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13 mai 2007 7 13 /05 /mai /2007 07:20

 

Le pape presse l'église brésilienne de relever le défi des évangéliques

L'érosion du nombre des catholiques ? La faute, selon lui, à un "manque d'évangélisation". Les évêques n'iraient pas au bout de leur mission pastorale. Ils sont donc fermement invités à s'occuper "des personnes les plus vulnérables au prosélytisme agressif des sectes, incapables de résister aux assauts de l'agnosticisme, du relativisme et du laïcisme". Le pape évoque ici"les baptisés non suffisamment évangélisés, facilement influençables, parce que leur foi est fragile".

Source :

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3222,36-909272@51-893051,0.html

Le pape reproche t'il aux autres (sectes) ce qu'il veut faire ?

La "religion" catholique serait elle la seule à posséder le droit à l'évangélisation, au prosélytisme (agressif pour les autres) ?

Et les baptisés (catholiques) seraient ils des faibles d'esprit ?

!!!

Si je comprends bien : baptisés catholiques rendraient faible d'esprit , s'ils ne sont pas constamment évangélisés (endoctrinés!!!).

Conclusion : le pape nous permet d'avoir une définition précise d'une secte :

La secte c'est la religion des autres.

Et dire que je me suis laissé dire (par média) que le pape est un apôtre de la paix, de l'amour et de la tolérance.

Ou, ne serait il pas plutôt, l'apôtre de l'apocalypse (au sens fin du monde) !?

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10 mai 2007 4 10 /05 /mai /2007 18:52

 

Le XXI° siècle sera ... nanotechnologique !

Dans son récent rapport (.pdf)Nanotechnologies : le futur est plus proche que nous le pensons“, le Joint Economic Commitee du Congrès américain (chargé d’analyser la situation du pays, et de faire des propositions pour l’améliorer -NDLR) distingue cinq périodes clés dans le développement des nanotechnologies :

. 2000-2005 - nanostructures passives :
cette période tire avantage des propriétés passives des nanomatériaux, qui incluent par exemple les nanotubes de carbone, les nanocouches… ;

. 2005-2010 - nanostructures actives :
les nanostructures ici changent leur état durant leur utilisation, répondant de façon prédictive à l’environnement qui les entourent ;

. 2010-2015 - systèmes de nanosystèmes :
des assemblages de nanosystèmes fonctionnent de concert en vue d’un but (notamment en échangeant des informations durant le processus). Ce stade est porteur d’avancées notables en robotique, biotechnologie et technologies de l’information ;

. 2015-2020 - nanosystèmes moléculaires :
cette période inclut la conception à façon de systèmes atomiques et moléculaires conduisant à une compréhension et au contrôle sans précédent des briques de base pour toute construction générée par la nature ou par l’homme ;

. 2020 et au-delà - ère de la singularité :
moment où l’avancée technologique progresse à taux exponentiel

Source : http://www.internetactu.net/?p=7032

La nanotechnologie va devenir exponentielle !

Fort bien, mais pour que ceci soit bénéfique à l'Homme,

il faut que celui ci soit ... Exponentiellement conscient et pacifique !!!

Alors, à nous de jouer présentement pour que nos jours soient aussi exponentiels !

 

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3 mai 2007 4 03 /05 /mai /2007 15:49

Choisissons nos fréquentations !

Il est sûrement plus dangereux de fréquenter une secte pour un adolescent que de lire "Mein Kampf". L'éducation et le développement de l'esprit critique permettent qu'il ne deviennne nazi du seul fait de cette lecture. En revanche, combien de jeunes et d'adultes tombent dans le panneau des sectes? même munis de diplômes "d'esprit critique". Peut-être est-ce du au manque de développement de l'émotif critique. Ce n'est pas une discipline enseignée. Des pratiques, comme le théâtre, permettent de l'approcher.

source : http://noe-education.org/D162.php#sectes

adresse du site : http://noe-education.org/H06.php

 

Prenons une secte : les raëliens , que disent ils :

Vis à vis de soi-même

 


    La conscience de sa propre responsabilité

 

Tout homme est l'artisan de son destin, de ses réussites comme de ses échecs. Il est toujours responsable de ses actes, combien même il ne ferait qu'obéir à une autorité légitime. En conséquence, il doit refuser d'exécuter tout ordre qui s'avérerait contraire à sa conscience.

 

Cette exigence implique aussi, tout naturellement, la responsabilité de son être et de ses pensées, ce qui conduit au respect de son corps et à l'amour de soi-même.

 

 

 

 

 

 

    Le respect de son corps

 

Ce respect exige une vie saine obtenue grâce à une mise en harmonie avec la nature, la pratique de la méditation, de la relaxation et l'adoption d'une bonne hygiène alimentaire.

 

Elle exclut ce qui nuit à la santé : drogues, tabac, abus d'alcool et toute substance pouvant détériorer notre code génétique.

