles parfaites ayant reçu la même formation élémentaire mais l'une vivant en Europe du nord, l'autre en Afrique. A compétence et à travail équivalents et, pour un même effort, l'européenne dispose d'un niveau de vie très supérieur à l'africaine, simplement parce qu'elle bénéficie d'un environnement d'organisation sociale, de connaissances de modes de pensée, de réseaux et d'habitudes d'échanges qui conduisent à une productivité du travail très supérieure à celle que connaît l'Afrique.

 

En fait, la première jumelle hérite du fruit de l'effort des générations antérieures.

 

Or cet héritage de productivité ne peut être approprié seulement par quelques uns. Il appartient à la collectivité toute entière. Il doit donc bien être réparti par parts égales entre tous les citoyens d'un même pays.

 

3/ Le coût de la réduction du travail doit être supporté pour partie par la collectivité

 

Si, comme il est souhaitable on parvient dans un avenir plus ou moins proche à diminuer de moitié le nombre d'heures de travail, le coût horaire de l'heure travaillée va doubler pour un salaire mensuel supposé équivalent à celui d'aujourd'hui. Aucun inconvénient pour les activités mécanisables où un seul salarié suivra un nombre supérieur de robots assurant à sa place la production. Mais qu'en sera-t-il des activités pour lesquelles l'homme demeure indispensable, en particulier celles où prédominent le contact humain ? Leur coût doublant, elles risquent progressivement de sortir du secteur marchand, voire de disparaître - c'est ce qui se passe actuellement alors qu'elles sont si nécessaires à la qualité de notre vie. Voilà pourquoi au fur à mesure de la réduction de la durée du travail, une partie de l'éventuelle perte de salaire subie par le salarié, pour les heures ainsi supprimées, doit être compensée par la collectivité. C'est en quelque sorte le fruit de la production des robots à répartir par parts égales entre chaque individu.

 

Cette part est d'autant plus forte par rapport au montant du salaire que la perte de salaire qu'elle compense est plus faible. Elle avantage les emplois les moins qualifiés au bénéfice d'activités qui sinon, n'auraient pu trouver de débouchés rentables sur le marché.

 

4/ Le coût de la protection sociale doit être supporté aussi par l'ensemble de la collectivité

 

Il est devenu évident que le financement sera progressivement assuré par un prélèvement sur l'ensemble des richesses produites. En conséquence, la redistribution sociale doit bénéficier à l'ensemble des citoyens.

 

IV/ REPONSE AUX OBJECTIONS

 

1/ Le revenu minimum d'existence va inciter à la paresse

 

Quel que soit son mode de calcul, le montant du revenu minimum d'existence reste modeste. Il assure seulement à son bénéficiaire la possibilité de ne pas vivre dans la misère. Le bénéficiaire sera donc tout naturellement incité à travailler pour augmenter ses revenus et jouir d'un meilleur train de vie. En outre, le revenu minimum d'existence doit évoluer avec le Produit Intérieur Brut, à la hausse comme à la baisse. Ainsi, automatiquement régulé, si d'aventure chacun voulait se contenter du revenu minimum d'existence, sans chercher à multiplier les richesses par son activité le revenu global diminuerait et avec lui le montant du revenu minimum d'existence. Cette baisse pénaliserait en premier ceux qui, refusant de participer à l'effort collectif, se seraient contentés du seul revenu minimum d'existence. On peut aussi être certain que tous les autres feraient pression sur eux dans l'intérêt commun .

 

C'est une façon démocratique d'assurer la liberté, l'égalité, la solidarité.

 

En outre, comme il se cumule avec tout autre revenu, il évite l'effet de seuil de la protection sociale selon lequel, en dessous d'un certain niveau de revenu , il vaut mieux ne pas travailler pour éviter de perdre le bénéfice de son assistance.

 

2/ Distribuer une somme identique au riche et au pauvre est inéquitable

 

Cette objection est souvent avancée par ceux pour qui l'assistance de l'Etat doit revenir aux plus défavorisés.

 

Pourtant, comme le revenu minimum d'existence appartient à tous, chacun doit recevoir la même part. De ce fait il diminue la distance sociale entre les citoyens.

 

A l'Etat, il épargne toute bureaucratie allégeant ainsi son poids sur la productivité du pays“ et évite des discussions sans fin sur le choix des bénéficiaires.

 

En outre, le revenu minimum d'existence étant imposable, la majeure partie du revenu supplémentaire ainsi alloué aux riches sera absorbée par l'impôt alors que le pauvre en sera exonéré. Façon simple pour l'Etat de récupérer une partie des sommes distribuées aux moins nécessiteux.

