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21 janvier 2007 7 21 /01 /janvier /2007 15:30

Quelques idées pour communiquer dans le respect de soi et de l'autre

L’élan du cœur

  

 

Aux sources de la communication non violente

 

 « Ce que je cherche dans la vie, c’est la bienveillance, un échange avec autrui motivé par un élan du cœur réciproque » M. B. R.

 

 

  

La CNV : un mode d’expression et d’écoute qui nous conduit à la générosité.

 

 Apprendre à diriger son attention

 Nous percevons nos relations sous un jour nouveau lorsque nous utilisons la CNV pour entendre nos besoins profonds et ceux des autres.

Dirigeons le faisceau de notre conscience à l’endroit qui peut nous livrer ce que nous recherchons.

 

 

La  démarche de la CNV

1 observation : j’observe un comportement concret qui affecte mon bien être

2 sentiments : je réagis à ce comportement par un sentiment

3 besoins :     je cerne les désirs, besoins ou valeurs qui on éveillé ce sentiment

4 demandes : je demande à l’autre des actions concrètes qui contribuent à mon bien être

 

 

 

Les 2 phases de la CNV :

 1 exprimer notre sincérité en utilisant les 4 composantes (sincérité = ce qui m’anime, =/= ce que je pense de l’autre)

2 écouter avec empathie en utilisant les 4 composantes.

 

 La CNV suscite qualité d’écoute, respect et empathie, et faire naître un courant de générosité réciproque.

 

 

 

Quand la communication entrave la bienveillance :

« Ne vous posez pas en juge afin de n’être pas jugé ; car c’est de la façon dont vous jugez qu’on vous jugera » Matthieu 7.1

 

 

 

 Certaines façons de communiquer nous coupent de notre bienveillance naturelle.

Jugements moralisateurs :

Dans le monde des jugements, notre intérêt se porte sur qui est quoi.

Notre analyse d’autrui est en fait l’expression de nos propres besoins et sentiments

Cataloguer et juger autrui favorisent la violence

 

 Faire des comparaisons :

 Les comparaisons sont une forme de jugement (comparaison n’est pas raison).

  

Refus de responsabilité : Notre langage nous empêche de voir clairement notre responsabilité personnelle.

                                   Nous pouvons remplacer le langage impliquant une absence de choix par un langage qui reconnaît le choix. Nous sommes dangereux quand nous ne sommes pas conscients que nous sommes responsables de nos actes, de nos pensées et de nos sentiments.

 

 

 

Autres formes de communication aliénante :

 

 

 

Il n’est pas de notre pouvoir de faire quelque chose à quelqu’un.

Penser à « qui mérite quoi » bloque la communication emphatique.

La communication aliénante a des racines philosophiques et politiques très profondes.

L’une des formes de communication aliénante consiste à utiliser des jugements moralisants qui impliquent que ceux dont le comportement ne correspond pas à nos valeurs ont tort ou sont mauvais.

Une autre caractéristique de ce type de communication consiste à communiquer ses désirs sous formes d’exigences.

 

 

 

 

 

 

Observer sans évaluer :

 

 

« Observer ! Peu de choses sont plus importantes, plus religieuses que cela » F. Buechner

 

 

Lorsque nous amalgamons observations et évaluation, notre interlocuteur risque d’entendre une critique.

Selon J. Krishnamurti : observer sans évaluer est la plus haute forme de l’intelligence humaine.

 

 Exemple de communication où sont mêlées observation et évaluation :

 

 

 

1 Emploi du verbe être sans indiquer qu’il s’agit d’un jugement : tu es trop généreux

2 Emploi de verbes à connotation évaluative : Pierre traîne dans son travail

3 Propension à considérer notre évaluation des pensées, sentiments, intentions ou désirs d’autrui comme seule possible : Elle ne rendra pas son travail

4 Confusion entre prédiction et certitude : si tu prends pas des repas équilibrés, tu auras des problèmes de santé ;

5 Emploi de références trop vagues : les immigrés ne savent pas entretenir leur jardin

6  Emploi de mots exprimant l’aptitude ou l’inaptitude à agir, sans indiquer qu’in s’agit d’un jugement : Jacques est un mauvais footballeur

7 Emploi d’adverbes ou d’adjectifs sans indiquer qu’il s’agit jugement : Paul écrit très mal.

 

 

 

 

 

 

Identifier et exprimer les sentiments :

 

 

 

 

 

 

Le coût des sentiments non exprimés

 

 

Exprimer nos sentiments.

 

 

Exprimer notre vulnérabilité peut aider à résoudre des conflits.

 

 

 

Distinguer les sentiments des interprétations mentales :

 

 

 

Faire une distinction entre sentiments et pensées (le verbe sentir, est plutôt l’expression de nos pensées que de nos sentiments).