 

 

 

 

 

 

    L'Amour de soi-même

 

S'aimer c'est s'accepter tel que l'on est de façon à éliminer ses complexes. C'est vivre ce que l'on est devenu sans chercher à paraître ce que l'on n'est pas encore. C'est en étant bien avec soi, s'ouvrir à la vie et s'épanouir. Cette activité mentale développe des pensées saines, positives et indulgentes à l'égard d'autrui, en se dépouillant de toute agressivité.

 

 

 

 

 

 

    L'Amour des différences

 

L'humanité tire sa richesse de sa diversité, car plus un être humain nous est complémentaire, plus il nous enrichit. Voilà pourquoi, tu encourageras les autres à vivre pleinement leurs différences, qu'elles soient raciales, culturelles, religieuses ou sexuelles.

 

L'amour de nos différences est le plus sûr chemin qui mène à la Paix, car il génère l'amour du prochain, qui, à son tour, aboutit au respect absolu de la vie.

 

Vis a vis d'autrui

 

 

 

 

    L'Amour du prochain

 

C'est en aimant ton prochain que tu t'élèves toi-même tout en lui faisant du bien. Renonçant ainsi à la violence ou à de simples menaces, tu admets que ton point de vue ne puisse triompher par la force.

 

 

    Le Respect absolu de la vie

 

Même si un pouvoir quelconque nous faisait croire qu'en exécutant un seul homme on pourrait sauver l'humanité toute entière, il ne faudrait pas tuer cet homme car la vie d'un seul homme non violent est aussi précieuse que l'humanité toute entière.

 

 

 

 source :http://philosophieraelienne.over-blog.com/

 

 !!!

La fable de La Fontaine : le loup et l'agneau serait elle toujours d'actualité ! ?

A moins que "secte" soit la définition du mal absolu !

et que le nazisme fût un mal relatif !

Qui, quoi est sensé en ce monde ?

il est possible que ce soit : l'insensé !!!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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2 mai 2007 3 02 /05 /mai /2007 19:56

David Lynch veut combattre la violence par des cours de méditation à l'école


http://actu.dna.fr/070501193230.waxvbj3x.html

Le cinéaste américain David Lynch a appelé mardi les écoles du monde à
mettre en place des cours de méditation transcendantale pour lutter
contre la violence et éviter que le genre de tuerie ayant fait en avril
33 morts sur un campus américain ne se répète pas.

"Je pense que les règlements sur le port d'armes dans les établissements
scolaires n'arrêront jamais la violence à l'école," a-t-il dit au cours
d'une conférence de presse retransmise sur internet, et destinée à
promouvoir un type de méditation qu'il pratique depuis plus de 30 ans.

"Qu'est-ce qui cause cette rage et ce déséquilibre pouvant conduire un
étudiant à vouloir en blesser un autre ou de nombreux autres?," s'est
interrogé le réalisateur de 61 ans, auteur d'oeuvres aussi sombres et
iconoclastes qu'"Eraserhead", "Twin Peaks" ou "Mulholland Drive".

"La solution est une solution très très belle, une technique très belle...
qui permet à tout être humain de plonger en lui-même et de toucher cet
état plus profond de la vie".

Le cinéaste a lancé en 2005 sa "Fondation pour l'éducation basée sur la
conscience et la paix dans le monde", qui a depuis fourni près de cinq
millions de dollars à des programmes de méditation à l'école, destinés à
réduire le stress, favoriser la créativité et l'énergie. Son objectif
est de fournir cette opportunité à un million d'élèves dans le monde.

"Quand j'ai commencé à méditer, j'avais une vraie colère en moi et je la
faisais porter à ma première épouse", a expliqué David Lynch mardi.
"Deux semaines après avoir commencé à méditer, ma colère s'est levée."

Le réalisateur de "Blue Velvet", qui aussi peint et joue de la guitare,
base sa croyance sur les enseignements du gourou indien Mahesh Yogi, qui
dans les années 60 influença les Beatles, entre autres célébrités.

Source : AFP

Mais en france, la MUVILUDES et l' ADFI veilleront, très certainement, à ce que cette secte et ce gourou ne fassent pas "école" dans nos écoles... de la république !!!

à méditer!

 

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26 avril 2007 4 26 /04 /avril /2007 15:39

Tout sauf Sarkozy

Voici le dernier slogan à la mode!

le dernier slogan politiquement correct !

Mais, est il vraiment si correct ?

Voyons le "poids des mots" :

Tout : désigne l'ensemble des possibilités, sans aucune exception, à l'infini.

Sauf : c'est l'exception, le cas particilier qu'il faut retrancher.

Sarkozy : l'exception est nommée.

Donc, tout est acceptable, à part un certain Sarkozy.

Donc, puisque nous parlons politique, toute politique est acceptable sauf celle de Sarkozy !

Même celles qui préconisent des camps de rééducation pour les dissidents !?