 

3/ Le revenu minimum d'existence et de confort développe l'assistanat

 

Evidemment non, puisque chacun le touche et reçoit une somme identique. En cela il se distingue fondamentalement du RMI et des diverses aides à la personne qui s'inscrivent précisément dans la logique de l'assistanat, générateur de gaspillage et de fraude.

 

Le revenu minimum d'existence, au contraire, inaliénable et inconditionnel ne nécessite aucune enquête préalable.

 

Complété librement par des revenus d'activité, il n'incite donc pas à frauder et personne n'y trouve avantage à se maintenir dans une situation d'assistance.

 

Pour mieux le comprendre, considérons 4 joueurs de cartes. D'habitude les cartes sont distribuées au hasard si bien qu'en fonction des circonstances, l'un des partenaires pourra se trouver privé de toute carte maîtresse. S'il n'est pas doué pour ce jeu, il sera tenté de justifier ses mauvaises performances pal son manque de chance. Supposons alors que, sans modifier les règles du jeu l'on change le mode de distribution des cartes en donnant 1 as, carte la plus forte à chacun des joueurs, les autres cartes étant distribuées au hasard. Des lors chacun dispose obligatoirement d'une carte maîtresse lui assurant un minimum de chance.

 

Eh bien ces as représentent le revenu minimum d'existence et de confort.

 

Aucun individu en aucune circonstance ne peut donc se retrouver dépouillé de la moindre ressource. De plus, chacun la recevant aucun n'est favorisé ni pénalisé.

 

C'est en cela que réside l'équité et la fin de l'assistanat.

 

4/ Le revenu minimum d'existence et de confort accorde des droits sans rien exiger en retour

 

Le revenu minimum d'existence et de confort est un dû de la collectivité à chacun de ses membres. Cela étant rien n'interdit de l'assortir d'un service civique. En effet, malgré le progrès technique, il restera probablement dans nos sociétés une barre incompressible de travail non épanouissant, voire sale et servile. Si ces travaux sont indispensables à l'ensemble de la collectivité, qu'ils soient assurés par tous.

 

5/ Certains bénéficiaires du revenu minimum d'existence ne sauront pas utiliser leur temps libre

 

Cette objection concerne tout autant la réduction du temps de travail, phénomène historique, que l'instauration du revenu minimum d'existence. D'ailleurs, elle avait déjà été avancée lors de la mise en place des congés payés.

 

Elle traduit un mépris inacceptable vis à vis de l'homme supposé incapable de gérer son temps. Cette crainte peut être fondée si l'éducation se limite à l'unique enseignement d'un savoir faire, au détriment d'un savoir être alors que l'on doit tout autant apprendre à l'homme à s'épanouir, à développer son esprit critique et à apporter son intelligence et sa créativité au bénéfice des personnes qui l'entourent. En somme, enseigner comment occuper intelligemment et efficacement son temps libre.

 

6/ L'échec de l'expérience historique de Speenhamland au 18éme siècle préfigure l'échec probable du revenu minimum d'existence

 

Après la suppression de l'accès aux terrains communaux qui avaient permis jusque là aux plus pauvres une auto-production alimentaire, genre de revenu minimum d'existence en nature, les juges de Speenhamland décidèrent d'instaurer un complément de ressources à ces pauvres, Cette initiative gagne rapidement tous les villages, jusqu'à son abolition en 1834. Cette abolition est aujourd'hui considérée comme un échec par les adversaires du revenu minimum d'existence. En fait, il s'agissait plutôt de l'équivalent de l'actuel RMI. Si échec il y eut signifié par l'abolition il confirme plutôt l'impossibilité de considérer le RMI comme une solution permanente, mais seulement comme une mesure transitoire destinée à adoucir les rigueurs des transformations économiques et sociales. En l'occurrence, à partir du moment où l'industrie triomphante avait besoin de davantage de bras il fallait, à la demande des libéraux, favoriser le libre mouvement des campagnes vers les villes, freiné alors par l'allocation versée aux pauvres des villages.

 

7/ Le revenu minimum d'existence va déstabiliser les structures économiques et générer des comportements imprévisibles

 

Cette objection serait fondée si le revenu minimum d'existence était instauré d'un seul coup mais, tant pour des raisons financières (cf 8 ci-après) qu'économiques et psychologiques, son instauration sera progressive et s'échelonnera sur une durée minimale de 5 ans.

