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JE SUIS ... DONC JE PENSE !

 SEUL L'IMPENSABLE MERITE MON ATTENTION.   
  

 Etre humain, c'est penser sans mythe.

 Le monde de demain sera la pensée d'aujoud'hui
  

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L'art de Philosopher à l’école


L'art de Socrate enseigné à l'école :
Apprendre à écouter, à comprendre l'autre.
Et apprendre à penser consciemment (critique de sa propre pensée).

 
Pour les enseignants , élèves enseignants (IUFM) 
et personnes intéressées par la pratique de la philosophie avec les enfants :
Et aussi, très riche d'enseignements pour les adultes. 

Vidéo d'un cours d'Oscar Brenifier à une IUFM.
- Conférence à L'IUFM: Philosopher à l'école primaire :

 
Source : http://www.brenifier.com/


extraits (résumés ) de la 3° partie et de la fin (5°partie) de la vidéo :
 
Les enjeux, les 2 axes de l’enseignement philosophique :
1)       les aptitudes
2)       les compétences
 
 
les compétences philo: 3 compétences fondamentales (proche de : thèse, antithèse, synthèse).
 
1) identifier, approfondir, argumenter (pas rhétorique (convaincre), mais pour approfondir).
Ex : est ce que je dois obéir en classe les 2 élèves disent oui.
l’un dit parce que je ne veux pas être puni
L’autre dit parce que je veux apprendre.
Du point de vue discipline, c’est la même chose.
Du point de vue pédagogique, ça n’a rien à voir.
Donner de la valeur à quelque chose (l’argument) : pourquoi ? ?
Chercher le oui ou non (choquant) il permet de se positionner.
Que serait un argument où il n’y a pas de position ? Pas de sens ; le oui ou non engagent.
Quand je vous demande de dire oui ou non, je ne vous ai jamais demandé ni la vérité, d’être sincère ou si vous le pensez vraiment, vous pouvez penser le contraire.
Cela m’est complètement égal, mais je vous demanderai : pourquoi vous dites oui ou non ? (justifier la thèse).
Essayons d’aller voir la thèse, aller voir pourquoi cela ne me plait pas, voir un nouvel éclairage.
Autre, c’est l’analyse :
exemple : c’est : l’analyser la parole (identifier ce qu’elle dit), approfondir.
Il y a la synthèse : synthétiser ce qui c’est dit, voir l’intention, contraire de développer (expliquer, donner des exemples), attention aux intuitions sans concepts (qualifier, juger). Et concepts sans exemples.
Chercher les présupposés : que je dit.. (que je serai là demain) : Je serai encore vivant. A toute question il y a des présupposés.
 
 
2) Conceptualiser : produire un terme (réduire pour arriver à la quintessence).
Critique de Socrate : tu me forces à dire ce que je ne veux pas dire (sorte de prise de pouvoir), tu me déchiquettes mon discours, 2° prise de pouvoir terrible (de quel droit tu me déchiquettes mon discours).
Socrate : Je ne veux pas de ton discours, je veux une phrase !
Mais (re-critique) si tu me forces à dire ce que je ne veux pas dire et si tu ne veux pas de mon discours, c’est que tes intentions sont mauvaises (le vrai est condamné à boire la ciguë) !!!.
Conceptualiser, élaguer ; c’est très dur, il faut faire taire le discours intérieur.
 
3) Problématiser : sur le plan philo, tout est problématisable (trouver une imperfection, une objection), même la philo elle-même (Diogène ne passerait pas l’agrégation, pourtant il est philosophe), ex. :la pomme (est ce toujours de la pomme ?).
Problème sur le beau (peinture où le cheval ne ressemble pas à un cheval), le bannir ou pas le bannir (2000 ans d’histoire de la peinture).
Toute question a au moins 2 réponses (identifier le problème).
 
Les 3 phases : Approfondir, conceptualiser, problématiser.
Avez vous des questions, remarques : non ; voilà, le discours (professoral) sature l’espace ; avant, au début, pendant l’atelier, il y avait des questions ; voilà pourquoi je préfère l’atelier.
Attente et actif : Attente = donner (un cours).
Je suis là, une catastrophe pédagogique, parce que l’élève ne peux pas le faire par lui-même.
Que préférez-vous : que l’élève le fasse par lui-même ou que vous lui disiez ? le 1° !!!
 