Après le poids des mots, voici, apparemment,

 le choc de l'inconscience !!!!

Je, vous avez de bonnes raisons de ne pas voter pour Mr Sarkozy.

Mais, tout sauf Sarkozy, est, certainement, ce qu'il y a de  pire comme politique !

Pour que le fascisme ne passe pas, encore faut il ne pas l'être !

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25 avril 2007 3 25 /04 /avril /2007 19:31

 

Une planète "habitable" hors du système solaire

voir

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3244,36-901400,0.html

Damned !!!

Giordano Bruno avait raison, il existe une pluralité des terres !!!

Et, peut être, même  une pluralité d'êtres vivants et conscients !!!

Cependant ,en 1600, Giordano Bruno est " parti en fumée" vers l'enfer et le cardinal Berlarmin, son juge est parti (quelques années plus tard) vers le paradis (béatifié en 1930 !!! Mais, au fait, Dieu a t'il patienté jusque là pour le récompenser ?) !!!

( peut être que nous allons bientôt découvrir la planète enfer et la planète paradis.... va savoir !!! )

 http://www.thereisnogod.info/France/Giordano.php 

Et portant les "brûleurs" de vérité sont , en 2007, toujours considérés, par beaucoup, comme des diseurs de vérité !!!

Il nous reste à  espérer (pour eux et nous) que les habitants de GI 581c soient moins schizophrènes que nous !!! 

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22 avril 2007 7 22 /04 /avril /2007 09:37

Plutôt que de crier au "scandale" du piratage.

Plutôt que de faire la charité.

Plutôt que de faire du commerce équitable!

...

Faire du business ... équitable !!!

Du capitalisme gagnant, gagnant; où nul n'est le "sauveur" ni la" victime" assistée.

Microsoft casse ses prix pour les pays émergents

http://www.01net.com/editorial/346544/editeur/microsoft-casse-ses-prix-pour-les-pays-emergents/

Trois euros pour un pack logiciel :

c'est ce que propose Microsoft aux gouvernements des pays en développement qui équipent leurs écoles avec des PC.


Microsoft déclare vouloir doubler d'ici 2015 le nombre d'utilisateurs
d'ordinateurs à deux milliards, en réduisant le prix de ses logiciels dans
les pays en développement qui mettent à la disposition des écoles des PC
gratuits.

L'annonce a été faite par le président et co-fondateur du premier éditeur
mondial de logiciels, Bill Gates, au cours d'une conférence de presse à
Pékin.

Selon la firme de Redmond, Microsoft prévoit d'offrir pour trois dollars un
lot de logiciels baptisés « Microsoft Student Innovation Suite » aux
gouvernements qui achètent pour les écoles du primaire et du secondaire un
PC sous Windows.

« Du business, pas de la philanthropie »

L'offre, qui sera disponible au second semestre 2007, comprend le système
d'exploitation Windows XP Starter Edition, la suite bureautique Microsoft
Office Home et Etudiants 2007, le logiciel de courrier électronique Windows
Live Mail, ainsi que d'autres programmes.

« Cela n'est pas un geste philanthropique, c'est du 'business », a déclaré
Orlando Ayala, vice président senior pour les marchés émergents chez
Microsoft.

Dans de nombreux marchés émergents, Microsoft a vu ses logiciels piratés et
vendus une fraction du prix de l'original. Le groupe estime par conséquent
que l'industrie technologique doit s'adapter au modèle économique des
nations en développement.

Voici un exemple de moyen intelligent et efficace qui permettra aux pays émergeants de rattraper réellement leur retard; de ne plus être dépendants du savoir (ceux qui ont le savoir, ont la puissance) de l'occident.

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17 avril 2007 2 17 /04 /avril /2007 07:51

 

Le problème des minorités religieuses (appelées sectes) serait il un problème politique ?

Quand le droit et l'administration s'opposent à certains politiciens!

Querelles autour du statut des Témoins de Jéhovah

 

 

Les Témoins de Jéhovah sont-ils une religion à part entière ou doivent-ils être considérés comme une secte ? L'administration a fait son choix. Pour Didier Leschi, chef du bureau central des cultes au ministère de l'intérieur, "en l'état actuel de la jurisprudence, ils ont le droit de bénéficier du statut d'association cultuelle". Ce statut, défini par la loi de 1905 de séparation des Eglises et de l'Etat, donne droit à un certain nombre d'avantages fiscaux.

 

A l'inverse, la commission d'enquête parlementaire sur les sectes et les mineurs, présidée par le député Georges Fenech (UMP, Rhône), considère que les Témoins de Jéhovah sont une secte et que des enfants y sont victimes de "maltraitance psychologique".

 

Le chef du bureau des cultes se retranche derrière la jurisprudence du Conseil d'Etat. Au cours de ces dix dernières années, les préfectures ont refusé d'accorder le statut d'association cultuelle aux associations de Témoins de Jéhovah. Or, les tribunaux administratifs ont constamment donné raison à ceux-ci.