 

Ainsi, cette introduction sera accompagnée d'une suppression, elle aussi progressive, des allocations existantes, afin de ne pas introduire de fortes variations budgétaires, tant au niveau des citoyens que de l'Etat. Dans cette optique, le bénéficiaire d'allocations existant aujourd'hui les verrait diminuer en même temps que son montant du revenu minimum d'existence augmenterait, le total restant constant. Il n'aurait donc pas de variation dans ses revenus. En revanche, dans un premier temps, ceux qui ne bénéficient d'aucune allocation conditionnelle verraient leur revenu augmenter.

 

8/ Ce projet utopiste ne peut pas être financé

 

Sur la base d'une allocation de l'ordre de 3.000 F/mois (450 euros) pour un adulte et réduite de moitié pour les mineurs ( soit une allocation mensuelle de 9.000 T ou 1.350 euros pour une famille de 2 enfants), on obtient :

 

 

Milliards de Francs

 

Milliards d'Euros

 

Coût total pour la nation

 

2.000

 

30

 

Economie sur les prestations auxquelle le revenu d'existence se substitue

 

1.500

 

225

 

Economie sur les frais de gestion du système existant

 

100

 

15

 

Reste à financer

 

400

 

60

 

Pour un budget de l'Etat de l'ordre de 1.600 milliard de francs ( 240 euros) avec un PIB de 8.000 milliards (1.200 euros) le solde à financer ne peut évidemment être couvert par l'impôt dès la 1ère année. Mais la réforme sera progressive, s'échelonnera sur une durée minimale de 5 ans et sera initiée par un recours à la création monétaire durant sa phase de mise en œuvre, en application de la politique monétaire active au service de l'économie (cf chapitre consacré à ce sujet). Pour satisfaire aux contraintes imposées par le traité de Maastricht, cette création se fera par le biais d'un emprunt à durée illimitée et à taux d'intérêt modique au bénéfice des citoyens, imposé au système bancaire. Il correspondra pour les 5 premières années à un montant total de : 80+160+240+320+400= 1.200 milliards de francs ou : 12+24+36+48+60 =180 milliards d'euros.

 

Cette injection de monnaie stimulera l'activité économique dont les potentiels productifs sont encore largement sous employés (taux de chômage proche de 10%), assurant ainsi une croissance du PIB de l'ordre de 3 à 4% en moyenne. Dès la 6ème année le PIB supérieur à 10.000 milliards de francs (1.500 euros) permettra de financer le revenu d'existence par l'impôt, sans augmentation du taux de prélèvement, le budget de l'Etat ramené au PIB restant constant ( 240/1.200 = 300/1.500). Durant la phase de mise en œuvre, à taux de prélèvement constant, la croissance du PIB apportera à l'Etat un supplément régulier de ressources, à même de réduire son endettement, augmentant d'autant ses marges de manoeuvre pour le financement de projets d'intérêts collectifs. Parallèlement, le supplément de pouvoir d'achat généré par le revenu d'existence permettra une modération salariale, de nature à placer les entreprises en position compétitive sur un marché en expansion.

 

Ultérieurement, le montant alloué au titre du revenu minimum d'existence devra croître avec l'augmentation du PIB et ira de pair avec la réduction de la durée du travail, assurant ainsi progressivement à tous un revenu décent, davantage de temps libre, donc une meilleure qualité de vie.

 

V/ LES AVANTAGES

 

Ils sont multiples Mentionnons les plus marquants.

 

1/ Le revenu minimum d'existence et de confort supprime toute bureaucratie

 

En effet, distribué de la naissance à la mort, sans autre justification que d'appartenir à la communauté, il ne nécessite ni enquête préalable, ni instruction, hormis la fourniture de l'acte de naissance puis de l'acte de décès de son bénéficiaire.

 

Alimenté par un virement automatique à un compte en banque ouvert au nom de chaque titulaire sa gestion a un coût négligeable et son montant global pour la collectivité est aisément estimable. En outre, comme il se substitue à la totalité des aides à la personne, excepté les indemnités pour incapacités physiques, la simplification administrative en résultant est considérable.

 

2/ Le revenu minimum d'existence allège le coût du travail

 

Si l'on décide que le revenu minimum d'existence progressif au minimum sur cinq ans compense à due concurrence les augmentations de salaires à venir, le coût du travail pour l'entreprise est progressivement réduit d'autant.

 

Si, de même on lie son instauration à la nécessaire réduction de la durée du travail, les deux réformes s'épaulant mutuellement les sommes allouées au titre du revenu minimum d'existence viendront pour partie compenser les diminutions de salaires imposées à certaines catégories de salariés par suite de la réduction des horaires.