Faire une distinction entre ce que nous ressentons et ce que nous pensons être.

Je pense : je me sens vraiment nul à la guitare.

Sentiment : je suis déçu par mes talents de guitariste.

 

 

 

Faire une distinction entre ce que nous ressentons et notre interprétation des réactions ou comportements d’autrui à notre égard.

 

 

 

Développer un vocabulaire affectif :

 

 

 

Les mots je me sens bien ou mal sont trop vagues, ils empêchent à notre interlocuteur de voir précisément notre ressenti.

 

 

 

 

  

 

Prendre la responsabilité de ses sentiments

 

 

« Les gens sont troublés non par les choses, mais par l’image qu’ils s’en font ».

 

 

 Entendre un message négatif :

 Les actes d’autrui peuvent être le facteur déclanchant, mais jamais la cause de nos sentiments.

Quatre choix :

1° Se sentir fautif en y entendant un reproche et une critique

2° Rejeter la faute sur l’autre

3° Percevoir nos sentiments et nos besoins

4 Chercher à percevoir les sentiments et les besoins de l’autre ;

 

 Savoir relier notre sentiment à un besoin : «  je me sens … parce que j’aimerais … ».

Identifier les besoins qui découlent de nos sentiments.

 

 

 

Les besoins qui sont à l’origine de sentiments

 Les jugements portés sur autrui sont des expressions détournées de nos propres besoins inassouvis.

Si nous exprimons nos besoins, nous augmentons nos chances qu’ils soient satisfaits.

 

 Exprimer ses besoins ou les taire : Quel est le plus douloureux ?

 Si nous n’accordons pas de valeur à nos besoins, les autres ne leur en accorderons peut être pas davantage.

 

 De l’esclavage affectif à la libération affective

 

 

 Pour y parvenir : 3 phases

1° L’esclave affectif : nous nous croyons responsables des sentiments d’autrui.

2° la phase exécrable : nous éprouvons de la colère ; nous ne voulons plus endosser la responsabilité des sentiments d’autrui.

3° la libération affective : nous prenons la responsabilité de nos intentions et de nos actes.

 

  

 

 

 

 Demander ce qui contribuerait à notre bien être

Demander clairement des actes positifs et concrets :

 Formuler nos demandes en « langage d’action positif ».

Les demandes formulées dans un langage d’action clair, positif et concret révèlent ce que nous voulons vraiment.

Un langage imprécis sème la confusion.

La dépression est la récompense que nous obtenons pour notre conformité. (enfants, adultes « modèles » = déprime).

 

 

 

Formuler une demande consciemment

 Notre interlocuteur peut ne pas comprendre ce que nous voulons de lui lorsque nous exprimons uniquement nos sentiments.

 

 Nous sommes souvent pas conscients de notre demande.

Les demandes qui ne sont pas accompagnées des sentiments et des besoins de celui qui parle peuvent être entendues comme des exigences.

Plus nous sommes au clair avec ce que nous voulons en retour, plus nous avons de chances de l’obtenir.

 

 Demander un retour

 Pour nous assurer que le message que nous avons émis est bien celui qui a été reçu, demander à notre interlocuteur de nous le restituer.

Remercier votre interlocuteur lorsqu’il s’efforce de restituer votre message.

Manifester de l’empathie à l’interlocuteur qui ne veut pas restituer le message entendu.

 

 

 

Demander de la sincérité :

 

 

 Après avoir pris le risque d’exprimer nos sentiments et nos besoins, nous voulons souvent savoir :

a) ce que notre interlocuteur ressent

b) ce qu’il pense ; ou …

c) s’il est disposé à entreprendre une action spécifique.

 

 

 

Adresser une demande à un groupe

 

 

 Dans un groupe, on perd beaucoup de temps lorsque les intervenants ne sont pas sûrs de ce qu’ils attendent des autres.

 

  Demandes et exigences

 Lorsque notre interlocuteur entend une exigence, il ne voit que deux choix : la soumission ou la révolte ;

Notre interlocuteur exprime t’il une demande ou une exigence, On le voit à la façon dont il accueille une réponse négative.

C’est une exigence s’il porte alors une critique ou un jugement.

C’est une exigence s’il essaie de culpabiliser l’autre.

C’est une demande s’il manifeste de l’empathie pour les besoins de l’autre.

 

 

 

Définir l’objectif derrière notre demande

 

 

 

Notre objectif est d’établir une relation fondée sur la sincérité et l’empathie.

 

  

Recevoir avec empathie

  

Les 2 parties de la CNV : 1° s’exprimer avec sincérité. 2° accueillir avec empathie.

