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La philosophie, une école de la liberté 

« La philosophie doit toujours être une autocritique de notre culture. Lorsque la critique est dirigée vers l’extérieur, lorsqu’elle est utilisée pour opposer notre culture et notre ethos
à ceux des autres - quels que soient ces autres -, alors elle cesse d’être un instrument d’ouverture critique pour devenir un moyen de retranchement culturel et un étai pour toutes sortes d’autoritarisme et de fanatisme. »
(Chapitre II. La philosophie à l’âge du questionnement) 
 
« L’éducation philosophique est toujours une critique des cultures. Lorsqu’elle veut être au service de la liberté, elle ne se propose pas de remplacer des contenus éthiques, culturels ou politiques par d’autres de la même nature, mais forme à une critique serrée et radicale de tout corpus clos de croyances, de préceptes ou dedogmes. Lorsque l’éducation philosophique se réduit à un endoctrinement éthique,elle trahit alors sa fonction libératrice. C’est pourquoi l’enseignement de la philosophie reste le champ décisif d’une bataille entre savoir formel, avec la moralité libre et ouverte qui l’accompagne, et savoir dogmatique assorti de moralisme autoritaire. »
(Chapitre III. La philosophie dans le champ universitaire) 
Extrait du rapport de l’Unesco : La philosophie, une école de la liberté :
http://unesdoc.unesco.org/images/0015/001536/153601F.pdf
 
page 163, encadré 41 la philo en Algérie :
… Mais rapidement, un réel blocage s’effectua chez plusieurs enseignants, qui se refusèrent ou ne réussirent pas à rentrer dans la partie. Certains tentèrent en dépit des règles du jeu d’imposer un discours fort et musclé, empli de passion, d’autres quittèrent la salle, frustrés et en colères de voir leur parole dépossédée d’un statut d’autorité à priori. Plus tard, lors de discussions informelles dans d’autres lieux, si en dépit de leur surprise initiale face aux modalités de fonctionnement, plusieurs personnes exprimèrent leur intérêt pour ce genre de pratique. Une explication assez intéressante me fut offerte quant à l’opposition de principe que j’avais rencontrée. « Vous ne comprenez pas la situation et l’urgence qu’il y a ! » me fut-il dit. Urgence ! Le mot était lâché, le mot qui crée le drame, l’urgence qui ne laisse plus à la pensée le temps de s’exprimer, pas même celui de respirer. Il ne peut que s’imposer, brutalement, parce que les « circonstances » l’exigent. Certes dans un pays en crise, l’urgence existe. Mais si l’urgence était désormais d’abandonner l’urgence ? Car les urgences de toute nature, même si elles s’opposent, et parce qu’elles s’opposent, nourrissent et entretiennent allégrement le même brasier (…).

Extrait du rapport de l’Unesco : La philosophie, une école de la liberté, 
 
http://unesdoc.unesco.org/images/0015/001536/153601F.pdf


Arrêter le flot des mots pour entendre la parole (des autres et la sienne) !
Arrêter l'urgence!
Rien n'est plus insoutenable, inhumain, que de prendre conscience de mes paroles !
Apprendre à philosopher, c'est apprendre à écouter la parole, au risque de perdre l'illusion de mon image !
L'information à la télévision, du grand art, avec grand écart !


Le télescopage  des images et des mots !

voir :

http://www.dailymotion.com/video/x3khwj_liberte-dexpression-ditesvous_politics


Impartiaux les présentateurs de télé ?
peut être pas !
Mais très corrects, politiquement et socialement; comme toujours !

Sous De Gaulle, pour les anciens, nous avions le journaliste patenté Michel Droit ... Il était toujours droit dans ses bottes et excellent cireur de pompes !

Donc, les époques, les gouvernements passent, mais la télé reste ... bien carpette du politiquement et socialement corrects.

Tous les humains sont égaux ... Mais certains le sont plus que d'autres !!!


