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21 mars 2007 3 21 /03 /mars /2007 22:10

Qu'est ce qu'un tabou ?

et quelques tabous importants.

  

  

LES TABOUS

(résumé d'un stage avec Oscar Brenifier)

 

 

 

Tabous : Origine : Polynésie, en Nouvelle Zélande : sacré et ignoble, peut être les 2 à la fois.

En occident : on se purifie avant

En N. Z. on se lave après.

 

 

 

Les formes du tabou  chez les philosophes : le dogmatisme : ne pas problématiser.

Il n’y rien qui n’est pas problématisable, même les évidences (contester).

Le professeur invite à problématiser, mais l’interdit pour les illustres philosophes du passé et présent.

L’élève n’a pas le droit de contester. Impossible de penser l’impensable.

Penser hors de mon éthique ; hors de ma condition : est un tabou !

Le philosophe défend une thèse ; la critique a toujours un postulat (présupposé).

Tabou : refus de l’arrachement (rigidité) ; exemple dans la société française : la laïcité. L’enseignant doit être gentil !

Non, il ne doit pas être méchant, mais entre les 2, il y a quelque chose !

Les tabous ont des raisons extérieures, mon voisinage. Ils ne sont pas pragmatiques : ça ne se fait pas !

 

 

 

Problématiser : est ce que tuer est morale ? Souvent la morale devient éthique. La morale est utilitaire, universelle ?

Les voleurs qui ne volent qu’à l’extérieur de leur groupe !

Quelle définition ?

Tabou : au-delà de la morale : la supra morale.

C’est naturel ou culturel ? Je ne suis plus moi, je suis une culture. Qu’est ce qui est consécutif ?

Ça s’impose ou je le prends ? Nietzsche conteste l’imposition.

Une pensée sans tabou est ce impossible, une production humaine ?

Tabou : hyper postulat, il y a des degrés. Quoi est tabou en pensées ?

Quel philosophe est en quête de questionnement ou en affirmation ?

Les philosophes n’ont pas de corps. Toute pensée secrète est un tabou.

Quel est le danger de franchir un tabou ? Désordre, écroulement !

Tabou intellectuel ; l’infini, penser les limites de l’infini.

Tabou moral : les lois morales, religieuses.

Différence entre interdit et tabou : les interdits se disent, se soumettent à l’analyse. Il y a des degrés et de dangerosité.

Tabou : secret et énigmatique ; mais dans quel sens ? (primeur).

Consultations philosophiques : Quel enjeu ; analyser la question ; questionner la question ; objections ou de dire autre chose.

Produit une hypothèse en possibilité (blasphème) ; l’autre à des tabous qui me surprennent et indignent les miens.

 

 

 

 

 

 

1) l’ARGENT :                          L’argent est sale et on la recherche.

 

La pression des gagnants.Regarder les gens à la TV quand ils gagnent aux jeux, leurs états émotionnels !

Mais si on leurs demande combien ils gagnent par mois de leur travail ?

C’est tabou, c’est la gène, voire la honte.  

 

 

 

 

2) le JUGEMENT :        jugement et interprétation n’empêchent pas l’analyse.

 

On peut redire mots à mots sans avoir compris

Interprétation, mais en ayant compris > transposition, je dois examiner la réponse.

Penser au-delà des mots.

Philo : répéter des mots, certains ne savent faire que cela !

Interpréter : c’est dire de manière consciente.

Tabou de l’interprétation : as-tu compris : oui, mais qu’est que tu as compris ?

Jugement et interprétation sont comme un filtre.

Le filtre est positif ou négatif.

                                               + : il purifie.

                                               - : il ne laisse pas passer l’essentiel.

Faire confiance : aliéner sa pensée.

Répéter ce que j’ai dit ; est différent de : Qu’est ce que tu as retenu de ce que j’ai dit.

 

 

 

Interdit de jugement : je mens ; pourquoi ?

Quête de vérité : il y a un problème, suspendre son jugement, pour aller voir l’autre ; écoute de la plainte.

Représentation > interprétation, jugement par rapport à mes valeurs > intentionnalité.

