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18 octobre 2009 7 18 /10 /octobre /2009 07:25

 

Gandhi, l'oublié du comité

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Gandhi discute avec Jawaharlal Nehru, Bombay, 1946

Après l'attribution du Prix Nobel de la paix à Barack Obama, le quotidien indien se demande pourquoi Gandhi, apôtre de la non-violence, n'a jamais été récompensé alors qu'il a été nommé trois fois.

A l’instar de Barack Obama, de nombreuses personnalités inspirées par le mahatma Gandhi se sont vu attribuer le prix Nobel de la paix. Mais pourquoi cet honneur n’a-t-il jamais été accordé à l’“apôtre de la paix”, en dépit de ses cinq nominations ? Bien qu’il ait été sélectionné à trois reprises, chaque fois, le comité Nobel a invoqué différentes raisons pour ne pas lui décerner le prix, l’une étant qu’il “n’était ni un véritable homme politique ni un militant des droits de l’homme, et [qu’il] n’a pas véritablement agi en faveur du droit international”. Gandhi, qui a montré au monde entier qu’il était possible d’obtenir ce qu’on voulait par la non-violence et la résistance passive [ce que l’on appelle en Inde la satyagraha], a été nommé en 1937, 1938, 1947 et en janvier 1948, quelques jours avant son assassinat.

En 1937, le Pr Jacob Worm-Müller, conseiller du comité Nobel, avait émis un avis négatif. “C’est sans aucun doute un homme bon, noble et un ascète. Mais, dans ses actes politiques, certains virages brusques peuvent difficilement être expliqués de manière satisfaisante par ses partisans… C’est à la fois un défenseur de la liberté et un dictateur, un idéaliste et un nationaliste. Il agit souvent comme un sauveur, mais, soudain, c’est un politicien ordinaire”, avait-il expliqué. Il avait également soutenu que Gandhi n’était pas “systématiquement pacifique” et qu’il aurait dû se douter que certaines de ses campagnes non-violentes contre les Britanniques finiraient par dégénérer dans la violence et la terreur : il faisait allusion au mouvement de non-coopération en 1920-1921 [boycott des marchandises et institutions anglaises] à la suite d’une attaque contre un commissariat de police à Chauri Chaura, dans l’Etat d’Uttar Pradesh, qui avait fait plusieurs victimes parmi les policiers. Jacob Worm-Müller estimait également que Gandhi se contentait de défendre les droits des Indiens. “Ce n’est pas un hasard si, en Afrique du Sud, il a essentiellement milité en faveur de la minorité indienne, alors que les conditions de vie des Noirs étaient encore pires”, avait-il indiqué dans son rapport au jury.

“Il est vrai que, parmi les personnalités sélectionnées, Gandhi est le plus brillant – on peut en dire beaucoup de bien. Nous devons toutefois nous rappeler qu’il n’est pas seulement un apôtre de la paix : il est d’abord et avant tout un patriote. En outre, nous devons garder à l’esprit que Gandhi n’est pas un homme naïf. C’est un excellent juriste et un avocat”, avait écrit, en 1947, le président du comité Nobel, Gunnar Jahn. En 1948, pour la troisième fois en onze ans, Gandhi était inscrit sur la liste des candidats sélectionnés. Après son assassinat, en janvier de la même année, le jury a dû réfléchir sérieusement à la possibilité de lui attribuer le prix à titre posthume. Le comité a finalement décidé de ne récompenser personne cette année-là, estimant qu’il n’y avait aucun “candidat vivant digne d’obtenir le prix”.
Source : http://www.courrierinternational.com/article/2009/10/15/gandhi-l-oublie-du-comite-nobel

Que reproche on à Gandhi ?

« Mais, dans ses actes politiques, certains virages brusques peuvent difficilement être expliqués de manière satisfaisante par ses partisans… »

 

Imprévisible !

Ceci est un grand défaut pour les Hommes politiques et pour ses partisans.
Car ceux-ci n’aiment pas être « dérangés », bousculés » dans leur idéologie, leur ligne de conduite définie à l’avance. Pour eux, une remise en question de l’idéologie ne peut pas être spontanée, en fonction d’événements présents, mais  fonction de calculs prémédités, d'une logique immuable.

 

« Qu’il aurait dû se douter que certaines de ses campagnes non-violentes contre les Britanniques finiraient par dégénérer dans la violence et la terreur »

 

Voici le plus grand défaut : la non violence !

Car, en ce monde, tout peut entraîner la violence, même la non violence.

La non violence est coupable de violences !

Oui bien sûr, tout acte, toute réaction ont des raisons et des justifications, donc la non violence est source et responsable de violences.

C’est une logique évidence et implacable en notre société.

Si en X ou Y situations, j’approuve, je justifie la violence ; la non violence est une forme perverse de la violence que je ne peux que réprouver.

Car, en ce monde, la violence est codifiée, elle est légitime selon des lois ... morales et éthiques !

Un non violent ne peut être qu’un lâche ou un pervers, il remet en cause les valeurs morales des bien pensants et leur héroïsme.

Dans notre société, la justice d’Etat et le jugement populaire rendent, généralement, responsables uniquement les décideurs ou la source d’un événement. Les acteurs sont toujours des irresponsables et/ ou des victimes du décideur ou de la source d’un acte ou d’un événement.

Il faut croire qu’une guerre se déclanche avec un décideur et qu’elle se fait avec des irresponsables, victimes du décideur.

Et si tous les « irresponsables - victimes » décidaient de ne pas faire la guerre, la guerre (de Troie, humour) aurait elle lieu ?

Non, bien sûr ; mais là, nous serions dans un autre monde ; un monde où Gandhi serait Prix Nobel de la Paix et Henry Kissinger un responsable de méfaits (Chili, 11 septembre 1973) et les "irresponsables" responsables de leurs actes.

 

Parfois un irresponsable devient responsable (horreurs de la guerre), lorsqu’il « gagne » une bataille et finit par perdre la guerre, celui ci à tous les défauts et le vainqueur final a été la victime, momentanée, du vaincu. Dans l’Histoire le cas inverse n’a jamais existé !... Bizarre, bizarre !!!

Peut être que le vainqueur est un irresponsable victime et que le vaincu un irresponsable coupable !?

Schizophrénie, lorsque tu nous tiens !

Que « Dieu » (s’il existe) nous protège des non violents…pervers, lâches et coupables de tous les maux de la Terre.

A moins que :
Rien ne peut justifier la mort ou la souffrance d'un seul Homme, même si la survie de l'humunité en dépend. 

 

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