Rebondir, dans un débat, oui ; en philo à éviter. Avant de parler, dire pourquoi on va parler (le but).
Spinoza : la pensée est une mise en forme.
 
 
2 écueils : 
a) je sais, voilà les réponses
b) chacun raconte ce qu’il a envi de raconter.
Pourquoi pas, mais ce n’est pas de la philo (s’exprimer ne suffit pas).
 
 
Aptitudes :
 
1)       Etonnement, celui qui s’étonne pas, il ne pense pas ; susciter l’étonnement ; pensées différentes
2)       L’ignorance : si je sais pas, alors il faut aller voir, oser .
3)       l’authenticité, le dire, dire ce que je pense ; attention aux mots qui cache la pensée (expliquer).
4)       Accepter de se confronter à l’autre, mais avec sympathie, respect de l’autre (Nanterre : insultes : mais pourquoi tu m’insultes ?, examiner les arguments, voir la preuve (tu m’intéresses), arrêter l’urgence (des mots), ne pas parler en même temps (respect, différent de morale). Jouer avec les problèmes qui apparaissent.
5)       Celui qui parle, est sujet, c’est lui qui pense.
 
Aller jusqu’au bout de sa pensée (oser, se surprendre à trouver une réponse) : oser poser un jugement.
 
La pensée théorique et la pensée pratique.
La pensée théorique amène à un jugement et la pensée pratique une action. Interdire de poser le jugement empêche d’aller un bout de sa pensée.
Donner une réponse rapidement, même, surtout si c’est une mauvaise réponse et voir cette réponse, l’analyser. Ne pas réfléchir avant, pour donner la, soi disante, bonne réponse ; mais valoriser le (joli) problème réellement, et trouver pourquoi cela n’a pas sens, et, surtout, pour trouver l’origine de la réponse (bonne ou mauvaise), ça, c’est très intéressant.
 
Question : risque de problèmes: et si des élèves se sentent malaise avec cette méthode philo ?
Réponse : dans l’exercice ici , est ce que ceci à poser des problèmes à certains :oui !
Et alors Problème ? :Non !
!!!
Philosopher : c’est inquiéter (Leibniz) ; attention il faut savoir inquiéter ; paniquer, c’est pas inquiéter.
 
 
Oui, il y a un risque : c’est le risque de penser, un penser libre du savoir !

Le Passé: je n'y suis plus . Il n'est plus visible.
Le Futur : je n'y suis pas encore. Il est prévisible.
Le présent : je suis. 
                   Je suis conscient, donc l'imprévisible est l'éveilleur des sens.


La sagesse c’est d’être capable de gérer l’imprévisible, cela nous permet de garder notre sérénité quoiqu’il arrive dans notre vie. Gérer le prévisible n’importe qui peut le faire, même un robot. Il est justement programmé pour répondre à des donnés et actions prévues. Gérer l’imprévisible c’est prévoir avec tous ses sens en éveil, faire en sorte d’interférer son propre prévisible dans le prévisible des autres, tout en gérant l’imprévisible qu’ils mettent dans mon prévisible. La vie est une succession d’imprévisibles qui interfèrent dans les choses prévues. Et c’est justement cet imprévisible, selon notre réaction, qui nous permet de tester notre intelligence et notre conscience.

Notre vie n'est qu'une succession d'instants, pas d’instants séparés qui s’additionneraient sans lien entre eux, au contraire, notre vie est un flot dont tous les instants qui se succèdent sont étroitement reliés les uns aux autres par une dynamique qu'on choisit positive ou négative. Et si notre dynamique est essentiellement positive, c’est que nous avons une conscience élevée capable de gérer les émotions qui jalonnent notre chemin. Car les émotions négatives sont les plus grandes ennemies de la conscience… Conscience et émotions négatives ne vont pas de pair. Etre positif est un véritable choix, rappelez-vous le toujours si dans la même journée, vous recevez une série de mauvaises nouvelles. Vous pouvez vous lamenter, pleurer, vous révolter ou vous pouvez dire : «j'ai choisi d'être heureux quoiqu'il arrive, que puis-je entreprendre pour changer les choses ». Cela ne signifie pas que vous ne devez avoir aucune émotion, bien au contraire, les émotions sont le piment de notre vie, mais nous ne pouvons être efficaces si elles nous emportent et nous maintiennent en otages. Et faites toujours la différence entre les choses qu'on peut changer et les choses qu'on ne peut pas changer. Ayez la conscience de faire la différence entre les deux.