 

3/ Le revenu minimum d'existence assure une parfaite égalité dans son mode de distribution

 

En cela, il manifeste concrètement une égalité fondamentale entre tous les citoyens et apporte à chacun le témoignage concret de son appartenance à la communauté; l'égalité parfaite entre le droit des femmes et celui des hommes devient réalité.

 

Cette égalité joue également en faveur de la famille qui se voit ainsi fortement protégée dès lors qu'une tutelle ad hoc est instaurée pour protéger les mineurs d'éventuels abus parentaux.

 

Elle trouve également un prolongement heureux dans l'aménagement du territoire, les personnes les plus touchées par la crise et vivant dans des banlieues surpeuplées ayant alors avantage à retourner à la campagne, où la vie y est moins chère.

 

4/ Le revenu minimum d'existence assure une meilleure transparence et une plus grande stabilité du pouvoir d'achat

 

Comme il se substitue à la multiplicité des aides allouées à la personne, la collectivité connaît parfaitement le mode de redistribution de ses ressources qui en outre, limite les passe-droits et les avantages particuliers. De plus, le pouvoir d'achat régulier qu'il apporte réduit d'autant l'amplitude des variations conjoncturelles

 

5/ Le revenu minimum d'existence libère l'individu et développe son esprit d'initiative

 

Pour l'individu, la certitude de disposer d'un revenu garanti en toutes circonstances change profondément son comportement, par le sentiment de sécurité que cela lui apporte. La régularité du versement, notamment, l'autorise à prendre certains risques, à mieux choisir ses activités et à mieux les répartir.

 

Rappelons à ce propos les résultats d'une expérience conduite en Alsace en 1994 entre deux groupes de Rmistes, l'un à qui on accorde le RMI pendant deux ans, sans conditions, l'autre soumis aux contraintes légales.

Le premier groupe, assuré d'une sécurité sur une certaine durée, a vu ses membres se prendre en charge chercher un logement, faire des projets d'avenir, Le second au contraire, a conservé l'attitude passive que l'on déplore trop souvent aujourd'hui. Exemple frappant qui montre que la sécurité, par la permanence d'un revenu, change radicalement la perception de notre avenir, de nos possibilités d'insertion et de notre engagement dans l'économie.

6/ Le revenu minimum d'existence n'obéit à aucune idéologie

En soi, le revenu minimum d'existence ne présuppose aucune idéologie. L'idéologie ultra libérale aussi bien que néo collectiviste peuvent se construire sur la base de cette proposition. Elle vient nous rappeler non seulement notre appartenance au même corps social, mais aussi qu'à ce titre nous formons une entité à considérer dans sa globalité quels que soient les individus qui la composent, leurs situations personnelles, leur âge, leur sexe. En cela, le revenu minimum d'existence est un facteur de paix sociale.

7/ Le revenu minimum d'existence permet une ouverture sur l'Europe sociale et sur le monde

Si l'initiative du revenu minimum d'existence venait de l'Europe, sa mise en oeuvre en serait accélérée et renforcerait l'union européenne. Ce serait les premiers pas de l'Europe sociale, encore si négligée et pourtant tellement souhaitable.

Etendu à l'ensemble des pays en voie de développement, le revenu minimum d'existence pourrait modifier radicalement notre assistance à ces pays usurpée par quelques clans de profiteurs. Il suffirait de prendre la quantité d'aide internationale et de la redistribuer simplement en pluie, sous la forme d'un revenu minimum d'existence et de confort à tous.

Même si elle ne s'élevait qu'à un dollar par habitant, cette nouvelle forme d'allocation changerait radicalement les données de la lutte contre la misère dans le monde.

Evidemment, le revenu minimum d'existence, à lui seul, ne peut prétendre guérir tous les maux dont souffre la société. Pour autant, il n'en constitue pas moins un des fondements essentiels des réformes à entreprendre.

Repost 0
Published by lovyves - dans société
commenter cet article
21 janvier 2007 7 21 /01 /janvier /2007 15:30

Quelques idées pour communiquer dans le respect de soi et de l'autre

L’élan du cœur

  

 

Aux sources de la communication non violente

 

 « Ce que je cherche dans la vie, c’est la bienveillance, un échange avec autrui motivé par un élan du cœur réciproque » M. B. R.

 

 

  

La CNV : un mode d’expression et d’écoute qui nous conduit à la générosité.

 

 Apprendre à diriger son attention

 Nous percevons nos relations sous un jour nouveau lorsque nous utilisons la CNV pour entendre nos besoins profonds et ceux des autres.

Dirigeons le faisceau de notre conscience à l’endroit qui peut nous livrer ce que nous recherchons.