Conclusion : l'impartialité est très incorrecte!
Tous les grands philosophes des temps passés et prophètes religieux ne passeraient pas à notre télé d'aujourd'hui !
Aucun de ces monsieurs, dames ne seraient présentables, aujourd'hui, pour les présentateurs TV ... encensés par le public!


Au fait nous sommes en démocratie !!!
Vous y croyiez toujours !?


Les Religions et les sectes sont elles constitutionnelles ?

Allemagne

La Scientologie jugée «inconstitutionnelle» par le ministre de l'Intérieur

Source :
http://www.canoe.com/infos/international/archives/2007/12/20071209-140850.html

Inconstitutionnelle, c'est à dire non conforme à la démocratie, puisque en Allemagne et en occident en général, nous vivons avec des régimes démocrates.

Bien !

Mais, qu'en est il des religions (majoritaires) et des autres (minoritaires) ?

La religion Catholique est elle constitutionnelle ?
Le Vatican, qui est aussi un état, fonctionne t'il démocratiquement ?

Non, il me semble. D'un point de vue état - nation, ne serait il pas la dernière dictature de l'Europe !?
Et la religion musulmane avec ses "
fatwa" et autres menaces  contre la liberté d'expression, est ce vraiment constitutionnel ?

Les objectifs des religions monothéistes ont ils pour but le maintien de la démocratie?

Une croyance peut elle être constitutionnelle ?
Que la réponse soit oui ou non, le fait de juger, c'est de l'ingérence de l'état laïc dans la sphère privée.

Là où les religions sont puissantes, elles jugent les Etats (faibles). Là où les Etats (laïcs) sont puissants, ils jugent les religions faibles (sectes).

Monsieur De La Fontaine vous êtes toujours d'actualité avec "Les animaux malades de la peste" :
"Selon que soyez puissants ou misérables les jugements de Cour
vous rendront blanc ou noir."

La liberté ne serait elle pas plus garantie par les Etats laïcs que par les religions?
La peste serait elle à nos portes !?
Ne serait il pas urgent de se réveiller, avant qu'il ne soit trop tard !!!

  Sommes-nous déjà à moitié cuits ?

(ou l'inconscience du changement)

 

Imaginez une marmite remplie d’eau froide, dans laquelle nage tranquillement une grenouille. Le feu est allumé sous la marmite. L’eau se chauffe doucement. Elle est bientôt tiède. La grenouille trouve cela plutôt agréable et continue de nager. La température commence à grimper. L’eau est chaude. C’est un peu plus que n’apprécie la grenouille ; ça la fatigue un peu, mais elle ne s’affole pas pour autant. L’eau est maintenant vraiment chaude. La grenouille commence à trouver cela désagréable, mais elle est aussi affaiblie, alors elle supporte et ne fait rien. La température de l’eau va ainsi monter jusqu’au moment où la grenouille va tout simplement finir par cuire et mourir, sans jamais s’être extraite de la marmite.

Plongée dans une marmite à 50°, la grenouille donnerait immédiatement un coup de pattes salutaire et se retrouverait dehors.


Cette expérience (que je ne recommande pas) est riche d’enseignements. Elle montre que lorsqu’un changement négatif s’effectue de manière suffisamment lente, il échappe à la conscience et ne suscite la plupart du temps pas de réaction, pas d’opposition, pas de révolte.


C’est exactement ce qui se produit dans la société où nous vivons. D’année en année, on observe une constante dégradation des valeurs, laquelle s’effectue cependant assez lentement pour que personne - ou presque - ne s’en offusque. Pourtant, comme la grenouille que l’on plonge brusquement dans de l’eau à 50°, il suffirait de prendre le Français moyen du début des années 80 et, par exemple, de lui faire regarder la TV d’aujourd’hui ou lire les journaux actuels pour observer de sa part une réaction certaine de stupéfaction et d’incrédulité. Il peinerait à croire que l’on puisse un jour écrire des articles aussi médiocres dans le fond et irrespectueux dans la forme que ceux que nous trouvons normal de lire aujourd’hui, ou que puissent passer à l’écran le genre d’émissions débiles qu’on nous propose quotidiennement. L’augmentation de la vulgarité et de la grossièreté, l’évanouissement des repères et de la moralité, la relativisation de l’éthique, se sont effectués de telle façon - au ralenti - que bien peu l’ont remarqué ou dénoncé.