Source :http://www.raelsearch.com/fr

Un Nouveau Livre sur le pourquoi du comportement humain.
Et pourquoi l'on choisit souvent le "mal" émotionnellement et rationnellement.

Des explications simples presque évidentes, même si nous avons du mal à les voir ou à les accepter.
Et des solutions limpides, mais peut être difficiles à mettre à l'oeuvre à cause du poids des pressions sociales de toutes sortes et de sa propre inertie à changer de comportements (souvent masochistes).

Le cerveau du bien et du mal



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          7 bogues du cerveau humain 

      et 7 raisons de développer une conscience nouvelle.







PREMIER BOGUE : Percevoir le mal avant le bien.
Les fait scientifiques
Pourquoi développer une conscience nouvelle
S'entraîner au positif et s'ouvrir à la différence

DEUXIÈME BOGUE: Mentir pour mieux haïr.
Les faits scientifiques
Pourquoi développer une conscience nouvelle
Aimer ce qui est différent de nous

TROISIÈME BOGUE: Voir le monde comme la majorité.
Les faits scientifiques
Pourquoi développer une conscience nouvelle
Poser un regard neuf sur le réalité afin d'échapper au conformisme inconscient

QUATRIÈME BOGUE: La prédominance des déséquilibres mentaux.
Les faits scientifiques
La dépendance
La violence
Pourquoi développer une conscience nouvelle

CINQUIÈME BOGUE: Automatiser ses pensées, s'y accrocher et cesser de réfléchir.
Les faits scientifiques
Pourquoi développer une conscience nouvelle
Ouvrir nos horizons sur la diversité plus que sur la similiraté

SIXIÈME BOGUE: Prendre des décisions sous le coup des émotions.
Les faits scientifiques
Pourquoi développer une conscience nouvelle
Transformer "l'homo emotionalis" en "homo sapiens"

SEPTIÈME BOGUE: Se couper de la compassion quand des intérêts égoïstes sont en cause.
Les faits scientifiques
Pourquoi développer une conscience nouvelle
Éclairer nos actes avec un système de valeurs totalement nouveau

CONCLUSION: La conscience et l'illusion de la conscience

Voir : http://www.dan-freeman.blogspot.com/

        http://www4.fnac.com/Shelf/article.aspx?PRID=2033178



La France, pays des commémorations ... et oublis sélectifs !


Voir : http://www.youtube.com/watch?v=2RQHsn2ilfA

Et puis :
 " En France, on laisse en repos ceux qui mettent le feu et on persécute ceux qui sonnent le tocsin. ". Chamfort 

Un exemple :L'affaire Gabriel Aranda
http://www.radiofrance.fr/franceinter/em/rendezvousavecx/

ou comment l'état français se comporte en Afrique : le Biafra ... et autres !
http://www.pressafrique.com/m233.html#propagande


Mais "on" est le pays des Droits de l'Homme !
Cependant, Diogène aurait, encore aujourd'hui, certainement, besoin de sa lenterne en plein jour pour trouver (cet) Homme !
Tout le monde en parle !
Faire l'Amour, c'est bon!
Mais Etre Amour, c'est encore beaucoup... plus fort !
 