 

 

La  démarche de la CNV

1 observation : j’observe un comportement concret qui affecte mon bien être

2 sentiments : je réagis à ce comportement par un sentiment

3 besoins :     je cerne les désirs, besoins ou valeurs qui on éveillé ce sentiment

4 demandes : je demande à l’autre des actions concrètes qui contribuent à mon bien être

 

 

 

Les 2 phases de la CNV :

 1 exprimer notre sincérité en utilisant les 4 composantes (sincérité = ce qui m’anime, =/= ce que je pense de l’autre)

2 écouter avec empathie en utilisant les 4 composantes.

 

 La CNV suscite qualité d’écoute, respect et empathie, et faire naître un courant de générosité réciproque.

 

 

 

Quand la communication entrave la bienveillance :

« Ne vous posez pas en juge afin de n’être pas jugé ; car c’est de la façon dont vous jugez qu’on vous jugera » Matthieu 7.1

 

 

 

 Certaines façons de communiquer nous coupent de notre bienveillance naturelle.

Jugements moralisateurs :

Dans le monde des jugements, notre intérêt se porte sur qui est quoi.

Notre analyse d’autrui est en fait l’expression de nos propres besoins et sentiments

Cataloguer et juger autrui favorisent la violence

 

 Faire des comparaisons :

 Les comparaisons sont une forme de jugement (comparaison n’est pas raison).

  

Refus de responsabilité : Notre langage nous empêche de voir clairement notre responsabilité personnelle.

                                   Nous pouvons remplacer le langage impliquant une absence de choix par un langage qui reconnaît le choix. Nous sommes dangereux quand nous ne sommes pas conscients que nous sommes responsables de nos actes, de nos pensées et de nos sentiments.

 

 

 

Autres formes de communication aliénante :

 

 

 

Il n’est pas de notre pouvoir de faire quelque chose à quelqu’un.

Penser à « qui mérite quoi » bloque la communication emphatique.

La communication aliénante a des racines philosophiques et politiques très profondes.

L’une des formes de communication aliénante consiste à utiliser des jugements moralisants qui impliquent que ceux dont le comportement ne correspond pas à nos valeurs ont tort ou sont mauvais.

Une autre caractéristique de ce type de communication consiste à communiquer ses désirs sous formes d’exigences.

 

 

 

 

 

 

Observer sans évaluer :

 

 

« Observer ! Peu de choses sont plus importantes, plus religieuses que cela » F. Buechner

 

 

Lorsque nous amalgamons observations et évaluation, notre interlocuteur risque d’entendre une critique.

Selon J. Krishnamurti : observer sans évaluer est la plus haute forme de l’intelligence humaine.

 

 Exemple de communication où sont mêlées observation et évaluation :

 

 

 

1 Emploi du verbe être sans indiquer qu’il s’agit d’un jugement : tu es trop généreux

2 Emploi de verbes à connotation évaluative : Pierre traîne dans son travail

3 Propension à considérer notre évaluation des pensées, sentiments, intentions ou désirs d’autrui comme seule possible : Elle ne rendra pas son travail

4 Confusion entre prédiction et certitude : si tu prends pas des repas équilibrés, tu auras des problèmes de santé ;

5 Emploi de références trop vagues : les immigrés ne savent pas entretenir leur jardin

6  Emploi de mots exprimant l’aptitude ou l’inaptitude à agir, sans indiquer qu’in s’agit d’un jugement : Jacques est un mauvais footballeur

7 Emploi d’adverbes ou d’adjectifs sans indiquer qu’il s’agit jugement : Paul écrit très mal.

 

 

 

 

 

 

Identifier et exprimer les sentiments :

 

 

 

 

 

 

Le coût des sentiments non exprimés

 

 

Exprimer nos sentiments.

 

 

Exprimer notre vulnérabilité peut aider à résoudre des conflits.

 

 

 

Distinguer les sentiments des interprétations mentales :

 

 

 

Faire une distinction entre sentiments et pensées (le verbe sentir, est plutôt l’expression de nos pensées que de nos sentiments).

Faire une distinction entre ce que nous ressentons et ce que nous pensons être.

Je pense : je me sens vraiment nul à la guitare.

Sentiment : je suis déçu par mes talents de guitariste.

 

 

 

Faire une distinction entre ce que nous ressentons et notre interprétation des réactions ou comportements d’autrui à notre égard.

 

 

 

Développer un vocabulaire affectif :

 

 

 

Les mots je me sens bien ou mal sont trop vagues, ils empêchent à notre interlocuteur de voir précisément notre ressenti.