Valeur d’une parole ? Pour ce qu’elle dit ou ce qu’elle ne dit pas !

Etre dépositaire de sa parole. Assumer sa parole. Je ne juge pas je constate !

 

 

 

Constat : pouvoir plus grand ! Le constat est sans appel.

J’entends par rapport à ... ?

La personne qui a parlé ou par rapport à une pensée générale (raison commune (elle et moi)).

La pensée philosophique est inadmissible en psychologie, là, il y a besoin de vérité.

Problème en philo : identifier où je suis, problème de perdre quelque chose, faire le deuil de …, refus du renoncement.

 

 

 

3) l’INTERDIT de l’UNIVERSABILITE :             Il faudrait que ce soit pour moi.

 

Tout serait qu’opinion ; obligation de l’humilité : ce n’est que mon opinion ; refus du risque.

Tout réduire ; je n’est pas le droit d’universalité ; réduire le discours de l’autre : ce n’est que ton opinion.

Elle dérange, ce coup de force !

L’universalité : c’est quelqu'un qui dit sur tout le monde ce que tout le monde dit de quelqu’un.

On a le choix, pas le droit d’universaliser.

Il faut généraliser ; la question est : la généralisation est elle valide ; l’universalité a-t-elle valeur de vérité ?

L’universalité est elle une forme ou une valeur ?

La différence entre général et universel.

Assumer son opinion.

Si je n’assume pas : 1) dogmatique. 2) ce n’est que mon opinion ou que ton opinion.

Dites ce que vous avez à dire !!!

Interdit entre : (ce tableau) me plait et c’est beau !

Ai-je le droit de penser en universalité ?

Vrai, beau, bien : le mot devient tabou.

DUDH : tolérance, limite de la liberté ; ai-je le droit d’ingérence ?

L’universelle nie la singularité.

Penser l’impensable : c’est comme ça , différent de  toujours ailleurs (jamais positionné).

 

 

 

 

 

 

4) l’INTERDIT DU QUESTIONNEMENT :            Si l’on questionne tout > plus d’arrêt > tout relativiser.

 

Désir de certitudes ; sortir de l’évidence ; crainte de perdre son temps.

Risque de porter atteinte à l’intégrité de l’être.

Questionnement : il n’y a plus personne en face de moi !

Questionner : perte de l’unité de l’être (de ma pensée).

Les enfants questionnent beaucoup ; mais la question a-t-elle un sens ?

Le problème n’est pas de questionner. Tout, oui, mais pas n’importe comment. La question à une forme, savoir arrêter la question, la question dit quelque chose.

Quel présupposé il y a ou pas ? Il y a toujours un présupposé ; une question a toujours une intention. Il faut en avoir conscience.

Différence entre infini et indéterminé : Il faut échapper à la détermination.

 

 

 

5) REFUS de l’ABSTRATION :              

 

Ce n’est que la pensée qui est différente du concret.

Présupposé énigmatique de la réalité ; les sens et le sens.

Pourquoi en parler a moins de sens que la chose.

Tabou de l’abstraction ; mon être va donner de la réalité ainsi que mes paroles ! !!

Et pourtant, l’abstraction permet d’être. Problème de ne pas oser regarder ce que l’on dit.

Le concept nous fait peur, parce qu’il nous appartient pas. Risque de l’agressivité de l’autre ; le concept va chez l’autre.

Culture : l’abstraction permet de la voir (manière de marcher : femmes de Norvège, France, Maroc).

 

 

 

 

6) REFUS de VOIR les LIMITES et l’ABIME de ma PENSEE : 

 

Parce ce que c’est pénible, cela me met en état de malaise.

L’humain a besoin de s’humaniser*. On n’a pas le droit de dire … !

Osez voir que nous sommes liés à ce que nous disons !

 

 

 

*S’humaniser selon les critères de la société.

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Published by lovyves - dans philo-du-futur
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commentaires

Med 09/10/2007 09:36

Je crois qu'aujourd'hui et surtout chez les jeunes il n'ya presque plus de tabous, c'est pour cela que ça bouge chez les jeunes...