 

Dans deux arrêts du 23 juin 2000, le Conseil d'Etat a reconnu implicitement le statut cultuel de deux associations locales des Témoins de Jéhovah à Clamecy (Nièvre) et à Riom (Puy-de-Dôme), estimant qu'elles pouvaient bénéficier de l'exonération de la taxe foncière pour les lieux de culte consentie aux associations cultuelles, puisqu'aucun acte délictueux ne pouvait leur être reproché. En effet, selon la jurisprudence administrative, une association peut être reconnue comme cultuelle à deux conditions : qu'elle ait pour objet exclusif l'exercice du culte et qu'elle ne porte pas atteinte à l'ordre public.

 

Les principaux reproches adressés aux Témoins de Jéhovah concernent leur refus de la transfusion sanguine. Or, le bureau des cultes rappelle que, dans un arrêt du 16 août 2002, le Conseil d'Etat a estimé que "le refus de recevoir une transfusion sanguine constitue l'exercice d'une liberté fondamentale". Il s'appuie aussi sur les dispositions de la loi Kouchner du 4 mars 2002 sur le droit des malades. "Le consentement du mineur ou du majeur sous tutelle doit être systématiquement recherché s'il est apte à exprimer sa volonté et à participer à la décision", dit ce texte.

 

"LIBERTÉ DE CONSCIENCE"

 

Le refus de la transfusion sanguine ne soulèverait donc plus de difficultés en termes juridiques, selon le bureau des cultes. Depuis peu, la Caisse d'assurance-vieillesse, invalidité, et maladie des cultes (Cavimac), qui assure notamment la couverture sociale des prêtres catholiques, a accepté d'assurer 700 ministres du culte des Témoins de Jéhovah.

 

Le chef du bureau des cultes a eu l'occasion d'exprimer le point de vue de l'administration, mardi 17 octobre, devant la commission parlementaire. Son intervention a provoqué des réactions très vives. "Nous sommes atterrés, a réagi Martine David (PS, Rhône). Vous donnez le sentiment d'être imperméable aux témoignages des anciens adeptes et à la maltraitance psychologique des enfants." "On ne m'a jamais avancé de dossiers précis sur des cas de maltraitance chez les Témoins de Jéhovah au cours de ces dernières années", a répondu M. Leschi.

 

"Dans ce que vous dites, j'entends une reconnaissance officielle des Témoins de Jéhovah, s'est indigné M. Fenech. Vous êtes en train de nous dire que cette organisation est devenue la cinquième religion de France !" Quant au député Alain Gest (UMP, Somme), il a reproché au chef du bureau des cultes, qui disait ne pas devoir porter de jugement sur les croyances, de "mettre sur le même plan les religions et les sectes".

 

Dans son exposé, M. Leschi s'en est pris à la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes), l'accusant d'"approximation". "Le ministère de l'intérieur est parfois accusé de sous-estimer le trouble à l'ordre public que généreraient 'par nature' certains mouvements, focalisant ainsi l'attention de la Miviludes, a-t-il expliqué. Je veux parler de mouvements qui, pour certains, ont des décennies, voire des siècles d'existence et sont issus de grands courants spirituels ou s'y rattachent, comme les Frères de Plymouth (un groupe fondamentaliste protestant), les Témoins de Jéhovah, et, depuis quelques mois, les Loubavitch, qui sont l'expression d'une vieille tradition du hassidisme juif. (...) Je crains fort que cette stigmatisation (...) ne constitue à terme des troubles à l'ordre public, ou pour le moins des manifestations d'intolérance à l'égard de l'une des libertés les plus fondamentales de tout homme et de tout citoyen : la liberté de conscience."

 

Xavier Ternisien

 

Article paru dans l'édition du 20.10.06.

 

Source:

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-825305@51-896898,0.html

Les membres de Commission d'Enquête Parlementaire s'indigne du témoignage d'un membre important de l'admistration !!!

A t'il menti sous serment ou bien que le fait de dire la vérité est insupportable pour certains politiciens... qui se prétendent impartiaux ?

Bizarre, bizarre .. ce n'est plus une enquête c'est un jugement avec beaucoup de préjugés et malheur aux contestataires!

france, pays des Droits de l'Homme ... oui ! Mais aussi, souvent,  pays de la rumeur!

 

 

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15 avril 2007 7 15 /04 /avril /2007 07:21

Soyez un "bon" électeur !

Mais ne prétendez pas à être éligible !

Ce serait de l'outrecuidance!

Sur l’usage que certains hommes politiques font de l’accusation d’irresponsabilité lancée contre les profanes qui veulent se mêler de la politique : supportant mal l’intrusion des profanes dans le cercle sacré des politiques, ils rappellent à l’ordre comme les clercs rappellent les laïcs à leur illégitimité.