 

 

 

 

  

 

Prendre la responsabilité de ses sentiments

 

 

« Les gens sont troublés non par les choses, mais par l’image qu’ils s’en font ».

 

 

 Entendre un message négatif :

 Les actes d’autrui peuvent être le facteur déclanchant, mais jamais la cause de nos sentiments.

Quatre choix :

1° Se sentir fautif en y entendant un reproche et une critique

2° Rejeter la faute sur l’autre

3° Percevoir nos sentiments et nos besoins

4 Chercher à percevoir les sentiments et les besoins de l’autre ;

 

 Savoir relier notre sentiment à un besoin : «  je me sens … parce que j’aimerais … ».

Identifier les besoins qui découlent de nos sentiments.

 

 

 

Les besoins qui sont à l’origine de sentiments

 Les jugements portés sur autrui sont des expressions détournées de nos propres besoins inassouvis.

Si nous exprimons nos besoins, nous augmentons nos chances qu’ils soient satisfaits.

 

 Exprimer ses besoins ou les taire : Quel est le plus douloureux ?

 Si nous n’accordons pas de valeur à nos besoins, les autres ne leur en accorderons peut être pas davantage.

 

 De l’esclavage affectif à la libération affective

 

 

 Pour y parvenir : 3 phases

1° L’esclave affectif : nous nous croyons responsables des sentiments d’autrui.

2° la phase exécrable : nous éprouvons de la colère ; nous ne voulons plus endosser la responsabilité des sentiments d’autrui.

3° la libération affective : nous prenons la responsabilité de nos intentions et de nos actes.

 

  

 

 

 

 Demander ce qui contribuerait à notre bien être

Demander clairement des actes positifs et concrets :

 Formuler nos demandes en « langage d’action positif ».

Les demandes formulées dans un langage d’action clair, positif et concret révèlent ce que nous voulons vraiment.

Un langage imprécis sème la confusion.

La dépression est la récompense que nous obtenons pour notre conformité. (enfants, adultes « modèles » = déprime).

 

 

 

Formuler une demande consciemment

 Notre interlocuteur peut ne pas comprendre ce que nous voulons de lui lorsque nous exprimons uniquement nos sentiments.

 

 Nous sommes souvent pas conscients de notre demande.

Les demandes qui ne sont pas accompagnées des sentiments et des besoins de celui qui parle peuvent être entendues comme des exigences.

Plus nous sommes au clair avec ce que nous voulons en retour, plus nous avons de chances de l’obtenir.

 

 Demander un retour

 Pour nous assurer que le message que nous avons émis est bien celui qui a été reçu, demander à notre interlocuteur de nous le restituer.

Remercier votre interlocuteur lorsqu’il s’efforce de restituer votre message.

Manifester de l’empathie à l’interlocuteur qui ne veut pas restituer le message entendu.

 

 

 

Demander de la sincérité :

 

 

 Après avoir pris le risque d’exprimer nos sentiments et nos besoins, nous voulons souvent savoir :

a) ce que notre interlocuteur ressent

b) ce qu’il pense ; ou …

c) s’il est disposé à entreprendre une action spécifique.

 

 

 

Adresser une demande à un groupe

 

 

 Dans un groupe, on perd beaucoup de temps lorsque les intervenants ne sont pas sûrs de ce qu’ils attendent des autres.

 

  Demandes et exigences

 Lorsque notre interlocuteur entend une exigence, il ne voit que deux choix : la soumission ou la révolte ;

Notre interlocuteur exprime t’il une demande ou une exigence, On le voit à la façon dont il accueille une réponse négative.

C’est une exigence s’il porte alors une critique ou un jugement.

C’est une exigence s’il essaie de culpabiliser l’autre.

C’est une demande s’il manifeste de l’empathie pour les besoins de l’autre.

 

 

 

Définir l’objectif derrière notre demande

 

 

 

Notre objectif est d’établir une relation fondée sur la sincérité et l’empathie.

 

  

Recevoir avec empathie

  

Les 2 parties de la CNV : 1° s’exprimer avec sincérité. 2° accueillir avec empathie.

 

 

 

La présence : ne te contente pas d’agir, sois là

Empathie : vider l’esprit et écouter de tout son être.

Demander avant d’offrir conseils ou propos rassurants.

L’approche intellectuelle entrave l’empathie.

 

 Ecouter les sentiments et les besoins

 Quoi que disent les autres, n’entendre que :

a) ce qu’ils observent

b) leurs sentiments

c) leurs besoins

d) ce qu’ils demandent.

