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28 février 2007 3 28 /02 /février /2007 09:32

 

 

Jean Hus

 

 

Un précurseur du siècle des Lumières !

 

 

Un exemple comme défenseur de la liberté d’expression !

 

 

Penseur honnête, chercheur de la vérité,  il est mort brûlé vif pour cela ; ne dilapidons pas, aujourd’hui, son œuvre !!!

 

 

 

 

La liberté se meure si nous ne la cultivons pas !

 

 

Pas de compromission avec les sbires de la normalisation!!!

 

 

 

 

 

 

Jan Hus, né en Bohême du sud  en 1369 ou 1370, mort à Constance (Allemagne) le 6 juillet 1415 était un réformateur tchèque qui fut condamné par l'Église catholique romaine et brûlé par le bras séculier.

 

 

 

Les débuts

 

 

 Né en Bohême en 1369, Jan Hus étudie à l'Université de Prague où il obtient le "baccalauréat" et le mistral. Devenu professeur à l'université, il est ordonné prêtre (en 1400) et commence à prêcher à l'église de Saint-Michel et puis à la Chapelle de Bethléem. En 1401 il devient doyen, un an plus tard recteur de l'université de Prague, où il attise la lutte entre Tchèques et Allemands. Influencé par l'Anglais John Wyclif, il s'interroge sur les conséquences pratiques de l'obéissance au Christ, prononce des sermons contre ce qu'il appelle les erreurs du catholicisme et se consacre à la réforme de l'Église.

 

 

 

 

Sa doctrine

 

 

Il se trouve bientôt à la tête d'un mouvement national de réforme et prend la défense des écrits de l'anglais Wyclif condamné par une bulle pontificale. Il est excommunié en 1411 et à nouveau en 1412. Le conflit avec Rome s'exacerbe avec la critique de la vente des indulgences. Hus en appelle au jugement du Christ, instance inconnue du droit canonique. Il compose en latin ou en tchèque Questio de indulgentiis, Explication de la foi (1412), De Ecclesia et Explication des Saints Évangiles (1413).

 

 

 

 

Sa fin

 

 

Dans cette Bohême de 1414, déchirée par les luttes intestines, menacée d'une croisade, Jan Hus est frappé d'excommunication alors que les œuvres de Wyclif sont brûlées, et quoique finalement plus modéré que l'anglais, il est chassé de la ville. Il continuera, dans les campagnes, sa prédication évangélique. Elle entraînera un soulèvement populaire.

 

 

Hus est persuadé, que seul un Concile, qui forcément reconnaîtrait la justesse de ses thèses, pourrait mettre fin à cette situation tragique.

 

 

Vient le concile de Constance, dont le pape antipape Jean XXIII de Pise a signé la convocation. Hus s'y rend, muni d'un sauf-conduit signé du Roi Sigismond afin d'y défendre ses thèses.

 

 

A Constance, ont accourus, en grand apparat, les représentants des grandes nations catholiques, tous les prélats et les princes que compte la Chrétienté, y compris des orthodoxes, des lithuaniens, des coptes. Le premier but du Concile , réuni sous la pression de Sigismond, n'est pas de le juger, mais de mettre fin à ce scandale que représente le schisme d'Occident. Trois soit-disant « papes » se disputent la tiare, « Jean XXIII », « Grégoire XII » et « Benoît XIII ». Le Concile, qui reconnaît au début « Jean XXIII » finira par le déposer, comme il condamnera « Benoît XIII », tandis que « Grégoire XII » démissionne volontairement. Martin Vsera alors élu.

 

 

Au premier rang des censeurs de Jan Hus, outre le cardinal d'Ailly, de Cambrai, et son disciple Jean Gerson, chancelier de l'Université de Paris, se trouvent les grands inquisiteurs, secondés par les plus brillants canonistes romains. Les juges procèdent à des interrogatoires 'ex-cathedra', Hus n'a que trop rarement la parole, malgré tout il arrive à désarçonner ses accusateurs. Peu à peu, les débats quoique fort confus, tournent à l'avantage du réformateur. Constatant la chose, le pape s'empresse de fuir, non sans ordonner que Jan Hus soit arrêté et jeté en prison pour « avoir nié l'autorité de l'Eglise ». Il fuit, en pleine nuit, car aux alentours, le peuple gronde. Au cachot, après des semaines d'interrogatoires incessants, Jan Hus ne faiblit pas et parle comme le feront plus tard les premiers protestants : «  Dieu et ma conscience sont mes seuls témoins, jamais je n'ai prêché ni enseigné les choses que les témoins invoquent contre moi ». Condamné comme hérétique à être brûlé vif, il s'écriera : « Seigneur Jésus-Christ, pardonne à tous mes ennemis  ». La censure passera au crible ses ultimes lettres, écrites de sa cellule, à ses amis de Prague.