 

 

 

La présence : ne te contente pas d’agir, sois là

Empathie : vider l’esprit et écouter de tout son être.

Demander avant d’offrir conseils ou propos rassurants.

L’approche intellectuelle entrave l’empathie.

 

 Ecouter les sentiments et les besoins

 Quoi que disent les autres, n’entendre que :

a) ce qu’ils observent

b) leurs sentiments

c) leurs besoins

d) ce qu’ils demandent.

 

 Ecouter ce dont nos interlocuteurs ont besoin plutôt que ce qu’ils pensent de nous.

 

 Paraphraser :

 Reformuler ce que l’on a compris par une question.

Lorsque nous demandons des informations, commencer par exprimer les sentiments et les besoins qui nous motivent.

Paraphraser les messages qui comportent une forte charge émotionnelle.

Paraphraser seulement quand cela contribue à plus de bienveillance et de compréhension.

Derrière les messages intimidants, il y a simplement des individus qui nous prient de satisfaire leurs besoins.

Une message difficile devient une occasion de contribuer au bien être de quelqu’un.

Paraphraser fait gagner du temps. (questionner sur le besoin d’autrui, pas sur ce qu’il dit)

 

 

 Maintenir l’empathie

 En restant dans une attitude empathique, nous permettons à notre interlocuteur de plonger plus profondément en lui-même.

Nous savons que l’autre a reçu suffisamment d’empathie lorsque :

a) nous ressentons un relâchement de tension, ou

b) le flux de parole s’arrête.

 

 La douleur, obstacle à l’empathie

 

 

 

Nous avons besoin d’empathie pour en donner. Quand nous sommes sur la défensive, nous avons besoin de :

-          arrêter de respirer et faire un retour sur nous-mêmes

-          hurler en CNV, exprimer avec force ce que nous avons en nous.

-          se retirer, pour nous donner un temps de réflexion.

 

 

 

 

  

 

Le pouvoir de l’empathie

  

L’empathie qui guérir

 

 

 

L’empathie nous permet de « percevoir notre univers sous un jour nouveau et d’aller de l’avant ».

Ne te contente pas d’agir …

Il est plus difficile de manifester de l’empathie à ceux qui paraissent détenir plus de pouvoir que nous, avoir davantage de moyens ou un statut plus élevé.

 

 

 

L’empathie et la capacité d’être vulnérable

 

 

 Plus nous témoignons d’empathie à l’autre, plus nous nous sentons en sécurité.

Nous en disons beaucoup en cherchant à entendre les sentiments et les besoins d’autrui.

 

 

 

L’empathie pour désamorcer le danger

 

 

 Etre empathique plutôt que répliquer « mais » à une personne en colère.

Lorsque nous écoutons leurs sentiments et leurs besoins, nous ne voyons plus les individus comme des monstres.

Il peut être très difficile d’être empathique avec ceux qui nous sont le plus proches.

Répondre à un refus avec empathie nous évite de le prendre mal.

 

 L’empathie pour redonner vie à une conversation

 Pour redonner vie à une conversation, interrompre de façon empathique.

Les propos qui ennuient l’auditoire ennuient aussi l’orateur.

L’orateur préfère être interrompu plutôt que l’on fasse semblant de l’écouter.

 

 L’empathie pour le silence

 L’empathie pour le silence ; écouter les sentiments et les besoins de celui qui se tait.

Le secret de l’empathie réside dans notre capacité à être présent.

 

  

  

Exprimer pleinement la colère

Tuer est un acte trop superficiel.

 

 

 Différencier la cause et le facteur déclanchant

 

 

 Nous ne sommes jamais en colère à cause de ce que les autres disent ou font.

La confusion entre cause et facteur déclanchant entretient la culpabilité.

La cause de la colère réside dans la pensée. Dans des pensées de faute et de jugement.

 

 

 

Toute colère a une fonction vitale

 

 

 Lorsque nous jugeons autrui, nous contribuons à la violence.

Utiliser la colère pour alerter notre attention (besoin inassouvi chez soi).

La colère accapare notre énergie et la détourne vers des actions punitives.

 

 Facteur déclanchant et cause : la confusion peut être tragique

 Lorsque nous prenons conscience de nos besoins, la colère cède la place à des sentiments qui servent la vie.

La violence naît de la croyance que d’autres sont la cause de notre douleur et méritent par conséquent d’être punis.

Lorsque nous entendons un message difficile, souvenons-nous des 4 choix possibles :

1° nous sentir fautif

2° rejeter la faute sur l’autre

3° chercher à percevoir nos sentiments et nos besoins

4° chercher à percevoir les sentiments et les besoins de l’autre.