 

 Ecouter ce dont nos interlocuteurs ont besoin plutôt que ce qu’ils pensent de nous.

 

 Paraphraser :

 Reformuler ce que l’on a compris par une question.

Lorsque nous demandons des informations, commencer par exprimer les sentiments et les besoins qui nous motivent.

Paraphraser les messages qui comportent une forte charge émotionnelle.

Paraphraser seulement quand cela contribue à plus de bienveillance et de compréhension.

Derrière les messages intimidants, il y a simplement des individus qui nous prient de satisfaire leurs besoins.

Une message difficile devient une occasion de contribuer au bien être de quelqu’un.

Paraphraser fait gagner du temps. (questionner sur le besoin d’autrui, pas sur ce qu’il dit)

 

 

 Maintenir l’empathie

 En restant dans une attitude empathique, nous permettons à notre interlocuteur de plonger plus profondément en lui-même.

Nous savons que l’autre a reçu suffisamment d’empathie lorsque :

a) nous ressentons un relâchement de tension, ou

b) le flux de parole s’arrête.

 

 La douleur, obstacle à l’empathie

 

 

 

Nous avons besoin d’empathie pour en donner. Quand nous sommes sur la défensive, nous avons besoin de :

-          arrêter de respirer et faire un retour sur nous-mêmes

-          hurler en CNV, exprimer avec force ce que nous avons en nous.

-          se retirer, pour nous donner un temps de réflexion.

 

 

 

 

  

 

Le pouvoir de l’empathie

  

L’empathie qui guérir

 

 

 

L’empathie nous permet de « percevoir notre univers sous un jour nouveau et d’aller de l’avant ».

Ne te contente pas d’agir …

Il est plus difficile de manifester de l’empathie à ceux qui paraissent détenir plus de pouvoir que nous, avoir davantage de moyens ou un statut plus élevé.

 

 

 

L’empathie et la capacité d’être vulnérable

 

 

 Plus nous témoignons d’empathie à l’autre, plus nous nous sentons en sécurité.

Nous en disons beaucoup en cherchant à entendre les sentiments et les besoins d’autrui.

 

 

 

L’empathie pour désamorcer le danger

 

 

 Etre empathique plutôt que répliquer « mais » à une personne en colère.

Lorsque nous écoutons leurs sentiments et leurs besoins, nous ne voyons plus les individus comme des monstres.

Il peut être très difficile d’être empathique avec ceux qui nous sont le plus proches.

Répondre à un refus avec empathie nous évite de le prendre mal.

 

 L’empathie pour redonner vie à une conversation

 Pour redonner vie à une conversation, interrompre de façon empathique.

Les propos qui ennuient l’auditoire ennuient aussi l’orateur.

L’orateur préfère être interrompu plutôt que l’on fasse semblant de l’écouter.

 

 L’empathie pour le silence

 L’empathie pour le silence ; écouter les sentiments et les besoins de celui qui se tait.

Le secret de l’empathie réside dans notre capacité à être présent.

 

  

  

Exprimer pleinement la colère

Tuer est un acte trop superficiel.

 

 

 Différencier la cause et le facteur déclanchant

 

 

 Nous ne sommes jamais en colère à cause de ce que les autres disent ou font.

La confusion entre cause et facteur déclanchant entretient la culpabilité.

La cause de la colère réside dans la pensée. Dans des pensées de faute et de jugement.

 

 

 

Toute colère a une fonction vitale

 

 

 Lorsque nous jugeons autrui, nous contribuons à la violence.

Utiliser la colère pour alerter notre attention (besoin inassouvi chez soi).

La colère accapare notre énergie et la détourne vers des actions punitives.

 

 Facteur déclanchant et cause : la confusion peut être tragique

 Lorsque nous prenons conscience de nos besoins, la colère cède la place à des sentiments qui servent la vie.

La violence naît de la croyance que d’autres sont la cause de notre douleur et méritent par conséquent d’être punis.

Lorsque nous entendons un message difficile, souvenons-nous des 4 choix possibles :

1° nous sentir fautif

2° rejeter la faute sur l’autre

3° chercher à percevoir nos sentiments et nos besoins

4° chercher à percevoir les sentiments et les besoins de l’autre.

 

 Juger les autres débouche sur des prophéties qui se réalisent d’elles-mêmes.

 

  

Exprimer la colère en quatre temps

 Les étapes de l’expression de la colère :

1° s’arrêter de respirer

2 identifier les jugements qui occupent nos pensées

3° retrouver le contact avec nos besoins

4° exprimer nos sentiments et nos besoins inassouvis.