Par exemple, au moment de la réforme, un des problèmes venait que ce les femmes voulaient dire la messe ou donner l’extrême onction. Les clercs défendaient ce que Max Weber appelle leur « monopole de la manipulation légitime des biens de salut » et dénonçaient l’exercice illégal de la religion.

Quand on dit à un simple citoyen qu’il est irresponsable politiquement, on l’accuse d’exercice illégal de la politique. Une des vertus de ces irresponsables – dont je suis – est de faire apparaître un présupposé tacite de l’ordre politique, à savoir que les profanes en sont exclus.

La candidature de Coluche fut l’un de ces actes irresponsables. Je rappelle que Coluche n’était pas vraiment candidat mais se disait candidat à la candidature pour rappeler que n’importe qui pouvait être candidat. Tout le champ médiatico-politique s’était mobilisé, par-delà toutes les différences, pour condamner cette barbarie radicale qui consistait à mettre en question le présupposé fondamental, à savoir que seuls les politiques peuvent parler politique. Seuls les politiques ont compétence (c’est un mot très important, à la fois technique et juridique) pour parler de politique. Il leur appartient de parler de politique.

La politique leur appartient. Voilà une proposition tacite qui est inscrite dans l’existence du champ politique.

                                                                                Pierre Bourdieu

                                                     

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11 avril 2007 3 11 /04 /avril /2007 07:08

La réalité des mots est crue, est cruelle !

Serait il possible que ce que je dis me soit  insupportable !?

Réflexion

 PORTRAIT D’UN PRATICIEN PHILOSOPHIQUE  

Par Cyrille Richard, animateur de débats philosophiques à l’école et dans la cité,

 Institut de Pratiques Philosophiques (Argenteuil, Val d’Oise)

 Le discours de la méthode n’est pas l’unique clé de la pratique philosophique. Lire et écouter s’exposer les différents modes de pratique, comprendre les enjeux sociétaux, scolaires et scientifiques ne font qu’éloigner du principe premier, de la vérité de la pratique philosophique, ce sans quoi il n’est rien : le praticien. Praticien : celui qui connaît la pratique d’un art ou d’une technique. Distinction essentielle qui oppose l’artiste à l’artisan, le transmissible à l’intransmissible, et qui est au cœur le plus intime de ce qu’est un praticien. Car il y a différentes méthodes de pratiques, il y a donc transmission. Mais doit-on réduire le praticien à une simple compétence, fusse-t-elle multiple, à une pure technique, fusse-t-elle savante, au mouvement d’une machine sans âme ? Tel est l’un des enjeux de mon propos. Le praticien est aussi celui qui exerce et soigne au contraire de celui qui cherche. Transposition médicale que je m’approprie afin de mettre en lumière l’opposition majeure qui habite - qui hante plutôt - le praticien. Il doit être l’un, mais ne peut pas faire le sacrifice de l’autre : il pratique, mais cette pratique périrait sans recherche. Plus encore, pour certains, la pratique est la forme fondatrice de la recherche. Quant aux soins qu’il prodiguerait, qui peut en apporter la preuve plus que le témoignage ? Ou chercher un principe thérapeutique dans cette pratique ? Rien de l’exposé de son rôle, ni l’analyse de l’emploi de différentes méthodes ne permettent de répondre à la question première : quel est le sens d’être praticien ? Est-ce un choix ? Est-ce un passe-temps, un simple loisir dans une société les multipliant ? Qui sont ces femmes et ces hommes mettant en pratique la philosophie ?

À peine esquissé, le portrait du praticien est déjà tendu de contraires forts et ancestraux. Qui est ce personnage abritant une chose et son contraire ? Paradoxe irrésolu pour certains, simple animateur pour d’autres, vulgarisateur grossier ou charlatan, c’est sur les épaules même du praticien que portent les critiques les plus acerbes, les plus fallacieuses, mais aussi les plus pertinentes. Il est temps d’ôter le masque de la méthode du visage du praticien et de regarder dedans. La méthode est le phénomène du praticien, un simple effet, un outil adapté à celui qui l’emploie et à la tâche qu’il doit accomplir. Alors cessons d’exercer une divination de l’être par ses outils, et cherchons dans le creux du masque les qualités qui doivent être nécessairement les siennes.

 J’aborderai quatre points : la vertu de la cruauté, la place de l’étranger, le dramaturge et le shaman.

LA VERTU DE LA CRUAUTÉ

 Penser une vertu à la cruauté est la première de toutes les exigences nécessaires afin de comprendre le portrait du praticien. La cruauté est le chemin nécessaire du vrai. Et il est du rôle du praticien de marcher sur le chemin du Vrai lors d’un atelier, et d’y entraîner les participants avec lui. La cruauté convoquée par le praticien est d’une nature double : la première forme en est le doute permanent face au discours, incarner le banquier nietzschéen qui n’encaisse que de l’argent comptant. La promesse du sens à venir n’a aucune valeur aux yeux du praticien. La deuxième forme de cruauté est celle de la logique, du lien substantiel, de la concision, tous au profit d’une clarté despotique. La cruauté est de voir le vide d’un discours, de voir l’absence de liens entre deux affirmations, de voir et dire ce que les choses sont, pour elles-mêmes, hors de toute nécessité interprétative. La cruauté devient vertu quand le vide est dévoilé, l’absence de liens éclairée, la confusion d’un discours arraché au leurre d’une fausse exhaustivité, car elle impose le critère impérieux du vrai.