"L’amour, c’est un mot qu’on peut utiliser de bien des façons. 
On dit « faire l’amour». Le mot n’est pas juste car on ne fait pas l’amour… on joue ! 
Avec nos mains, nos corps, nos sexes, on se donne du plaisir. 
Ce n’est pas de l’amour, c’est du jeu. 
Par contre, on peut « être l’amour» en prenant conscience des liens qu’on a avec les autres, au lieu de rester figé sur soi même. 
On peut donner de l’amour à ceux qui sont proches de nous. 
Mais ce qui est encore plus important, c’est d’en donner à ceux qui sont loin de nous. 
En sachant que pour aimer son prochain et son lointain, il faut d’abord s’aimer soi-même, énormément s’aimer, se comprendre, se connaître, avoir de la compassion pour soi afin de pouvoir donner aux autres, l’amour qu’on prétend avoir. 
Comment donner de l’amour aux autres, si on n’en pas pour soi. 
On ne peut donner ce qu’on ne possède pas." 
                                                                                                                Raël
Source :http://www.raelsearch.com/fr

Pensez vous qu'il soit possible de vous manipuler (négativement) ?


Non !
Je suppose.

Mais en êtes vous bien sûr ?

regardez cet interview:

http://www.dailymotion.com/video/18639


Et maintenant !?

Les citoyens sont très rarement "le pot de fer" contre "le pot de terre" des pouvoirs (politique et religieux) !
Les pouvoirs ont toujours usé, abusé, de l'invention d'un ennemi extérieur ou intérieur pour justifier leurs besoins de contrôle de la population.
La secte n'est peut être là où l'on pense généralement !


Secte: Evaluation de la dangerosité
Les parlementaires français s'étaient aidés des 10 critères suivants (utilisés par les Renseignements Généraux):

  1. La déstabilisation mentale
  2. Le caractère exhorbitant des exigences financières
  3. La rupture induite avec l'environnement d'origine
  4. Les atteintes à l'intégrité physique
  5. L'embrigadement des enfants
  6. Le discours plus ou moins anti-social
  7. Les troubles à l'ordre public
  8. L'importance des démêlés judiciaires
  9. L'éventuel détournement des circuits économiques traditionnels
  10. Les tentatives d'infiltration des pouvoirs publics

Comparons avec les religions :

  1. La déstabilisation mentale  : monothéisme, polythéisme ou croyance en l'oignion du jardin quelle différence? Tout est déstabilisant ou pas, c'est une affaire individuelle.
  2. Le caractère exhorbitant des exigences financières : la dime (le dizième des revenus) peut être aussi exhorbitant, les "exigences" sont généralement des consentements, sinon c'est du racket.
  3. La rupture induite avec l'environnement d'origine : rares sont les religions qui prônent que "les autres" sont aussi "bons" que nous.
  4. Les atteintes à l'intégrité physique : la flagellation est courante pour beaucoup d'adeptes de l'Islam et chez certains chrétiens (pour se purifier des péchés).
  5. L'embrigadement des enfants : l'on nait musulman et les enfants sont baptisés chez les chrétiens.
  6. Le discours plus ou moins anti-social : l'avortement, le préservatif sont contraires à la morale chrétienne.
  7. Les troubles à l'ordre public : toute manifestation peut être considérée comme trouble à l'ordre public (expression très subjective).
  8. L'importance des démêlés judiciaires : les religions ont beaucoup de démélés judiciaires là où elles s'opposent au pouvoir politique (une démêlé judiciaire n'est pas une condamnation judiciaire).
  9. L'éventuel détournement des circuits économiques traditionnels : les religions sont dans le circuit économique traditionnel; mais le mot "éventuel" signifie : peut être, supposition; donc il amène à un procès d'intention !!!
  10. Les tentatives d'infiltration des pouvoirs publics : beaucoup de politiciens et de fonctionnaires sont chrétiens ou musulmans. L'infiltration est tellement grande que l'on ne la voit plus !!!

Les critères nets de différence entre une secte et une religion seraient :

- la secte est généralement considérée comme la religion de l'autre (critère populaire).

- les religions (relier) rassemblent les sectes séparent. Donc la chrétienté était une religion de sa fondation à l'an 390 (regardez comme ils s'aiment et leurs semblables, disaient les romains non fanatisés par les pouvoirs politiques), date où elle est devenue obligatoire. 
A partir de cette date, elle a séparé les humains entre les bons "chrétiens" et les vilains "païens". De ce fait, la chrétienté est, depuis cette date (390), une secte...dominante.
Mahomet et l'Islam étaient ressembleurs pendant les dix premières années, puis ensuite ils ont fait la guerre aux "infidèles". Donc l'Islam n'a été une religion que pendant 10 ans !!!