 

 

 

 

 

Enfin, le bras séculier va pouvoir intervenir, puisque, selon le jugement, Jan Hus doit être « réduit à l'état laïc  ». Selon les rites prévus : le bourreau lui arrache publiquement les vêtements dont les 'pères' l'avaient revêtu pour cette parodie. Coiffé d'une mitre de carton sur laquelle sont peints des diables, il est emmené vers le bûcher au milieu d'une foule partagée entre colère et délire : on le lie au poteau, entouré de paille humide et de fagots, et le feu est mis au bûcher. Tandis que montent les flammes, Jan Hus aurait chanté : « Christ, Fils du Dieu vivant, aie pitié de moi ».

 

 

Enfin, comble de ce martyre, l'aide- bourreau réduit ses os brûlés en poussière que l'on va jeter dans les eaux du Rhin car selon le jugement : « De Jan Hus, il ne doit rien rester ». C'était le 6 juillet 1415. Son ami Jérôme de Prague, qui était venu le soutenir, s'exclamera : « On a pu le brûler, mais on ne brûle pas la vérité ». Las, il subira le même sort, le 30 mai 1416.

 

 

La révolution hussite, évènement de première grandeur dans l'histoire européenne, est en route, un peuple révolté va s'organiser militairement pour tenir tête 25 ans durant à toutes les armées européennes coalisées. La supériorité militaire et technique d'une armée de volontaires élisant leurs chefs, Jean Zsika puis Procope, dans le cadre d'une idéologie égalitariste voire communiste, est le précédent immédiat du protestantisme européen, l'exemple que tous les chefs protestants ont médité, la crainte que nourissent toutes les chancelleries et évêchés depuis ce temps.

 

 

 

 

Source :  http://fr.wikipedia.org/wiki/Jan_Hus

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comparez les paroles !

 

 

 

 

D’un hérétique (Jean Hus): « Cherche la vérité, écoute la vérité, apprends la vérité, aime la vérité, défends la vérité jusqu'à la mort, car la vérité te sauvera... »

 

 

 

 

D’un Saint Père (Jean Paul 2): «  Profond regret pour la mort cruelle infligée à Jan Hus et pour la blessure qui s'en suivit, source de conflits et de divisions, dans l'esprit et dans le coeur du peuple de Bohême ».

 

 

 

 

D’un chef d’Etat (Vaclav Havel) : « La vérité et l'amour doivent l'emporter sur le mensonge et la haine ».

 

 

 

 

Source : http://www.radio.cz/fr/article/80774

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Représentation des mœurs lors du Concile de  Constance en 1415.

 

 

 

 

Constance, l'entrée du port où trône la célèbre statue "L'Imperia".

 

 

Cette femme aux moeurs légères se nomme Imperia et porte en ses mains un Empereur et un pape au temps du concile de Constance...

 

 

 

 

 

 

 

               

 

 

 

 

Source : http://rialland.thomas.neuf.fr/page20.html

 

 

 

 

http://www.fg.vs.bw.schule.de/pa/mi-2001/ds/jeudi%2021.htm

 

 

 

 

 

 

Les puissances politiques et religieuses ont brûlé un chercheur de vérité, en le faisant passé pour un agent du diable !

 

 

Le vice s’érige en vertu et la vertu est montrée en vice !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En ce début de XXI° siècle, les mœurs de la société sont-ils différents que ceux des temps passés?

 

 

 

 

Peut être pas !!!

 

 

 

 

 Prenons par exemple : La Théologie de la Libération et le Vatican

 

 

 

 

    Oscar Romero     http://fr.wikipedia.org/wiki/Oscar_Romero

 

 

 

 

Oscar Romero, né en 1917 à Ciudad Barrios, était archevêque au Salvador, assassiné le 24 mars 1980.

 

 

Théologie de la libération

 

 

La théologie de la libération est un mouvement de pensée politique et religieux issu de l'Église Catholique né en Amérique

latine en 1972 et inspiré par le communisme pour certains (plutôt marxiste), mais qui trouve sa source dans les textes

prophétiques de la bible et la révélation évangélique (la victime innocente). Ce courant prône la libération des peuples et entend ainsi renouer avec la tradition chrétienne de solidarité.

 

 

Il est lié à l'apparition de militants politiques des pays du Tiers-monde dont l'action partage un fondement politique et religieux : politiquement, proche du socialisme, qui insuffle à la religion chrétienne une valeur intrinsèque de mission libératrice du peuple de leur point de vue.

 

 

Cette conception de la religion, dont le rôle est central dans beaucoup de pays du Tiers-monde ayant adopté les religions autrefois imposées par les pays colonisateurs, est à l'opposé des conceptions condamnant la religion comme instrument univoque d'oppression réf. nécessaire, lié notamment a l'idéologie communiste.

 

 

Desmond Tutu a été un militant actif de la théologie de la libération.

 

 

 

 

 

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9ologie_de_la_lib%C3%A9ration

 

 

 

Lors d'un voyage à Mexico en janvier 1979, le pape Jean-Paul II déclare que « cette conception du Christ comme une figure politique, un révolutionnaire (...) est incompatible avec les enseignements de l'Église ».

 

 

 

 

 

 

 

 

Depuis que l’Eglise  Chrétienne s’est alliée au pouvoir temporel (an 314),

 

 

il est malsain (pas saint du tout) d’être un chrétien authentique !

 

 

La recherche de la vérité est une voie bien périlleuse.

 

 

 

 

 

 

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