 

 Offrir d’abord de l’empathie

 Mieux nous entendons les autres et mieux ils nous entendront.

Rester conscients des pensées violentes qui nous viennent à l’esprit, sans les juger.

Lorsque nous entendons les sentiments et les besoins de l’autre, nous renouons avec l’humanité qui nous est commune.

Ce dont nous avons besoin, c’est que l’autre entende vraiment notre souffrance.

Les gens n’entendent pas notre douleur lorsqu’ils croient avoir été pris en faute.

 

 

 

Prendre son temps

 S’entraîner à traduire chaque jugement en besoin insatisfait.

Prendre notre temps.

 

 

  

 

 L’usage de la force dans un but de protection

 Lorsque le recours à la force est inévitable

Distinguer l’usage protecteur de l’usage répressif de la force.

 

 

 L’intention de la force

 Les deux usages de la force : protecteur et répressif

L’intention de l’usage protecteur de la force est seulement de protéger et non de punir, accuser ou condamner.

 

 

 

Exemples de force répressive

 La peur du châtiment corporel empêche l’enfant de percevoir la bienveillance inhérente aux exigences de ses parents.

Les étiquettes défavorables sont aussi des punitions, de même que la privation de certains privilèges.

 

 

 Les coûts de la punition

 Lorsque nous craignons d’être punis, nous ne pensons plus qu’aux conséquences au lieu de nous centrer sur nos propres valeurs.

La crainte de la punition compromet l’estime de soi et de la bonne volonté.

 

 

 Les limites de la punition révélées par 2 questions

 

 

 1° question : que voudrais je que cette personne fasse ?

2° question : quelle motivation voudrais je que cette personne ait pour le faire ?

 

 

 

L’usage préventif de la force à l’école

 Séparer les élèves qui veulent travailler des autres ; ouvrir une clase à « ne rien faire »  (occupations libres).

 

  

  

Se libérer et apporter un soutien à autrui

  

L’humanité a dormi, et dort encore, bercé par les joies étroites et confinantes de ses amours fermés. (T. de C.)

 

 

 S’affranchir des anciens conditionnements

 Nous pouvons nous affranchir du conditionnement culturel.

 

 Résoudre les conflits intérieurs

 Savoir entendre nos sentiments et besoins, et les accueillir avec empathie, peut nous libérer de la dépression.

  

Le langage brise rêves

 Reconnaître les choix cachés dans tout ce qu’on fait « parce qu’il le faut ».

 

  

Soigner notre environnement intérieur

 Nous centrer sur ce que nous voulons faire plutôt que sur ce qui s’est mal passé.

Désamorcer le stress en nous mettant à l’écoute de nos sentiments et de nos besoins.

Désamorcer le stress en dirigeant notre empathie vers autrui.

 

  

Remplacer le diagnostic par la CNV

 J’ai manifesté de l’empathie à mes clients au lieu de me livrer à des interprétations ; je me suis ouvert à eux plutôt que de poser des diagnostics à leur sujet.

 

  

  

Exprimer sa reconnaissance

 

L’intention du remerciement

 Les compliments sont souvent des jugements d’autrui, tout positif soient ils.

Manifester notre appréciation pour le plaisir et non pour manipuler.

 

 Les 3 composants d’un remerciement

 

 Dire « merci » en CNV : « voici ce que tu as fait ; voici ce que je ressens ; voici le besoin qui chez moi été satisfait ».

 

 Recevoir un remerciement

 Recevoir l’appréciation sans sentiment de supériorité ni fausse modestie.

 

  

La soif de reconnaissance

 Nous avons tendance à remarquer davantage ce qui ne va pas que ce qui va bien.

 

 Surmonter la réticence à dire sa reconnaissance

 Imagination souvent fausse et négative.

 

  

 

 

Le processus de la Communication Non Violente

 

 

 Exprimer sincèrement ce qui se passe en moi sans faire de critique ni de reproche.

Recevoir avec empathie ce qui se passe en l’autre sans entendre critique ni reproche

 

 Demander clairement ce qui pourrait contribuer à mon bien-être, sans y mettre d’exigence

Recevoir avec empathie ce qui pourrait contribuer à son bien-être sans entendre la moindre exigence.

 

  Extrait du livre « les mots sont des fenêtres »  M. B. Rosenberg

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by lovyves - dans philo-du-futur
commenter cet article

Présentation

  • : Philo Futur Raël
  • Philo Futur Raël
  • : Philosophiquement, religieusement et politiquement incorrect ! Seul l'impensable mérite mon attention !
  • Contact

Recherche