 Cette cruauté est la première essence du praticien, un noyau impénétrable et sans reflet. Hors de cette cruauté, le principe même de l’atelier philosophique est galvaudé. Antonin Artaud annonce de son côté un théâtre de la cruauté. Il en fut très durement critiqué. Pourtant, pour lui, je le cite : « Du point de vue de l’esprit (la) cruauté signifie rigueur, application et décision implacable, détermination irréversible et absolue ». Nous sommes dans ces mots immédiatement en présence de la raison d’être de la pratique. Pourrions-nous, oserions-nous penser l’objet philosophie avec d’autres mots que ceux d’Antonin Artaud ? Quelle serait alors cette philosophie vidée de rigueur, de décision implacable et de détermination irréversible et absolue ?

 Ainsi, le praticien qui ne ferait pas sienne cette cruauté n’est pas un praticien philosophique, il n’est pas celui qui voit et dévoile, il se réduit à une animation complaisante du groupe, à une mollesse intellectuelle au bénéfice d’un statut social et convivial. Le praticien se résume alors au semblable, à l’ordinaire, et annihile ainsi la réelle profondeur de l’atelier, anéantit tout bénéfice possible, toute création de richesses, aussi bien pour lui que pour les participants. Dès lors, le praticien compatissant emprunte un statut professoral d’érudit, d’historien ou de grammairien, présupposant le vide chez les participants pour l’emplir. En aucun cas ce statut professoral ne doit se confondre avec celui du praticien : le praticien travaille le plein pour mettre à jour le vide, les interstices, les ruptures et les contradictions. Le praticien est un chercheur de faille, un chasseur de dysfonctionnement logique, un traqueur de vide.

 Nous venons de voir naître le bénéfice issu de la cruauté. Mais il est aussi une chose qui périt. Ce qui meurt dans la nécessité de cette cruauté est l’aspect commun du praticien d’avec les participants. Cette perte rompt tout principe sympathique, car personne ne peut ou ne veut se reconnaître en lui, se réclamer de la même nature, et donc ne peut en rien partager un quelconque sentiment, une quelconque émotion avec lui. La cruauté hissée en étendard par le praticien est une lame à double tranchant, car la cruauté originelle est celle qu’il s’applique afin d’être praticien. Il se soumet lui aussi aux mêmes contraintes inhumaines du doute et de la logique, mais seul, sans l’aide du groupe, dans le silence de son esprit.

 Oser la vertueuse cruauté de la logique au service du vrai est un sommet de cruauté humaine, car il écarte des chemins habituellement empruntés par les autres humains. Le praticien empruntant cette voie nécessaire est seul au-devant du monde.

  

 

 

 

 

 

 

LA PLACE DE L’ÉTRANGER

 Le mot étranger résonne d’un double sens : l’étrange, ce qui n’en finit pas d’être singulier et curieux, mais également terrible et épouvantable d’une part, et d’autre part l’étranger, celui qui est d’une autre nation, n’appartient pas au groupe de référence, celui qui n’est pas connu. Étrangeté, inconnu, exclusion du référent ordinaire mais aussi épouvante, voilà encore des qualités nécessaires au praticien.

 Malgré une apparence commune, presque banale, car le praticien est monsieur tout le monde, le fameux « même » sans distinction ni distance, il est dans le même temps cet étranger épuré, capable de questionner les piliers de l’opinion, d’oser dévoiler le discontinu là où tous jurent d’un vrai monolithique. Le statut d’étranger oblige le praticien à la découverte d’un monde ignoré et de ses institutions. L’Institué, ce qui est établi et légitimé, est masqué par un aveuglement total à l’autochtone ; donc seul le statut d’étranger face à l’Institué du monde ouvre au questionnement fort et vrai. Ce questionnement impossible aux natifs leur est un objet d’épouvante, faisant craindre l’effondrement et la destitution de l’objet auquel il s’applique. Mais tel n’est pas le rôle de l’étranger, il n’est pas un levier révolutionnaire : il questionne et part déjà vers un autre lieu du monde, vers d’autres Institués à découvrir et à questionner. Là encore, c’est en étranger que le praticien sera accueilli. Il doit être un étranger en tout lieu. En cela, et c’est une des grandes difficultés de ce statut, il n’est plus jamais chez lui nulle part. Être étranger en tout point, c’est renoncer à l’idée de foyer et vivre comme un exilé. Car il est étranger où qu’il aille, questionnant, observant d’un œil cruel et innocent, il n’est jamais dans le repos d’un monde familier. Mais la question n’aura de cesse que d’être posée : d’où vient cet absolu étranger ? Ni d’ici, ni d’à côté, ni de plus loin encore. Il est d’un Ailleurs curieux d’abstraction. Il est aux limites du monde, souvent banni d’une forme sociale d’humanité, car sa posture le projette dans le regard de l’autre aux portes d’une folie.