De même, si nous pouvions être subitement plongés en l’an 2022 et y observer ce que le monde sera devenu d’ici là, s’il continue de dévaler la pente sur laquelle il se trouve, nous en serions sans doute encore plus interloqués, tant il semble que le phénomène s’accélère (accélération rendue possible par la vitesse à laquelle nous sommes bombardés d’informations nouvelles et en oublions le reste). Notons d’ailleurs que les films futuristes s’accordent pour ainsi dire tous à nous présenter un futur certes " hyper-technologique " mais surtout des plus lugubres.

Chaque fois qu’un changement est trop faible, trop lent, il faut soit une conscience très aiguisée soit une bonne mémoire pour s’en rendre compte. Il semble que l’une et l’autre soient aujourd’hui chose rare.

Sans conscience, nous devenons moins qu’humain.

Sans mémoire, nous pourrions passer chaque jour de la clarté à la nuit (et inversement) sans nous en rendre compte, car les changements d’intensité lumineuse sont trop lents pour être perçus par la pupille humaine. C’est la mémoire qui nous fait prendre conscience a posteriori de l’alternance du jour et de la nuit.

Gavée par trop d’informations inutiles, la mémoire s’émousse.

Abrutie par un excès de stimulations sensorielles, la conscience s’endort.

Et notre civilisation s’enfonce ainsi dans l’obscurité spirituelle, avec le délitement social, la dégradation environnementale, la dérive faustienne de la génétique et des biotechnologies, et l’abrutissement de masse - entre autres symptomes - par lesquels elle se traduit.


Le principe de la grenouille dans la marmite d’eau est un piège dont on ne se méfie jamais trop si l’on a pour idéal la recherche de la qualité, de l’amélioration, du perfectionnement, si l’on refuse la médiocrité, le statu quo, le laisser-faire.

Incidemment, ce principe fonctionne aussi au positif et même en cela il peut nous jouer des tours. Les efforts que l’on fait quotidiennement provoquent eux aussi des changements - positifs, cette fois - mais parfois trop faibles pour être immédiatement perçus ; ces améliorations sont pourtant bien là, et à ne pas les observer, certains se laissent décourager à tort.


Comment, alors, ne pas succomber au piège du principe de la grenouille dans la marmite d’eau, individuellement ou collectivement ?


En ne cessant d’accroître sa conscience, d’une part, et en conservant un souvenir intact de l’idéal et des buts que l’on s’est fixés.


L’entraînement et le développement de la conscience sont l’un des points communs de toutes les pratiques spirituelles : conscience de soi, conscience du corps, conscience du langage, conscience de ses pensées, conscience de ses émotions, conscience d’autrui, etc. Au-delà de tout dogme, de toute doctrine, de toute idéologie, l’élargissement et l’accroissement de la conscience devraient donc être considérés - bien plus que le développement des seules facultés intellectuelles - comme un comportement fondateur de notre statut d’humain et comme un moteur indispensable à notre évolution.

Olivier Clerc

Source :
  http://www.olivierclerc.com/dossiers/dossiers.php?id_dossier=20

Une atteinte au respect d'un individu, aux droits de l'Homme, si minime soit elle, est inadmissible !
Sinon demain la permissivité sera plus grande et après demain le pire sera là !
Si je ne pas en état vigilence maximale avec ma conscience, alors je me fais agent vers la  deshumanisation de la société.

 
Comment faire, que doit je faire pour ne pas être un idiot utile ?
 
Selon la phrase célèbre attribuée à Lénine : « les idiots utiles ».
 