- Le nombre d'adeptes n'est pas un critère valable pour déterminer une secte ou une religion.

- Les critères déterminants seraient plutôt : la religiosité, l'ouverture à tous; plus que la tolérance, l'amour des différences; la paix universelle, favoriser les arts et les sciences, proner les valeurs féminines.

Avec de tels critères, il n'y a que quelques rares religions de par le monde et beaucoup de sectes; parmi celles-ci, certaines sont très respectées non pas pour les valeurs humaines qu'elles prônent, mais à cause de leurs pouvoirs d'influence et de nuisanse.

 

 

 

 

 

 

 

 

  1.  
 
La philosophie, une école de la liberté 

« La philosophie doit toujours être une autocritique de notre culture. Lorsque la critique est dirigée vers l’extérieur, lorsqu’elle est utilisée pour opposer notre culture et notre ethos
à ceux des autres - quels que soient ces autres -, alors elle cesse d’être un instrument d’ouverture critique pour devenir un moyen de retranchement culturel et un étai pour toutes sortes d’autoritarisme et de fanatisme. »
(Chapitre II. La philosophie à l’âge du questionnement) 
 
« L’éducation philosophique est toujours une critique des cultures. Lorsqu’elle veut être au service de la liberté, elle ne se propose pas de remplacer des contenus éthiques, culturels ou politiques par d’autres de la même nature, mais forme à une critique serrée et radicale de tout corpus clos de croyances, de préceptes ou dedogmes. Lorsque l’éducation philosophique se réduit à un endoctrinement éthique,elle trahit alors sa fonction libératrice. C’est pourquoi l’enseignement de la philosophie reste le champ décisif d’une bataille entre savoir formel, avec la moralité libre et ouverte qui l’accompagne, et savoir dogmatique assorti de moralisme autoritaire. »
(Chapitre III. La philosophie dans le champ universitaire) 
Extrait du rapport de l’Unesco : La philosophie, une école de la liberté :
http://unesdoc.unesco.org/images/0015/001536/153601F.pdf
 
page 163, encadré 41 la philo en Algérie :
… Mais rapidement, un réel blocage s’effectua chez plusieurs enseignants, qui se refusèrent ou ne réussirent pas à rentrer dans la partie. Certains tentèrent en dépit des règles du jeu d’imposer un discours fort et musclé, empli de passion, d’autres quittèrent la salle, frustrés et en colères de voir leur parole dépossédée d’un statut d’autorité à priori. Plus tard, lors de discussions informelles dans d’autres lieux, si en dépit de leur surprise initiale face aux modalités de fonctionnement, plusieurs personnes exprimèrent leur intérêt pour ce genre de pratique. Une explication assez intéressante me fut offerte quant à l’opposition de principe que j’avais rencontrée. « Vous ne comprenez pas la situation et l’urgence qu’il y a ! » me fut-il dit. Urgence ! Le mot était lâché, le mot qui crée le drame, l’urgence qui ne laisse plus à la pensée le temps de s’exprimer, pas même celui de respirer. Il ne peut que s’imposer, brutalement, parce que les « circonstances » l’exigent. Certes dans un pays en crise, l’urgence existe. Mais si l’urgence était désormais d’abandonner l’urgence ? Car les urgences de toute nature, même si elles s’opposent, et parce qu’elles s’opposent, nourrissent et entretiennent allégrement le même brasier (…).

Extrait du rapport de l’Unesco : La philosophie, une école de la liberté, 
 
http://unesdoc.unesco.org/images/0015/001536/153601F.pdf


Arrêter le flot des mots pour entendre la parole (des autres et la sienne) !
Arrêter l'urgence!
Rien n'est plus insoutenable, inhumain, que de prendre conscience de mes paroles !
Apprendre à philosopher, c'est apprendre à écouter la parole, au risque de perdre l'illusion de mon image !

Texte libre

L'amour 
et la non violence 
seules solutions 
pour l'avenir 
de l'humanité.





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