 Endosser ce statut d’étranger est la marque de l’être même du praticien. Il accepte la perte du confort grégaire dans le seul but de marcher vers la vertu qu’il sait être la plus haute.

 Ainsi, le praticien, cet étranger, infatigable et intarissable questionneur, opère bien plus de la déconstruction et de l’impuissance que de l’affirmation systémique et de la promesse de la Foi. Il érige le silence et l’aporie, la rupture et le vide comme des indicateurs d’une pensée qui perd sa forme, d’une pensée épurée d’Institué, la pensée d’un étranger à soi-même. Dans ces mots se résume le deuxième fondement du praticien : ne pas accepter la pollution de ses propres opinions sur la pensée. Il se retire en lui-même, dans une retraite silencieuse, afin de pouvoir pleinement questionner, sans connivence, ni parti pris. Durant l’atelier, il abandonne son identité, créant un vide et convoque l’altérité, l’étranger en lui. Le praticien est un homme sachant remiser sa personne dans l’ombre, et se confronter au monde sous les traits inconnus de l’être étranger.

 

 

 

 

 

 

 

LE DRAMATURGE

 L’atelier philosophique est un lieu théâtral : une scène où se nouent et dénouent des intrigues, des tensions de pensée, et où tous les participants sont acteurs. Le rôle du praticien est de révéler la force et d’organiser la matière produite. Car il n’écrit pas les répliques, il est uniquement un metteur en scène, un dramaturge en ce sens où il possède l’art de la composition dramatique. Il est nécessaire au praticien de tendre ou de détendre le fil de la saynète qu’est chaque atelier, dans l’unique but de mettre en lumière donc en valeur un concept, une problématique, un enjeu important. Ainsi, le praticien joue du mode même de l’atelier pour y introduire au moment qu’il juge opportun un interstice comique, plus léger, entre deux instants où la dramaturgie est plus présente. Le but de cette dramaturgie n’est pas tant de proposer uniquement une forme ludique (qui bien souvent échappe aux participants) mais de créer un relief, une perspective qui organise la pensée, créant une articulation visible et une axiologie directement issue des propos des participants. Par sa position extérieure à la création pure, le praticien est le garant des unités ouvrant au sens : unité de thème, unité d’outil, unité de mode (qui renvoie à la forme spécifique de l’atelier).  

Lors de l’atelier philosophique, le praticien a le rôle paradoxal du dramaturge présent sur scène au milieu d’acteurs bien qu’il n’en fût pas un, mettant en scène en temps réel les répliques non connues par avance des participants. À ce titre, il est le rôle nécessaire, sans en être le principal, de la pièce qu’est chaque atelier. Il oblige les acteurs à ne pas errer sur cette scène, à découvrir un sens aux pas symboliques de leurs discours. Et curieusement, bien que non-acteur, le praticien n’en est pas moins un personnage, car il vit dans l’unique lieu du théâtre de l’atelier philosophique. Le statut créatif du praticien est essentiel à la compréhension de son portrait. Il est devant la nécessité de recréation permanente de son personnage, des contraintes à imposer pour donner forme à l’atelier. Tout atelier est autre, donc différent du précédent et du suivant, non pas du fait du contenu, mais de sa forme dramatique, celle qui est à modeler par le praticien.

Pour autant, le principe de l’atelier n’est pas spectaculaire : l’atelier philosophique est une répétition unique d’une pièce qui ne sera jamais jouée, elle reste en l’état d’inachèvement, d’ébauche, de travail en cours. Le praticien doit accepter les imperfections nécessaires à cette forme du travail de la pensée : un brouillon construit par une multitude que la relecture n’uniformisera pas. Le praticien doit être à la fois exigeant quant à la direction des acteurs participants, et tolérant quant à la forme finale. Ainsi, le praticien sait que l’atelier philosophique n’a pas d’autre finalité que son déroulement, et ne peut pas avoir d’autre forme dernière que celle d’une esquisse vertigineuse et insatisfaisante.

Ce dramaturge philosophique qu’est le praticien sait que la puissance de l’atelier est dans le présent de son action, seule unité de temps limité et disponible. Il lui est nécessaire de faire le deuil de l’atelier parfait, cette pièce absolue dont il serait le dramaturge invisible, absent, mais reconnu et revendiqué. Le cœur de l’atelier philosophique est le théâtre où se joue la permanence des répétitions, une somme de brouillons et de ratures qui n’égalera jamais un soir de première, lui étant toujours supérieur, car nous touchons au vivant, à l’inconclu, au mouvement de la pensée, au contraire d’un spectacle donné dans toute sa fixité, la cristallisation de sa puissance.