 

 Juger les autres débouche sur des prophéties qui se réalisent d’elles-mêmes.

 

  

Exprimer la colère en quatre temps

 Les étapes de l’expression de la colère :

1° s’arrêter de respirer

2 identifier les jugements qui occupent nos pensées

3° retrouver le contact avec nos besoins

4° exprimer nos sentiments et nos besoins inassouvis.

 

 Offrir d’abord de l’empathie

 Mieux nous entendons les autres et mieux ils nous entendront.

Rester conscients des pensées violentes qui nous viennent à l’esprit, sans les juger.

Lorsque nous entendons les sentiments et les besoins de l’autre, nous renouons avec l’humanité qui nous est commune.

Ce dont nous avons besoin, c’est que l’autre entende vraiment notre souffrance.

Les gens n’entendent pas notre douleur lorsqu’ils croient avoir été pris en faute.

 

 

 

Prendre son temps

 S’entraîner à traduire chaque jugement en besoin insatisfait.

Prendre notre temps.

 

 

  

 

 L’usage de la force dans un but de protection

 Lorsque le recours à la force est inévitable

Distinguer l’usage protecteur de l’usage répressif de la force.

 

 

 L’intention de la force

 Les deux usages de la force : protecteur et répressif

L’intention de l’usage protecteur de la force est seulement de protéger et non de punir, accuser ou condamner.

 

 

 

Exemples de force répressive

 La peur du châtiment corporel empêche l’enfant de percevoir la bienveillance inhérente aux exigences de ses parents.

Les étiquettes défavorables sont aussi des punitions, de même que la privation de certains privilèges.

 

 

 Les coûts de la punition

 Lorsque nous craignons d’être punis, nous ne pensons plus qu’aux conséquences au lieu de nous centrer sur nos propres valeurs.

La crainte de la punition compromet l’estime de soi et de la bonne volonté.

 

 

 Les limites de la punition révélées par 2 questions

 

 

 1° question : que voudrais je que cette personne fasse ?

2° question : quelle motivation voudrais je que cette personne ait pour le faire ?

 

 

 

L’usage préventif de la force à l’école

 Séparer les élèves qui veulent travailler des autres ; ouvrir une clase à « ne rien faire »  (occupations libres).

 

  

  

Se libérer et apporter un soutien à autrui

  

L’humanité a dormi, et dort encore, bercé par les joies étroites et confinantes de ses amours fermés. (T. de C.)

 

 

 S’affranchir des anciens conditionnements

 Nous pouvons nous affranchir du conditionnement culturel.

 

 Résoudre les conflits intérieurs

 Savoir entendre nos sentiments et besoins, et les accueillir avec empathie, peut nous libérer de la dépression.

  

Le langage brise rêves

 Reconnaître les choix cachés dans tout ce qu’on fait « parce qu’il le faut ».

 

  

Soigner notre environnement intérieur

 Nous centrer sur ce que nous voulons faire plutôt que sur ce qui s’est mal passé.

Désamorcer le stress en nous mettant à l’écoute de nos sentiments et de nos besoins.

Désamorcer le stress en dirigeant notre empathie vers autrui.

 

  

Remplacer le diagnostic par la CNV

 J’ai manifesté de l’empathie à mes clients au lieu de me livrer à des interprétations ; je me suis ouvert à eux plutôt que de poser des diagnostics à leur sujet.

 

  

  

Exprimer sa reconnaissance

 

L’intention du remerciement

 Les compliments sont souvent des jugements d’autrui, tout positif soient ils.

Manifester notre appréciation pour le plaisir et non pour manipuler.

 

 Les 3 composants d’un remerciement

 

 Dire « merci » en CNV : « voici ce que tu as fait ; voici ce que je ressens ; voici le besoin qui chez moi été satisfait ».

 

 Recevoir un remerciement

 Recevoir l’appréciation sans sentiment de supériorité ni fausse modestie.

 

  

La soif de reconnaissance

 Nous avons tendance à remarquer davantage ce qui ne va pas que ce qui va bien.

 

 Surmonter la réticence à dire sa reconnaissance

 Imagination souvent fausse et négative.

 

  

 

 

Le processus de la Communication Non Violente

 

 

 Exprimer sincèrement ce qui se passe en moi sans faire de critique ni de reproche.

Recevoir avec empathie ce qui se passe en l’autre sans entendre critique ni reproche

 

 Demander clairement ce qui pourrait contribuer à mon bien-être, sans y mettre d’exigence

Recevoir avec empathie ce qui pourrait contribuer à son bien-être sans entendre la moindre exigence.

 

  Extrait du livre « les mots sont des fenêtres »  M. B. Rosenberg

 

 

 

 

 

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Published by lovyves - dans philo-du-futur
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