 
 
Comment rester « sec » tout en étant plongé dans un bain socialo politico-religieux, quelque soit les tendances (le conformisme, l’anti-conformisme ; de droite ou de gauche ; religieuse ou athée) ?
 
Comment ne pas être de plein gré à mon insu ?
 
Comment être dans la société, sans être la société … du spectacle, voir sur le site : http://philo-du-futur.over-blog.com/article-5359802.html ?
 
Résumé : avons-nous la possibilité d’être ?
 
Il y a, sans doute, des conditions :
1° rechercher le niveau culturel le plus élevé qu’il m’est possible d’avoir.
2° cultiver mon intelligence (faire des liens entre tous mes savoirs culturels).
3 ° Se détacher de ma culture (inculquée par la famille et la société environnante).
4° être honnête, ce qui veut dire que le surprenant, l’impensable ont autant de valeur que l’évidence.
 
Après ceci, quelles sont mes valeurs ?
 
Mes valeurs sont elles conditionnées par les émotions, par la raison ou par la conscience ?
 
Voir le test du train :
Emotionnel, rationnel, conscience, amour
 
 
1° situation :
Un train roule sur 1 voie principale où se trouvent bloquées 5 personnes.
Entre le train et les 5 personnes, il y a une 2° voie sur laquelle 1 personne est bloquée.
Vous avez la possibilité de dévier le train sur la 2° voie.
Que faites vous ? (rayez ce que vous ne faites pas)
1° rien, le train va écraser les 5 personnes.                               
2° actionner la déviation, le train va écraser 1 personne.
 
 
2° situation :
Un train roule sur 1 voie où se trouvent bloquées 5 personnes.
Vous êtes sur un pont, entre le train et les 5 personnes, avec une personne corpulente,
Si vous jetez la personne corpulente sur la voie,
Le train va tuer la personne et s’arrêter.
Que faites vous ? (rayez ce que vous ne faites pas)
1° rien, les 5 personnes seront écrasées.                      
2° jeter la personne corpulente.
 
 
1° situation : Pourquoi avez-vous :
- rien fait   :
          
- actionner la déviation  :
 
 
2° situation : Pourquoi avez-vous :
- rien fait :
 
- jeter la personne   :
 
                                   ------------------------------------------------------------
 
Si j’ai actionné la déviation : je suis dirigé par le rationnel.
Si j’ai jeter la personne : je suis dirigé par le rationnel.
 
Si je n’ai pas jeter la personne parce cela m’est répugnant : je suis dirigé par mes émotions.
 
Si je ne fais rien, dans les 2 cas, si je m’en « lave les mains » pour ne pas prendre de responsabilité, par fatalisme, je me mets en condition d’objet et non de sujet (négation de l’être pensant et agissant).
 
Mais, Si dans les 2 cas je n’ai rien fait, parce que, consciemment, je ne prends pas l’initiative de tuer une personne, d’une manière ou d’une autre et quelques soit les motifs.
Alors il est possible que je ne sois pas un « idiot utile », mais un « intelligent utile » … à moi et à l’humanité.
 
Car si je peux tuer une personne je peux tuer l’humanité (question de circonstance).
Rien ne peux justifier la mort d’un être humain, même si la survie de l’humanité en dépend.
 
Quelque qu’en soit la raison, si je tue une personne, je ne suis plus innocent ; le crime s’inscrit alors dans mon être et il y aura des myriades de raisons (rationnelles ou/et émotionnelles) pour recommencer !
 
Mes émotions sont conditionnées par mes valeurs.
La raison est le conditionnement de la société.
Mes valeurs sont mon choix de conditionnement, je suis contraint à vivre avec, mais je peux, à tous moments, changer de valeurs.
La question est : 
suis-je un « idiot utile » à mes valeurs (être au service de valeurs acquises)
ou mes valeurs sont elles « intelligemment utiles » à mon être (moi et humanité toute entière) ?
 

Texte libre

L'amour 
et la non violence 
seules solutions 
pour l'avenir 
de l'humanité.





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