 

 

 

LE SHAMAN

Le shaman est la dernière et première nature du praticien, la limite de l’indicible, la marque d’un au-delà où la pensée se rompt, car le shaman est le premier sage historique de l’humanité. Rien en ce domaine ne lui fut précédent. Dans l’ombre temporelle du shaman, il n’est que bruit stérile du néant, notre nuit d’avant l’humain. Tous, philosophes, savants, prêtres et médecins, ont dans leurs généalogies un ancêtre commun : le shaman.

Nous touchons à la clé de voûte, point maximum de tension du portrait du praticien. La première mise en garde est de ne pas laisser le vertige mystique nous emporter, de ne pas s’arc-bouter contre le romantisme ambiant d’une néo-conscience et de laisser ces notions inadéquates car folkloriques et pittoresques nous traverser. L’essence du shaman, au contraire de l’étranger, tient en ces mots : celui qui sait. Quel est l’objet d’un tel savoir que les autres ignorent nécessairement ? Le savoir du shaman est la connaissance de sa nature double, métaphysique et physique, d’être un homme posant un pied dans chaque monde. Ainsi, le shaman s’oppose à tous ceux qui sont d’une nature unitaire ainsi qu’à ceux ignorants de leurs réalités doubles. Tous les autres savoirs du shaman découlent de ce savoir premier. Sa nature métaphysique est l’altérité de sa conscience, condition nécessaire au dialogue avec le monde immatériel des esprits. La nature physique du shaman est celle du corps et du présent, d’un monde de connaissances : vertus médicinales des plantes et maîtrise du feu. Il est à la fois l’homme plein et l’homme creux.

 La nature métaphysique du praticien philosophique s’exprime par sa capacité à réduire sa personne au silence et convoquer l’étranger en lui. Sa nature métaphysique se confirme dans la nécessité d’incarner dans la réalité la valeur abstraite de la logique. A ces titres, le praticien est un pont entre les mondes : celui de la matière reine et celui des objets abstraits, des idées. La force d’un praticien est d’être empruntée par les participants de l’atelier afin d’accéder au monde des idées. La nature physique du praticien est celle du savoir : méthodes et connaissances philosophiques nécessaires au bon fonctionnement de l’atelier dont il a la charge. Ainsi, shaman et praticien sont d’une même nature double : métaphysique et physique.

Affirmer le lien naturel entre le praticien philosophique et le shaman est un geste volontaire marqué d’un retour à l’origine qui revendique la pratique philosophique comme fille légitime de la mère de toutes les sagesses. Le praticien est exemplaire d’anachronisme, par sa culture de l’impuissance et de l’ébauche au cœur d’une société fondée sur la toute-puissance et le spectacle permanent. Mais la vérité du praticien est d’être atemporel. À l’identique du shaman, il est le signifiant d’humanité cherchant, doutant dans ses mots. Archaïque et permanent d’inactualité, tel est le trait temporel du praticien, shaman philosophique.

 La communauté d’entre eux se poursuit. À l’identique du shaman guérisseur, le praticien soigne : si la philosophie est un soin de l’âme comme l’aiment à penser les anciens, j’affirme que ce n’est pas dans son étude, profondeur morte, mais dans sa pratique, dans le moment où la vie et la philosophie sont en prise l’une contre l’autre, tentant dans un grincement mental de s’articuler sans rompre. Là est le soin que prodigue la philosophie. Alors le praticien joue son rôle le plus creux possible afin de laisser place à la confrontation immédiate du participant et de la philosophie.

À l’identique des shamans ancestraux, le praticien philosophique maîtrise le feu cruel, le manipule et n’en souffre pas. Pour cela, le praticien doit pour le moins être en compte avec sa propre douleur, faute de quoi il risque de s’exposer à un retour de flammes et de s’embraser sous la morsure d’une question ravivant chez lui une souffrance insoupçonnée. Ainsi, nul ne peut devenir praticien ou shaman avant que d’avoir découvert la vision terrifiante de la fêlure de son être.

Plus qu’un atelier, plus qu’une répétition théâtrale, il faut maintenant observer la pratique philosophique comme un rituel, le temps de la convocation de forces immatérielles dans le monde : la logique et le soi. Le praticien est celui qui convoque, par sa nature même, en lui mais aussi en chaque participant, arrachant au quotidien, à la matière et au rythme de la vie. Il crée un lieu où le temps s’efface, où la vie s’arrête, afin que chaque participant puisse abolir sa nature unitaire ou découvrir sa nature double, et contempler dans une nouvelle perspective de pensée la réalité de l’existence de deux mondes.

 

 

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Published by lovyves - dans philo-du-futur
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